Le Mouvement de la Ruralité, par ses cadres départementaux Alain Merly et Alexandre Vergnes, sera présent jeudi 28 octobre à 14h devant le tribunal d‘Agen en soutien aux agriculteurs Serge Bousquet Cassagne, Patrick Franken et à travers eux, au monde agricole lot-et-garonnais dans l’affaire du lac de Caussade à Pinel-Hauterive.

Jamais le monde paysan n’a autant subi de pressions et d’interdictions imposées par la nouvelle religion verte. Des décisions sectaires qui vont à l’inverse d’une gestion intelligente de la nature, servant seulement d’alibis aux idéologues de l’écologie punitive reniant l’homme au milieu de la nature.

Or, pour cette retenue d’irrigation du lac de Caussade, il s’agit simplement de gérer l’abondance d’eau en bon gestionnaire de ce bien commun. Stocker l’excès d’eau, c’est limiter les méfaits des inondations à répétitions et garder une partie du trop-plein d’eau qui repartirait à l’océan.

En rajoutant une politique de re-végétalisation de nos espaces ruraux, en stockant l’excédent d’eau, on aura toutes les conditions réunies pour lutter efficacement contre le dérèglement climatique et les sécheresses.

Le Mouvement de la ruralité plaide pour une relaxe des deux agriculteurs, car ils n’ont fait que servir la cause juste du monde agricole dans un projet validé par toute la représentation institutionnelle et politique locale avant que le dogmatisme et le jacobinisme vert ne viennent mettre leur grain de sable…

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Le Mouvement de la ruralité déplore l’inaction de certains maires en matière de chasse traditionnelle. Les chasseurs d’alouettes aux pentes n’ont pas à être les victimes des considérations partisanes ou de laxisme de certains élus.

Comment est-il possible qu'après un courrier explicite, adressé en temps et en heure par la Fédération des chasseurs à tous les maires girondins, les invitants à anticiper la signature des fiches d’autorisation de la chasse des alouettes aux pentes aux détenteurs de droit sur leur commune, les maires de certaines communes n'aient pas fait leur travail en ne signant pas les documents, ni le vendredi, ni le samedi et ni lundi matin.... Voilà comment on traite la situation chasse dans certaines communes !

 

Lettre du Président FDC 33

L’arrêté a bien été signé le 12 octobre - cf. Journal officiel de la République française - N° 241 du 15 octobre 2021 (oxi90.com) - et publié au journal officiel le vendredi 15 octobre avec de plus une large couverture médiatique nationale et régionale.

Le Mouvement de la Ruralité ne manquera pas t’interpeller les élus récalcitrants ou négligents…

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Porte-parole national du Mouvement de la Ruralité, Yves d'Amécourt s'élève contre un projet fou de déboisement de 1000 hectares de pinèdes en Gironde pour produire une électricité dont la région n'a pas besoin. Tribune.

À Saucats, dans les Landes girondines, on envisage de déboiser 1000 hectares de pinèdes (la taille du bois de Vincennes) pour implanter 1000 hectares de panneaux photovoltaïques afin de produire ce que les promoteurs – ENGIE et NEOEN – nomment de l’électricité « verte » par opposition sans doute à l’électricité noire, celle produite avec du charbon ou du pétrole, comme en Allemagne …

Comme pour faire mieux passer la pilule on nous explique en préambule, dans la description du projet que notre forêt landaise est en fait de la « sylviculture industrielle » – quelle horreur – et que les bois ne sont pas accessibles au public « à cause des tirs des chasseurs ». Voilà une bonne occasion de s’en débarrasser…

Pour faire passer la pilule toujours, on nous vend l’installation, sous les panneaux de la culture de légumes bio en circuits courts sur… 4% de la surface, de l’installation d’un data center… Enfin, une petite partie de la production électrique permettra de produire de l’hydrogène vert…

« L’hydrogène vert », c’est le projet « acceptable » qui doit faire accepter l’inacceptable ! Autant de choses qui peuvent être réalisées sans l’installation de 1000 ha de panneaux photovoltaïques.

Pour résumer, on envisage à Saucats de raser un puits de carbone qui aujourd’hui capture jusqu’à 12000 tonnes de Co2[1] par an pour produire de l’électricité décarbonée… Avouez que c’est un non-sens !

