Les zones humides représentent un enjeu de taille dans le cycle de l’eau et le cycle du carbone.

En signant la Convention de Ramsar en 1986, la France a choisi de protéger certains espaces de son territoire.
Au 2 février 2022, ce sont 52 sites qui sont inscrits, d’importance internationale, d’une superficie de plus de 3,7 millions d’hectares, aussi bien sur le territoire métropolitain qu’outre marin.

Les zones humides

La loi française du 3 janvier 1992 sur l'eau définit ainsi les zones humides : « les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année ».

Alors pourquoi les protéger ? Tout simplement parce que les zones humides abritent sur l’Hexagone environ 25% de la biodiversité. De plus, les zones humides sont l’habitat écologique qui ont le plus régressé selon un rapport ministériel (1), une régression de 67% au XXème siècle.

…Une biodiversité nombreuse et différente…

On distingue trois types de zones humides à l’intérieur des terres :

  • les marais, mares naturelles, tourbières, prairies, landes et forêts humides ;
  • les milieux humides composés d’eau salée ou saumâtre que l’on trouve dans les estuaires, lagunes, étangs d’arrière-dunes, vasières, mangroves ;
  • les milieux humides aménagés par l’Homme.Ces espaces sont porteurs d’une biodiversité riche avec d’innombrables espèces de plantes et d’animaux – oiseaux, amphibiens, poissons, insectes ou mollusques…

En France métropolitaine, un tiers des 277 espèces connues d’oiseaux nicheurs dépend des zones humides.

…Des réservoirs naturels pour stocker l'eau...


Les zones humides constituent un moyen reconnu pour maintenir le bon état écologique des eaux et mieux gérer les crues. Elles favorisent le stockage de l'eau dans les nappes phréatiques, soutiennent les débits des cours d'eau et disposent d’une fonction d’épuration importante qui agit comme des filtres naturels pour l'eau. Par ailleurs, elles protègent les berges, les rivages de l’érosion, et les côtes des tempêtes.

…Atténuer les effets du changement climatique…


Lors des fortes chaleurs estivales, les zones humides sont des îlots de fraîcheur pour les animaux et les populations, et permettent également de subvenir aux besoins en fourrage des troupeaux. Enfin, elles contribuent fortement à réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, la tourbe (matière organique composée de débris végétaux), l'humus, le bois et autres composantes naturelles des zones humides piègent le carbone. À l'échelle mondiale, les sols des zones humides stockent deux fois plus de carbone que l'ensemble des forêts de la planète.

…Un atout pour le développement économique des territoires…


Agriculture, pêche, marais salants ou tourisme, les zones humides participent à l'identité des territoires et contribuent à l'économie locale.
Elles représentent également une part importante de l’alimentation mondiale à travers la pêche et l’agriculture. Le riz produit dans les rizières alimente 3 milliards de personnes.

N'oublions pas que les zones humides revêtent une importance particulière lors des inondations en servant de frein, protégeant ainsi les terres et habitations, mais aussi pour les centrales nucléaires en bordures de fleuves en cas de risque de submersion.

…2030…


Avec le plan stratégique pour 2030 de protection des aires protégées, la gestion des zones humides prend toute sa dimension.
Alliant la sauvegarde de la biodiversité, fournissant une réserve d’eau et donc une utilité économique, il est urgent sur le territoire français, hexagonal et outre marin de changer nos habitudes et préserver les zones humides au risque de voir certaines espèces disparaître et accroître notre empreinte humaine sur une Terre dont nous ne sommes que des locataires et que nous devons transmettre à nos enfants.
Si les acteurs de terrain n’en prennent pas conscience, ce sont les écolos des villes qui nous expulseront de nos campagnes.

 

(1) : Note d’instruction du ministère chargé de l’agriculture aux préfets, domaine MAET. Réf. DGPAAT/SPA/SDEA/BATA du 9 mars 2011.

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En 2021, on recense 89 espèces chassables en France. Le pays compte près d’1 million de chasseurs, et le poids économique du secteur est estimé à 2,2 milliards d’euros, selon le Ministère de la transition écologique.
Cette année, le débat sur l’interdiction de la chasse a été relancé suite à des accidents, dont un grave survenu en Haute-Savoie, où un promeneur a reçu une balle en plein thorax. L’auteur du tir, un chasseur de 55 ans, participait à une battue de sangliers. Le candidat écologiste Yannick Jadot a alors proposé plusieurs mesures, pour que la nature “soit accessible à tout le monde”. Il a déclaré sur BFMTV qu’il “interdirait la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires”.

