Comment est-il possible de vilipender le tour de France, comme les viennent de le faire les militants d'EELV de Rennes, associés aux socialistes, en refusant le départ de l’épreuve de 2021 dans leur ville, ou comme d’autres, le seul passage dans leurs communes !

Un Tour de France, ça ne se refuse pas. Il permet de faire connaître aux Français, comme à l’étranger, la beauté de nos paysages ruraux. Il est le vecteur d’un intérêt touristique indéniable. Comment être contre cette épreuve qui est toujours la passion de milliers de spectateurs sur le bord de nos routes de campagne et de millions de téléspectateurs, pour ce sport accessible financièrement à tous.

Être une ville départ est un privilège pour l’économie, l’hôtellerie, la restauration, la mise en valeur de la gastronomie de nos territoires ruraux … un retour à long terme indéniable sur investissement, par cette mise en vitrine internationale extraordinaire de son patrimoine, de ses paysages et de sa culture.

Ne nous laissons pas impressionner par ces dictats qui n'ont de cesse de culpabiliser le citoyen, de cette écologie des ayatollahs qui n’impose que des contraintes, des interdictions, des limitations et des libertés individuelles. Les électeurs qui ont voté pour les écologistes en étaient-ils vraiment conscients lors des dernières municipales ?

Devant ces politiques démagogiques, et quoiqu'on en dise, sectaires et punitives, le Mouvement de la Ruralité apporte tout son soutien à la direction du tour de France et aux villes et communes d’accueil des départs et d’arrivées ou de passage. Par leur implication, ils mettent en scène le décor de ce spectacle vivant populaire gratuit, le plus important du monde, assurant ainsi le rayonnement de l’image, plus particulièrement rurale, de la France dans le monde entier.

Vive le tour de France et ses racines rurales ! Vive la promotion des territoires ruraux par la société du tour de France !

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Le RIP (référendum d'initiative partagée) permet de soumettre une proposition de loi au référendum si elle est soutenue par au moins un cinquième des membres du Parlement (185 parlementaires) et 10% des personnes inscrites sur les listes électorales (4,7 millions de citoyens). Si cette initiative arrive à franchir ce seuil légal, alors, le sujet sera soumis à référendum.

Le danger dans ce genre d’exercice, c’est que les 6 points qui composent ce projet de RIP ne sont pas dissociables. Il faudra voter en leur faveur ou rejeter l’ensemble de ces propositions ; toutes seront appliquées en cas de vote majoritaire.

Il faut bien comprendre que le véritable hold-up de cette initiative est de mélanger la chèvre et le chou pour séduire le plus grand nombre d’urbains et d’animalistes déconnectés de la vie rurale.

Le Mouvement de la ruralité a informé, par le en copie courrier ci-dessous, tous les députés et sénateurs sur les dangers de ce RIP et les a invités à ne pas le soutenir.

 

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Madame la députée, Monsieur le député,
Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur,

C’est avec un sentiment de gravité que nous venons vous alerter sur le projet du Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux (RIP). Une initiative du journaliste de France 2, Hugo Clément, de Xavier Niel (Free), Marc Simoncini (Meetic), Jacques-Antoine Granjon (Vente privée) et de nombreuses associations comme L-214 avec Brigitte Gothière, la Fondation Brigitte Bardot, etc.

Un référendum sur six points qui nous apparaît extrêmement dangereux pour la ruralité et pour la France.

Il n’est qu’une première étape de la part de ces associations animalistes aux multiples facettes, et de ceux qui financent ces associations antispécistes et qui manipulent cette stratégie hors de nos frontières, mais proche de celle du monde végan.