D’un côté on crie au nom de l’écologie à la déforestation en Amazonie pour produire du soja… Et de l’autre on déboise 1000 ha au nom de la même écologie pour planter des panneaux photovoltaïques dans les Landes ! Non seulement la forêt française capte du CO2, mais le bois matériaux stocke ce carbone pour plusieurs générations. La forêt est aussi le gisement des matériaux de demain.

La forêt française capte l’équivalent de 15 % des émissions de CO2 annuelles du pays. Après l’avoir séquestré, le bois stocke le carbone. Ainsi, 1 m3 de bois stocke 1 tonne de CO2. Quand le bois devient matériaux, ou bois d’œuvre, c’est du carbone stocké pour des années ! Et quand le bois remplace l’acier ou le béton, c’est évidemment la panacée : en effet quand la production d’1 m3 de bois permet de stocker 1 m3 de carbone, la production d’1 tonne d’acier produit elle environ 3 tonnes de CO2, et pour le béton c’est 7 fois plus !

Il ne faut donc pas considérer la forêt seulement comme un puits de carbone, mais aussi comme un fabricant de matériaux bas carbone qui permettent de se substituer à d’autres matériaux. À l’image du bois augmenté inventé par un ingénieur français passé par le MIT, qui propose de retirer la lignine du bois pour en faire un carburant d’une part, et avec la structure en cellulose, un nouveau matériau avec des caractéristiques comparables aux matériaux les plus résistants et les plus souples qui soient.

Saucats est le projet de la démesure !

Au-delà de son bilan carbone qui est négatif, ce projet est le projet de la démesure ! On parle d’un investissement de 1 milliard d’euros ! C’est 10% du chiffre d’affaires de l’ensemble de la forêt de Nouvelle-Aquitaine ! C’est cinq fois le montant promis par le gouvernement dans le cadre du plan de relance pour aider à reboiser dans toute la France. C’est sept fois les 150 millions promis récemment par Monsieur le Premier Ministre pour aider à la réindustrialisation de la filière bois.

1 milliard d’euros, si l’on considère qu’il faut 2000 € par ha pour replanter une parcelle de pins, c’est le coût du reboisement de 500 000 ha ! Vous imaginez le nombre de tonnes de carbone que l’on pourrait fixer en reboisant 500 000 ha ! Sachant que comme l’atmosphère ne connaît pas de frontières, on peut agir en reboisant n’importe où dans le monde.

C’est d’ailleurs l’objet du« défi de Bonn (Bonn Challenge) » lancé en 2011 : restaurer 350 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici à 2030. Il a été validé lors de la déclaration de New York sur les forêts, lors du Sommet sur le climat des Nations Unies de 2014.

Produire de l’énergie décarbonée, dont nous n’avons pas besoin !

Mais le plus curieux, dans ce projet, c’est qu’il vise à investir 1 milliard d’euros pour produire de l’électricité décarbonée dans une région, la Nouvelle-Aquitaine, qui est déjà productrice à 100% d’électricité décarbonée et, qui plus est, qui est excédentaire ! Nous serions en Allemagne, le problème serait différent. Chaque panneau permettrait d’éviter de brûler du charbon…

D’après RTE, la Nouvelle-Aquitaine produisait en 2019 56,2 TWh d’électricité et en consommait 39,8 TWh. L’électricité produite est déjà 100% décarbonée : 80% issue du nucléaire, 7% de l’hydroélectricité, 5% du photovoltaïque et 3% de l’éolien… Or l’électricité ne se stocke pas.

Autant le photovoltaïsme présente bien des qualités et mérite d’être développé pour la consommation locale, l’autoconsommation, en privilégiant des friches industrielles, les superstructures de bâtiments, les hangars et les usines, en ombrage de parking, ou dans des lieux déjà artificialisés, autant supprimer 1000 ha de forêt ou de terres agricoles pour produire de l’électricité à un endroit où nous n’en avons pas besoin est pour le moins déraisonnable.

Y consacrer 1 milliard d’euros dont la filière bois aurait tant besoin pour se structurer avec des enjeux autrement plus importants, sur le climat et sur l’économie, est complètement déraisonnable aussi. La balance commerciale de la France en ce qui concerne la filière bois forêt est déficitaire de 7 milliards d’euros !