2021 12 20 YVerilhac

Yves Verilhac
Directeur Général de la Ligue pour la Protection des Oiseaux


Pour la LPO, la chasse « à la française » doit se moderniser

La LPO n’est pas une association contre la chasse. Elle en accepte le principe. Comme la pêche d’ailleurs. Et elle collabore concrètement sur le terrain avec des instances cynégétiques. Nous sommes sur le terrain et ne pouvons pas nous permettre d’être dogmatiques. Mais elle est contre ses excès, bien trop nombreux. C’est ainsi que la France laisse chasser 64 espèces d’oiseaux, dont une vingtaine en mauvais état de conservation voire en danger, et inscrit comme telles sur les listes rouges de l’Union Internationale de Conservation de la Nature. C’est le double de la moyenne des pays européens.

6000 tonnes de plomb sont déversées dans la nature chaque année, alors que l’alternative existe. Les chasseurs français ne communiquent pas les résultats des prélèvements contrairement à de nombreux pays. Comment voulez-vous mener une gestion adaptative en aveugle ? Ils relâchent des millions de gibiers d’élevage dans la nature, et tuent tous les petits prédateurs sous de faux prétextes de dégâts aux activités économiques alors qu’ils veulent juste protéger leurs intérêts. 400.000 renards sont abattus chaque année au fusil, et 200.000 par piégeage ! Après on s’étonne des dégâts commis par les campagnols sur les cultures. Ils s’opposent à toute création d’espace naturel protégé, défendent des pratiques cruelles et non sélectives sous prétexte de tradition… Notre pays est celui où il y a le plus grand nombre de chasseurs (un peu moins de 1 million). C’est deux fois moins que dans les années 70, et ils perdent entre 20 et 30.000 pratiquants du fait de leur âge.

La France laisse chasser tous les jours, et quasi toute l’année grâce aux dérogations et destructions d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (les « nuisibles »). Elle laisse chasser y compris la nuit. La chasse exerce, avec l’agriculture intensive, un lobby inacceptable auprès des élus et au plus haut sommet de l’Etat. Le Président Emmanuel Macron lui a fait des cadeaux honteux comme la baisse du prix du permis national de chasser de 400 à 200 €. 20 Millions d’euros ont été perdus alors que nous manquons cruellement de moyens pour protéger la nature. Sans compter la création de l’éco contribution, un fonds doté de 10 M€ réservé au seul bénéfice des chasseurs qui s’en servent pour faire des animations dans nos écoles, des aménagements cynégétiques et des études contre nature.

Dans le même temps, la société française a changé : il y a de plus en plus de promeneurs, sportifs de pleine nature, ramasseurs de champignons…. Ils voudraient pouvoir se promener sans avoir peur

Dans le même temps, la société française a changé : il y a de plus en plus de promeneurs, sportifs de pleine nature, ramasseurs de champignons….Ils voudraient juste savoir qu’ils peuvent se promener tel jour, le samedi ou le dimanche, sans avoir peur. Est-ce trop demander ? Avant il y avait le mercredi, le jour des enfants. Il a été supprimé. Les chasseurs sont majoritairement des urbains, et les plus nombreux sont des cadres. Ils peuvent très bien prendre un jour de RTT pour aller chasser dans la semaine. La chasse est un sport dangereux. Sa pratique a changé avec une majorité de chasse de gros gibier, principalement le sanglier. Les balles ont une portée de plusieurs kilomètres. On est loin de la chevrotine… Oui il y a des accidents mortels et principalement le week-end. Et un mort c’est un mort de trop ». Sous prétexte de « décomplexer » la chasse, ses dirigeants assument une politique agressive voire arrogante. Et tous les sondages le disent, les français demandent à la chasse de se moderniser, d’arrêter la souffrance gratuite infligée aux animaux, bref de s’adapter à la France moderne.

Sources :
Analyse comparative des espèces chassées en Europe, Service connaissance LPO France, Rochefort, le 04/09/2018
Bilan tableaux de chasse 2013/2014, Faune Sauvage, p.32 à 34
Chasse, Nature et société 2040, lettre n°2
Analyse sur le profil et le vote des chasseurs en France

 
 
2021 12 20 YDamecourt

Yves d'Amécourt
Viticulteur
Ancien conseiller général et maire de Sauveterre-de-Guyenne
Porte-parole national du Mouvement de la Ruralité

 

Interdire la chasse le week-end est une mauvaise idée !