 

Interdiction de tout nouvel élevage n’offrant pas un accès au plein air adapté aux besoins des animaux

Est-il utile de faire un référendum pour poursuivre les progrès déjà faits par les professionnels ? Ces nouvelles interdictions seront-elles assorties d’une interdiction formelle d’importer des animaux élevés dans les conditions que nous interdirons alors ? Souhaitons-nous nous priver de certains mets (baby bœuf, veau de lait, chapon…) et de certains marchés ? Le confinement est, en cas épizooties (grippe aviaire, …) le moyen de se protéger. Souhaitons-nous nous interdire cette solution ? Il nous semble que poser cette question au peuple de France est de nature à creuser un peu plus le fossé de l’incompréhension entre les agriculteurs et les observateurs. Le confinement, la limitation est parfois une réponse pour répondre à des besoins spécifiques et naturels, dans des zones données (manque d’espace) et pour certaines espèces domestiques. Souhaitons-nous nous priver de cela ? À l’heure où chacun commence à imaginer des fermes urbaines. Pensez-vous qu’il sera toujours possible de donner accès à l’air libre, tout le temps, aux animaux ainsi élevés ? À l’évidence, il y a déjà énormément de progrès dans ce secteur de l’élevage et d’autres sont déjà dans les objectifs de la profession. Accompagnons plutôt les professionnels dans leur démarche de progrès. Évitons de jeter l’opprobre sur tous au nom de quelques images capturées chez quelques-uns. Ne donnons pas trop d’importance à des observateurs peu scrupuleux qui souhaite faire du bien-être animal leur objectif, mais qui, passe leur temps à œuvrer contre le bien-être de l’humanité.

 

Interdiction des spectacles d’animaux vivants d’espèces non domestiques

Sans doute avez- vous, comme nous, assisté à des spectacles de cirque avec des animaux et que plus tard, vous avez compris le lien privilégié tissé entre les animaux et les professionnels du cirque. La majorité de ces animaux sont nés en captivité et la loi a déjà sérieusement encadré cette activité. Il n’y a pas de raison de faire de différence entre la présence d’animaux d’élevage d’espèces sauvages et celles d’animaux d’espèces domestiques. Quel est donc ce nouvel ordre du vivant que vient imposer cette mouvance animaliste. Si on n'y prend garde, derrière ce nouvel ordre se cachent toutes les formes de relation à l'animal sauvage et domestique. Nous avons déjà pu lire les intentions de ces groupuscules antispécistes, voulant instaurer une cotisation retraite pour les animaux de rente ou domestiques exploités pour des travaux ou des spectacles et à terme l'interdiction de toute exploitation de l'animal. La version extrême étant de retirer de la planète tout animal incapable de ne pouvoir s'assumer seul dans la nature. Ainsi, selon la dérive que propose ce RIP, il n’y aurait plus de cinéscénie au Puy-du-Fou, où les canards, les oies, les chevaux, les bœufs sont exploités et je ne parle pas des lions, et du spectacle des oiseaux.... Sans doute faudra-t-il renoncer aux courses et aux concours hippiques… Seuls les pottocks en liberté du Pays basque pourront continuer à vivre librement ! La tradition française de l’élevage, de la sélection, celle des haras et des fermes, des herd book, … pour cela disparaîtra et avec, la biodiversité crée par l’homme depuis des siècles ! Ce référendum, mal expliqué, soutenu par des hommes et des femmes d’influence, soit par qu’ils ont de l’argent, soit parce qu’ils ont accès aux tribunes médiatiques, nous entraînera dans une croisade « animaliste » qui ne fera qu’amplifier la fracture sociétale déjà ouverte, entre le microcosme urbain et monde rural. En provoquant une pression mentale sur les jeunes générations, ils cherchent à les formater intellectuellement, pour en faire des adeptes de la cause animale sans jamais connaître la vérité de cette histoire naturelle qui lie les hommes et les animaux à la terre.

 

Interdiction des expériences quand il y a une méthode alternative

Là aussi, c’est mal connaître le monde scientifique et celui de la recherche. À l’évidence, ces travaux sont nécessaires pour le plus grand bien de l’humanité. L’usage des animaux issus d’élevage à des fins de recherche dans le domaine de la santé est sévèrement encadré par la loi. À terme, selon ce principe, faudra-t-il interdire de réguler les rats et les souris en ville comme dans les habitations ? Faudra-t-il trouver là aussi des méthodes alternatives ? Pour remplacer les animaux, élèvera-t-on des embryons, de chimères, à des fins scientifiques comme le propose la loi dite de bio éthique ? Est-ce là le projet ? Ne souriez pas, la dérive est grave et elle aura des conséquences économiques, sanitaires et sociales profondes si on ne la limite pas. Parmi ceux qui soutiennent l’idée de ce référendum, l’antispéciste Aymeric Caron, propose même d’interdire jusqu’à la démoustication ! Ceux qui pensent que la nature est un modèle, à l’évidence, la connaissent mal. La nature est brutale, violente, elle est construite sur un principe simple, la loi du plus fort.