Alors, investissons plutôt pour transformer nos bois en France plutôt que pour importer des cellules photovoltaïques de Chine. Ceux qui envisagent de déboiser 1000 hectares de forêt pour produire une électricité dont nous n’avons pas besoin sont certainement les mêmes qui n’omettent jamais d’écrire en bas de leurs courriers électroniques « pour protéger la forêt, n’imprimez ce message que si nécessaire ». 

Ce projet n’est ni utile ni nécessaire. L’électricité qu’il produirait n’est certainement pas verte. Ne tombons pas dans le panneau.

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Tribune de Gilles-William Goldnadel, avocat, et Yves d'Amécourt, porte-parole du Mouvement de la ruralité, publiée par FigaroVox le 15/10/2021

FIGAROVOX/TRIBUNE - Le parlement est en passe d'adopter une proposition de loi permettant d'interdire la détention d'animaux dans les cirques. Pour les trois cosignataires de cette tribune, cette mesure peut paradoxalement générer des abandons préjudiciables aux animaux.

 

Pendant que le débat public est monopolisé par le choix des prochains candidats à la présidentielle… Alors que de très nombreux étudiants français sont en grande précarité, que les hôpitaux manquent de personnels soignants et les territoires de médecins. Alors que nos frontières ne sont plus gardées et que l'immigration irrégulière se développe sans qu'on sache la gérer. Alors que notre régime des retraites cherche désespérément l'équilibre, que le coût de l'énergie explose affectant durablement le pouvoir d'achat des ménages … Alors que les caïds des banlieues pourrissent la vie de milliers d'agents publics et de centaines de milliers d'habitants, créant des zones de non-droit où l'économie parallèle les nourrit, dans un certain nombre de villes. Pendant que la voix de la France devient un peu partout inaudible… Le Parlement va consacrer une partie de son temps pourtant si précieux à organiser la mort minutieuse et programmée du cirque traditionnel.

La maltraitance animale au sein du cirque n'existait plus dans nos contrées. Les animaux naissent depuis longtemps au cœur des cirques qui sont devenus leur milieu naturel.

Pourquoi s'en priver quand c'est si facile ?

À la suite du puissant lobbying d'associations militantes, il s'est installé dans l'opinion publique la conviction que le cirque, c'est mieux sans les animaux.

Sans doute, si l'on regarde le cirque avec les images du passé, quand on allait capturer des animaux dans la nature pour les enfermer en ménagerie et ensuite les dompter, était-il nécessaire que les choses évoluent. En France, les associations, les professionnels, les amateurs, le législateur se sont mobilisés pour faire évoluer le métier avec des résultats fantastiques notamment pour l'amélioration des conditions de vie, à la fois des gens du cirque et de leurs animaux.

Mais en poursuivant une guerre contre le cirque, sans prendre la mesure de ce qu'est véritablement le cirque traditionnel, les défenseurs de la cause animale, qu'ils soient des particuliers, des associations ou des politiques sont en train de créer une situation de maltraitance animale qui n'existait pourtant plus …

La maltraitance animale au sein du cirque n'existait plus dans nos contrées. Les animaux naissent depuis longtemps au cœur des cirques qui sont devenus leur milieu naturel. Les animaux sont, dans les cirques, des membres à part entière de la communauté où ils y vivent dans une grande majorité jusqu'à leur mort, à des âges bien plus avancés que dans la nature ou les parcs où l'on voudrait maintenant les conduire de force.

En outre, l'activité circassienne est extrêmement réglementée, peut-être l'une des activités les plus réglementées de France : il faut détenir une licence de capacité pour détenir des animaux non domestiques, et de nombreuses normes encadrent, notamment, le transport, l'habitat, ou les spectacles qui ne doivent jamais placer l'animal en situation de difficulté.

Tout cela, a été imaginé par on ne sait trop qui, ni dans quel bureau … sans avoir jamais réalisé la moindre investigation sur le terrain.

Il faut bien vouloir considérer, enfin, que tous les faits et gestes des circassiens sont surveillés de près qu'ils soient issus d'associations ou de simples particuliers. Tous disposent d'outils très efficaces pour dénoncer des pratiques inappropriées et d'un arsenal de lois pour engager des enquêtes sanitaires ou judiciaires en cas de suspicion d'actes de maltraitance. La pression sociale sur les cirques est énorme.