En 20 ans, la tendance globale des accidents de chasse est à la baisse (1). Le nombre d’accidents a diminué de 41 % comparé à 1999. La saison 2019-2020 a déploré 141 victimes et 11 accidents mortels. Le nombre d’accidents mortels a chuté de 71% comparé à 1999. Ajoutons à cela que les premières victimes sont les chasseurs eux-mêmes. Les accidents mortels touchant des non-chasseurs comme récemment restent très rares.

Des efforts considérables ont déjà été accomplis grâce à la formation des chasseurs, à leur équipement et à l’équipement des zones de chasse. Il reste encore des progrès à faire. Les accidents sont toujours déplorables et tout doit être mis en œuvre pour les éviter. Les auteurs d’accident ne respectant pas les règles doivent être punis. C’est le cas.

Interdire la chasse le week-end de manière unilatérale et autoritaire n’est pas la bonne solution. La chasse est un loisir et se pratique surtout le week-end. L’interdire le week-end serait l’interdire tout court.

Il faut privilégier au contraire la communication et le bien vivre ensemble. Chasse aux perdreaux en plaine, chasse aux lièvres dans les vignes, chasse au lapin dans les talus, chasse au canard au bord des étangs, chasse aux grives à la passée, … chaque chasse est spécifique.

Les décisions doivent être locales

Il est possible, ici ou là, d’interdire la chasse tel ou tel jour de la semaine pour permettre le vivre ensemble. C’est d’ailleurs ce qui est déjà pratiqué dans un certain nombre d’endroits, à la demande des propriétaires, des ACCA, ou de l’ONF dans les forêts domaniales (9% des forêts françaises) qui sont aussi des lieux de promenade.

Les décisions doivent s’adapter au contexte et aux lieux

La chasse à courre, par exemple, ne pose aucun problème de sécurité pour les promeneurs qui sont d’ailleurs très nombreux à suivre ces chasses notamment le week-end à pied ou en vélo. Il en est de même de la vénerie sous terre qui consiste à chasser à la main et sans arme à feu. C’est le cas aussi des chasses traditionnelles à la matole ou au filet. Le chasse à la tonne est pratiquée sur des périmètres identifiés. La chasse à la palombe se pratique en tirant vers le ciel depuis des cabanes ou du haut des cimes des arbres. Les interdire le week-end serait pour le moins incongru ! D’autant que la palombière ou la tonne sont des lieux de convivialité où le dimanche, on se retrouve en famille autour d’une bonne table.

Les battues au grand gibier sont très règlementées

Les battues sont très encadrées et on y utilise des armes à feu. Selon la région et le gibier, le Préfet autorise le tir au plomb ou le tir à balle. Il convient de s’assurer alors qu’il n’y a pas de promeneurs ou de cyclistes dans les zones chassées à l’aide de panneaux de signalisation. Cela ne peut se faire qu’à travers une réglementation au cas par cas, selon que le lieu est public ou privé, que le droit de chasse est personnel ou collectif et la promenade interdite ou autorisée comme c’est le cas dans les forêts domaniales.

Il y a en France 11 à 12 millions d’accidents de la vie courante (2) qui provoquent chaque année plus de 21000 décès : 9600 chutes mortelles, 3000 morts par étouffement ou suffocation, 2040 morts par intoxication, 971 morts par noyade, 419 morts par le feu … et l’on voudrait interdire la chasse pratiquée par 1 million de chasseurs passionnés, avec 141 victimes et 11 accidents mortels ?

Sources :
(1) Source OFB
(2) Etude publiée le 10 janvier 2017 dans le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire »

 

 

 

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Le Mouvement de la Ruralité soutient le collectif "Vent des maires" et encourage les communes à prendre des délibérations et à placer un panneau « Commune sans éolienne »

 Voici le communiqué de "Vent des maires" adressé aux maires de France :

 

Madame, Monsieur, chers collègues,

Afficher son opposition avant tout projet d’éolienne est un geste de dissuasion qui peut éloigner durablement les prédateurs.

Un simple panneau à afficher à l’entrée de votre commune
Nous préconisons aux communes, comme le propose habilement la commune de Mâron dans le Berry, de placer un panneau « Commune sans éolienne » à l’entrée de votre commune.
Vous pouvez télécharger ici le fichier pour impression ou ici l'image pour insertion dans votre documentation, site Internet etc.