 

Interdiction des élevages pour la fourrure

Où est le problème ? Existerait-il des élevages convenables et d’autres pas ? Une hiérarchisation verte qui donnerait le droit aux animalistes de décider qui du renard ou du campagnol doit vivre ? Qui de l’homme ou de la souris de laboratoire doit vivre ? Qui pourrait-être élevé ou pas ? Qui du berger ou du loup aura sa place dans la nature ? Nous savons pertinemment qu’ils ont déjà choisi l’animal… D’ailleurs les instigateurs de cette dérive animaliste sont à l’origine les activistes de l’ALF (Animal, Libération, Front), structure internationale sans tête qui revendique depuis des décennies des actions de libération d’animaux dans le monde et notamment de visons d’Amérique dans toute l’Europe. On peut s'interroger sur le raisonnement de certaines personnalités qui soutiennent ce RIP, à l'exemple de la plus célèbre qui n'hésite pas à traiter de sauvages nos compatriotes ultramarins, toujours plus prompte à s'indigner de la condition animale que de la condition humaine. Plusieurs fois condamnée pour haine raciale, allant jusqu’à castrer l’âne que son voisin qui lui avait laissé en pension durant ses vacances sous prétexte que la nature accordait trop de pulsion à ce pensionnaire pour l’ânesse trop âgée de la maîtresse des lieux…Il y a des névroses qui laissent des traces profondes à n’en pas douter !

 

Interdiction de la chasse à courre

Quel est le problème pour ces animalistes et ces grands industriels avec cette chasse traditionnelle ? La connaissent-ils vraiment ? Ne sont-ils pas là pour faire seulement le buzz ? La chasse à courre est porteuse de nombreuses valeurs et d’une éthique responsable. Comment ces censeurs peuvent-ils vouloir interdire une forme de chasse, car elle organiserait une poursuite insupportable d’un animal sauvage par des chiens, alors que ces mêmes animalistes prône le ré ensauvagement de la nature par des loups qui eux chassent pourtant en meute et causent bien souvent des blessures et des mises à mort avec d’inévitables souffrances. Quelle fourberie ! Ne sont-ils pas tout simplement dans une logique de racisme rural et environnemental ? Ne sont-ils pas des prêcheurs de haine ? Nous le voyons bien aujourd’hui, c’est tout le monde rural qui est attaqué par l’activisme de ces personnages qui gangrène le cerveau des citoyens urbains méconnaissant le rapport des hommes à la nature et à celui des animaux. Ils fracturent la France des territoires, celle des ruraux, des éleveurs, des agriculteurs, des bouchers, des charcutiers, des chasseurs, des pêcheurs et celle des grandes métropoles, des urbains, par des stars du showbiz, des journalistes et autres célébrités ne connaissant qu’une nature virtuelle…

 

Interdiction de l’élevage en cages, cases, stalles ou box à partir du 1er janvier 2025

Le problème, dans ce cadre précis, reste les dérives pour lesquelles il faut quantifier et imposer des règles d’élevage. Mais, l’évolution de ces règles ne peut être qu’associée à l’interdiction d’importation des productions similaires ne respectant pas les mêmes règles.

Ce qui se cache derrière toutes ces demandes, c’est la fin de la consommation carnée et la promotion à court terme un modèle sociétal végan. Pousser à la disparition de l’élevage en France et assurer la transition vers la consommation cellulaire ; nous le savons bien avec les intentions des financeurs étrangers de L-214 ou à l’écoute des derniers propos du député Loïc Dombreval.