La proposition de loi que vient d'adopter le Parlement a choisi de «régler» définitivement le sort des animaux non domestiques en les retirant à la garde de leurs cirques ! Était-ce nécessaire d'humilier ainsi des hommes et des femmes qui ne vivent, pour certains d'entre eux, que pour leur relation avec le monde animal ?

En installant la possibilité d'interdire, par décrets à venir, la détention et la présentation d'animaux dans les spectacles itinérants selon des listes à revoir chaque année (en fonction de quoi si ce n'est en fonction de l'avancée prospère de futurs «sanctuaires» ?) la proposition de loi, téléguidée par Madame Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, crée toutes les conditions pour que des animaux soient abandonnés par ceux qui les aiment le plus au monde !

Tout cela, a été imaginé par on ne sait trop qui, ni dans quel bureau … sans avoir jamais réalisé la moindre investigation sur le terrain, ni avoir produit la moindre étude éthologique élémentaire. Il est vrai que si ce travail avait été fait, les études auraient montré qu'un éléphant ou les psittacidés peuvent immédiatement mourir d'être séparés de ceux qui les soignent.

 

Tous ceux qui connaissent et aiment vraiment les animaux ne peuvent accepter qu'ils soient enlevés à leur vie sans prise en considération des conséquences de telles ruptures ni aucune aide aux familles.

Enfin, cette séparation n'est compensée par aucune indemnisation … Les circassiens ont déjà un genou à terre après les confinements, voilà qu'on les condamne à cesser leurs activités, en leur retirant leurs compagnons de routes et de spectacles, sans aucune aide à la reconversion !

Aujourd'hui, seuls peuvent bénéficier des millions d'euros d'aide du ministère de culture les cirques contemporains, sans animaux, qui recourent à des metteurs en scène et autres spécificités du théâtre qui ne sont pas celles du cirque traditionnel, celui qui sillonne la France des territoires, pour enchanter nos familles et permettre à nos enfants de poser un regard sur le monde. Défendre les animaux au cœur du cirque, c'est aussi défendre une tradition bien française de diversité culturelle.

Tous ceux qui connaissent et aiment vraiment les animaux ne peuvent accepter qu'ils soient enlevés à leur vie sans prise en considération des conséquences de telles ruptures ni aucune aide aux familles.

Pour citer la grande Annie Fratellini «Le cirque, c'est un rond de paradis dans un monde dur et dément !». Les animaux ont leur place au paradis, au milieu des hommes.

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Je me suis rendu hier soir avec mes compagnons du Mouvement de la Ruralité, à la réunion du débat public organisée à Saucats, dans un magnifique gymnase en pin, pour présenter le projet abracadabrantesque de Saucats. Nous étions un peu plus de 200 dans la salle de la Ruche.

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Curieusement, alors que l’on demande à nos restaurateurs de bien vouloir faire la police et de s’assurer que tous leurs clients détiennent bien un passe-sanitaire avant de s’asseoir … A Saucats dans une réunion publique organisée sous couvert de l’Etat, aucun sésame n’était exigé … Aucune distance de sécurité non-plus. Le public masqué, était installé autour de tables de 10, face à face, … à peu près comme dans un restaurant ! Décidément, l’Etat, toujours prompt à donner des leçons, à bien du mal à se les appliquer à lui-même…

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Mais venons-en au projet de Saucats qui consiste à déboiser 1000 hectares de pinèdes pour implanter 1000 hectares de panneaux photovoltaïques afin de produire ce que les promoteurs - ENGIE et NEOEN - nomment de l’électricité « verte » par opposition sans doute à l’électricité noire, celle produite avec du charbon ou du pétrole, comme en Allemagne …

Comme pour faire mieux passer la pilule on nous explique en préambule, dans la description même du projet que notre forêt de pins est en fait de la « sylviculture industrielle » -quelle horreur- et que les bois ne sont pas accessibles au public « à cause des tirs des chasseurs » -voilà une bonne occasion de s’en débarrasser- …
On envisage donc à Saucats, dans les landes girondines, de raser un puits de carbone qui aujourd’hui capture jusqu’à 12000 tonnes de Co2[1] par an pour produire de l’électricité décarbonée … Avouez que c’est un non-sens !

D’un côté on crie au nom de l’écologie à la déforestation en Amazonie pour produire du soja … Et de l’autre on déboise 1000 ha au nom de la même écologie pour planter des panneaux photovoltaïques dans les Landes !

Je rappelle que la forêt française capte l’équivalent de 15 % des émissions de CO2 annuelles du pays.