Utiliser en notre faveur la règlementation
Nous rappelons que les Préfets ont en charge de mettre en place les Etats Généraux des énergies renouvelables. Nous pensons qu'il est important que vous y soyez présents pour défendre votre position avec force et détermination.
Nous préconisons également aux conseils municipaux de voter des délibérations anti-éoliennes incluant une argumentation précise, et nous sommes à l’étude de nouveaux moyens dans le domaine de la règlementation vous permettant de renforcer votre protection. Nous vous en dirons un peu plus dans quelques semaines.

Des outils et des conseils
Nous avons sélectionné des outils, créés pour la plupart par des associations, pour résister à l’envahissement des éoliennes. Vous trouverez ici les outils pour résister et ici quelques conseils.

Nous vous invitons à voir régulièrement ces pages, ainsi que la page de news.
Notre démocratie locale est en danger
Le collectif Vent des maires accueille toujours plus de nouveaux membres. 800 élus en fonction apportent leur soutien, dont 500 maires, 240 conseillers et conseillères et plus de 41 parlementaires.
Incitez les élus que vous connaissez, de toutes tendances politiques ou d'aucune, à rejoindre Vent des maires : plus nous serons nombreux, plus nous serons forts, plus notre voix portera. Il ne faut pas que les éoliennes continuent à mettre en danger la démocratie locale.

Avec nos chaleureuses salutations,

Brigitte Pistre, maire de Frazé (28)
Michel Couder, maire de Courcival (72)

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Le Cérémé (Cercle d’Étude Réalités Écologiques et Mix Énergétique), think tank indépendant sur l’énergie, veut contribuer à un débat public fondé sur une analyse objective des faits, à la recherche du seul intérêt général, sans biais lié à des postures politiques, à des a priori idéologiques, ou à la défense des intérêts particuliers d’acteurs du monde de l’énergie.

En Europe, on observe qu’en raison de l’intermittence du vent et du soleil, les pays ayant misé principalement sur les énergies renouvelables, subissent la triple peine d’une production électrique qui émet encore beaucoup de CO2, qui coûte plus cher à leurs citoyens et qui les place dans la dépendance d’importations de gaz ou d’électricité de pays tiers. Leur neutralité carbone à terme suppose un pari sur des technologies de capture du CO2 et sur la disponibilité de grandes quantités d’hydrogène « vert », qui n’ont pas encore fait leur preuve à l’échelle industrielle. Ils ont de fortes chances de subir dans l’avenir des hausses massives du prix de leur électricité.

Le rapport de RTE d’octobre 2021, riche de données dans ses analyses techniques, a présenté une synthèse qui a enfermé le débat dans des scénarios comportant un développement « nécessaire » et « simultané » du nucléaire et des énergies renouvelables intermittentes. Cette exploitation simpliste et en partie déformée des conclusions du rapport
nécessite de porter le débat sur certaines hypothèses structurantes, comme les perspectives de consommation d‘électricité, le recours massif aux importations et aux coupures pour faire face aux pointes, les
constructions de nouvelles centrales à gaz pour pallier l’intermittence du solaire et de l’éolien, et l’impact environnemental de ces mêmes énergies.

Le Cérémé souhaite que les choix proposés aux citoyens soient mieux éclairés sur les conséquences climatiques, économiques, géopolitiques et environnementales des scénarios privilégiés par RTE.

Le Cérémé demande en outre la mise à l’étude approfondie d’un scénario qui est de loin le meilleur pour le climat, pour le prix de l’électricité, la sécurité d’approvisionnement, et l’indépendance énergétique et la réindustrialisation de la France : celui d’une grande ambition industrielle dans le nucléaire civil qui permet de cesser tout nouveau développement des énergies renouvelables intermittentes. Il évitera un gigantesque gaspillage de ressources prélevées sur le pouvoir d’achat des Français. Il fera de la France à nouveau un champion mondial de l’électronucléaire et apportera aux Français une électricité abondante, à des coûts comparables à ceux d’aujourd’hui, très largement décarbonée et s’accompagnant d’impacts positifs sur le climat, la croissance, l’emploi qualifié et la balance commerciale. Ce n’est pas parce que ce scénario suppose de pousser la filière, dont son leader EDF, à devenir plus performante en coûts et en délais qu’il faut y renoncer. Au contraire, les enjeux sont tels qu’ils justifient d’en faire le projet industriel prioritaire des décennies à venir.