Cette initiative lancée par Hugo Clément, journaliste habitué à tripatouiller l’information pour servir la cause animaliste est là pour servir celle des investisseurs dans la viande de synthèse et sa dérive sociétale végan. Espérons qu’il sera aussi inefficace que dans son travail de journaliste, car connu pour son manque de rigueur et ses bourdes comme celle lors du déplacement d’Emmanuel Macron au Burkina Faso. Ou qui promeut ce RIP pour les animaux et va par la suite à Fort Boyard pourtant bien connu pour ses tigres en cage, ses rats, ses serpents, etc.

Dans les six points soulevés dans ce RIP, il n’y a rien qui ne peut susciter une consultation du peuple. La vérité et l’encadrement législatif relèvent du bon sens et du seul travail parlementaire.

Aujourd’hui, c’est l’exception française et rurale qui est sournoisement attaquée, notamment son agriculture, ses élevages, ses traditions cynégétiques, sa gastronomie et sa culture.

La France et le monde rural méritent votre soutien et celui d’avoir le courage de refuser cette dérive mondialiste et animaliste organisée à des fins mercantiles et idéologiques.

La sagesse des deux assemblées par sa représentation démocratique doit éclairer le peuple avec des arguments et des travaux pour échapper à la manipulation sur fond de dérives sectaires…

Le Mouvement de la Ruralité compte sur votre clairvoyance pour refuser d’engager ce RIP dangereux pour notre pays, son économie, ses territoires, son histoire, sa culture et pour tous les hommes et les femmes dignes qui se sentent aujourd’hui agressés par cette démarche de dénigrement et de condamnation de leur idéal de vie.

Dans « Trois utopies contemporaines » (Fayard), le philosophe Francis Wolf explique : « Nous avons perdu les deux repères qui permettaient autrefois de nous définir entre les dieux et les bêtes. Nous ne savons plus qui nous sommes, nous autres humains. De nouvelles utopies en naissent. D’un côté le post humanisme prétend nier notre animalité et faire de nous des dieux promis à l’immortalité par les vertus de la technique. D’un autre côté, l’animalisme veut faire de nous des animaux comme les autres et inviter les autres animaux à faire partie de notre communauté morale. »

Alors, forgeons une nouvelle utopie à notre mesure et défendons un humanisme conséquent !

Refusons ce RIP !

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Article de chassons.com du 10 juin 2020

Au lendemain des élections municipales où seulement 40% des français se sont déplacés pour aller voter, Europe Ecologie-les Verts vient de rafler plusieurs grandes villes et se positionne petit à petit comme le moteur possible de la gauche plurielle pour 2022. Le problème, c’est que d’un point de vue cynégétique, nos amis écologistes ne seront pas très enclins à vouloir nous laisser nos libertés fondamentales à l’avenir. Remise en cause du bien-être animal, interdictions des chasses traditionnelles, rapprochements avec des courants extrémistes animalistes,  nous avons demandé à Eddie Puyjalon de nous résumer la situation qui s’avère pour le moins catastrophique.

 

Baudouin de Saint Leger: Eddie Puyjalon, en quoi la vague verte que nous venons de subir aura des conséquences négatives pour l’univers de la chasse au sens large ?

Eddie Puyjalon: Ce n’est pas seulement la vague de ce week-end mais bien l’ensemble des dernières vagues de l’écologie politique. Nous sommes à la veille d’un tsunami vert avec d’inéluctables conséquences sociétales et environnementales pour nous tous ! N’oublions pas nous sommes dans une continuité de la dynamique verte déjà ressentie lors des élections européennes. Aujourd’hui, le parlement européen chargé de sa dernière vague d’eurodéputés verts imprègne déjà, par son prosélytisme, la stratégie pour les prochaines orientations politiques du parlement. Ainsi, leur idéologie sera traduite dans les prochaines directives liberticides contre les ruraux avec des impacts sur les activités traditionnelles comme la chasse, la pêche, mais aussi l’agriculture, l’élevage et nos libertés fondamentales. Les Français et les Françaises ne tirent pas les leçons des mensonges de cette mouvance et ses façons d’en faire la promotion. Lors des élections européennes de 2009 déjà,  la poussée verte avec offert 16.28% des voix, bien aidée par la diffusion du film d’Al Gore « Une vérité qui dérange » et qui n’était qu’un tissu de mensonges et d’annonces qui ne se sont jamais produites. A contrario, qui a regardé le film de Mickael Moore « Planet of the Humans », retiré sous la pression d’écologistes ? Pourquoi n’a-t ’il pas eu la possibilité d’être autant visionné et sur une chaîne publique avant des élections ? Que font nos compatriotes pour décrypter la véritable information de la manipulation.