De plus, après l’avoir séquestré, le bois stocke le carbone. Ainsi, 1 m3 de bois stocke 1 tonne de CO2. Quand le bois devient matériaux, ou bois d’œuvre, c’est du carbone stocké pour des années ! Et quand le bois remplace l’acier ou le béton, c’est évidemment la panacée : en effet quand la production d’1 m3 de bois permet de stocker 1 m3 de carbone, la production d’1 tonne d’acier produit elle environ 3 tonnes de CO2, et pour le béton c’est 7 fois plus !

Il ne faut donc pas considérer la forêt seulement comme un puits de carbone, mais aussi comme un fabricant de matériaux bas carbone qui permettent de se substituer à d’autres matériaux. A l’image du bois augmenté inventé par un ingénieur français passé par le MIT qui propose de retirer la lignine du bois pour en faire un carburant d’une part, et avec la structure en cellulose, un nouveau matériau avec des caractéristiques comparables aux matériaux les plus résistants et les plus souples qui soient.

La forêt est aussi le gisement des matériaux de demain.

Au-delà de son bilan carbone qui est négatif, ce projet est le projet de la démesure ! On parle d’un investissement de 1 milliards d’€uros !

C’est 10% du chiffre d’affaires de l’ensemble de la forêt de Nouvelle-Aquitaine ! C’est 5 fois le montant promis par le gouvernement dans le cadre du plan de relance pour aider à reboiser dans toute la France. C’est 7 fois les 150 millions promis récemment par Monsieur le 1er Ministre pour aider à réindustrialisation de la filière bois.

1 milliards d’euros, si je prends un chiffre de 2000 € par ha pour replanter une parcelle de pins, c’est le coût du reboisement de 500 000 ha ! Vous imaginez le nombre de tonnes de carbone que l’on pourrait fixer en reboisant 500 000 ha ! Sachant que comme l’atmosphère ne connait pas de frontière, on peut agir en reboisant n’importe où dans le monde.
C’est d’ailleurs l’objet du « défi de Bonn (Bonn Challenge) » lancé en 2011 : Restaurer 350 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici à 2030. Il a été validé lors de la déclaration de New York sur les forêts, lors du Sommet sur le climat des Nations Unies de 2014.

Produire de l’énergie décarbonée, dont nous n’avons pas besoin !

Mais le plus curieux, dans ce projet, c’est qu’il vise à investir 1 milliard d’euros pour produire de l’électricité décarbonée dans une région, la Nouvelle-Aquitaine, qui est déjà productrice à 100% d’électricité décarbonée et, qui plus est, qui est excédentaire ! Nous serions en Allemagne, le problème serait différent. Chaque panneaux permettrait d’éviter de bruler du charbon …

D’après RTE, la Nouvelle-Aquitaine produisait en 2019 56,2 TWh d’électricité et en consommait 39,8 TWh. L’électricité produite est déjà 100% décarbonée : 80% issue du nucléaire, 7% de l’hydroélectricité, 5% du photovoltaïque et 3% de l’éolien, … Or l’électricité ne se stocke pas.

Autant le photovoltaïsme présente bien des qualités et mérite d’être développé pour la consommation locale, l’autoconsommation, en privilégiant des friches industrielles, les superstructures de bâtiments, les hangars et les usines, en ombrage de parking, ou dans des lieux déjà artificialisés, autant supprimer 1000 ha de forêt ou de terres agricoles pour produire de l’électricité à un endroit où nous n’en avons pas besoin est pour le moins déraisonnable.

Y consacrer 1 milliards d’euros dont la filière bois aurait tant besoin pour se structurer avec des enjeux autrement plus importants, sur le climat et sur l’économie, est complètement déraisonnable aussi.

Je rappelle que la balance commerciale de la France en ce qui concerne la filière bois forêt est déficitaire de 7 milliards d’€.

Alors, investissons plutôt pour transformer nos bois en France plutôt que pour importer des cellules photovoltaïques de Chine.
Ceux qui envisagent de déboiser 1000 hectares de forêt pour produire une électricité dont nous n’avons pas besoin sont certainement les mêmes qui n’omettent jamais d’écrire en bas de leurs courriers électroniques « pour protéger la forêt, n’imprimez ce message que si nécessaire ».

Ce projet n’est ni utile, ni nécessaire.

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