Le pari sur les énergies renouvelables intermittentes est un échec climatique flagrant. Il s’accompagne d’un coût économique très élevé pour les consommateurs.

À la suite des 3 scénarios proposés par RTE, le Cérémé propose un schéma alternatif « numéro 4 » qui permet d’atteindre les cinq objectifs de la transition écologique :

  1. se rapprocher de la neutralité carbone en 2050 (objectif de l’Union européenne)
  2. passer les pointes de consommation les plus critiques en toute sécurité d’approvisionnement
  3. garantir la qualité du service rendu
  4. renforcer par un prix bas la compétitivité de notre industrie et le pouvoir d’achat des ménages
  5. protéger l’environnement, bien commun des Français.

Par comparaison aux 3 scénarios de RTE, il présente les atouts suivants :

  • 2 à 3 fois moins d’émissions de CO2 ;
  • un système pilotable et un passage de la pointe quoi qu’il arrive ;
  • 2 à 3 fois moins coûteux que N1 et N03 respectivement, en niveau d’investissement.

Lire le rapport du Cérémé

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Attention danger ! Comme le dénonce depuis plusieurs années LMR, les Champs électromagnétiques et des terres rares mêlés pourraient conduire à des pathologies graves chez les bovins, voire chez les humains. C’est la conclusion que vient de faire récemment le laboratoire de ToxSeek urgence. Elle vient de publier les conclusions d’une étude qu’elle a réalisée en août 2020 dans trois exploitations de vaches laitières situées dans les Côtes-d’Armor, dans le Nord et en Loire-Atlantique.

« Un Cocktail mortifère pour les éleveurs »

Dans son communiqué, réalisé à l’occasion d’un colloque à l’Assemblée nationale jeudi 9 décembre 2021, elle affirme que « l’augmentation parallèle des champs électromagnétiques (éoliennes, 5G…) et de l’utilisation de métaux à fort pouvoir magnétique (terres rares, métaux paramagnétiques) pose la question d’un impact sanitaire majeur à venir ». Les antennes relais de téléphonie mobile, éoliennes, lignes à haute tension seraient un véritable « cocktail explosif pour les éleveurs ».

L’étude réalisée en 2020 a permis à l’association de démontrer « l’imprégnation toxique aux terres rares (métaux stratégiques utilisés dans les technologies, batteries...) des vaches laitières dans les exploitations témoins est très faible ou nulle pour une majeure partie des sujets. Elle souligne également que l’imprégnation toxique moyenne aux terres rares est sept fois plus élevée (augmentation de 600 %) dans les exploitations soumises à un risque électromagnétique élevé et connaissant des problèmes sanitaires importants ».

Des analyses toxicologiques dépistant 49 métaux, métaux lourds et terres rares sur les poils de vaches des 80 sujets ont été réalisées (technologie ICP-MS). Certaines analyses commanditées par Le Mouvement de la ruralité attestent de ces résultats. De plus, les conclusions du laboratoire corroborent les craintes et les actions de LMR sur la santé humaine. ToxSeek urgence précise que « cette contamination a été aussi trouvée dans le cadre d’analyses toxicologiques de métaux, chez l’homme, dans la matrice cheveu, dans d’autres contextes : cluster de cancers pédiatriques à Sainte-Pazanne, personnes souffrant d’électro-hyper-sensibilité. »

Le Mouvement de la Ruralité qui a déjà déposé plainte devant la Cour de Justice de la République sur ce sujet en impliquant le Premier ministre et plusieurs ministres envisage de déposer une nouvelle plainte sur les mêmes considérations.

Comment les juges de la République ont-ils pu méconnaître ces faits avérés, les milliers d’animaux morts, les milliers de personnes malades les dizaines de cancers pédiatriques avec plusieurs clusters en France en refusant de prendre en considération le manquement à agir des responsables politiques dont les premiers concernés dans le gouvernement. Les lois européennes condamnent ces manquements et apportent une réponse juridique pour tous les citoyens.

Le Mouvement de la ruralité qui accompagne, seul, depuis plusieurs années, de nombreux éleveurs et de nombreux habitants malades, regardera demain le compte rendu du dossier de l’ANSES sur le cas de du parc des 4 Seigneurs à Nozay...

Il va falloir que les services d’État sortent du mutisme, de la lenteur et de la politique de l’agnotologie :   Les Français veulent la vérité !

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