Aujourd’hui nous allons payer le prix fort et j’en veux pour preuve les dernières orientations du parlement dès 2021 :

  • Proposition législative fixant des objectifs juridiquement contraignants de restauration de la nature
  • Protection systématique des zones qui abritent les écosystèmes riches en carbone
  • Extension de la protection stricte des zones protégées à 10% des terres et 10% des mers de l’UE (contre respectivement 3% et 1% actuellement) ;
  • Renforcement de la « notion » de bien-être animal, avec l’élargissement du champ d’application de la législation et le renforcement de ses exigences.
  • Réduction des effets néfastes de la pêche
  • Développement des sources de protéines de substitution telles que les protéines végétales, microbiennes, marines et dérivées d’insectes, ainsi que les substituts de viande

En 2023, enfin , la Commission analysera les résultats obtenus et la nécessité éventuelle de proposer un cadre juridiquement contraignant.

Avec ces orientations en matière de biodiversité, cette nouvelle tendance animaliste va considérablement changer nos rapports naturels à la nature. Je dis bien naturels, car j’y oppose cette écologie politique mondaine, urbaine et boboïsée qui a une vision tronquée de l’environnement et qui surfe sur la méconnaissance en agitant toutes les peurs pour asseoir et asservir son électorat dans le futur.

Cette seconde vague verte avec les élections municipales renforce encore plus ma crainte de voir sa traduction par une écologie punitive majoritairement infligée aux ruraux !

Le score des Verts dans ces élections municipales est d’abord un vote des grandes villes et sur fond de très faible participation. Pour autant, il traduit bien là, le ressenti des habitants des grandes métropoles, probablement amplifié par l’effet Covid-19.

Ce qui est grave derrière ces deux résultats successifs, c’est qu’ils cautionnent tout un programme détaillé et répété par les différents candidats d’EELV. Qu’il s’agisse de transport, de décroissance, d’alimentation ou de nos rapports à la nature et leur radicalisme avec la liste des chasses qu’ils veulent faire interdire, le jour de non chasse et tout le lot de contraintes qu’ils rêvent de faire passer.

La mouvance de l’écologie politique agrège des radicalités de tous bords. Le monde végan, L-214 en sont des composantes comme toutes les autres associations satellites opposantes à nos activités rurales. La transcription de leur idéologie rentre dans tous les textes et lois et formate notre société de demain (politique juridiquement contraignante, protection stricte, régime alimentaire plus végétal, bien-être animal, protéines de substitution). Nous l’avons vu avec le rendu de la convention citoyenne et ses 150 propositions majoritairement issues de l’extrême écologie avec pour couronner le tout Emmanuel Macron qui annonce en appliquer presque la totalité ! C’est l’amplification des textes réglementaires juridiquement contraignants, une imposition du modèle végan en matière d’alimentation et de nos relations aux animaux. La dérive vers la consommation de viande de synthèse est déjà traduite dans les textes. Il lui faut sa dimension juridique extrême, l’avènement suprême, le crime d’écocide !

Pire, avec le résultat cauchemardesque de dimanche soir, nous assistons à la renaissance de la gauche plurielle, mais dans une version plus verte que rose. Le PS pourrait bien devenir le supplétif de ses alliés verts par opportunisme et envie de pouvoir. L’histoire nous a prouvé que certains hommes et femmes politiques sont prêts à toutes les contorsions pour atteindre cette finalité.

Certes, la droite avec les Républicains a conservé plus de 50% des communes de plus de 9000 habitants. Probablement un résultat avantagé par les anciennes élections municipales qui leur avait donné une large victoire et qui donne une prime aux exécutifs en place. Un point positif, car ce bon résultat, c’est qu’il devrait donner une réelle chance pour les prochaines élections sénatoriales et devrait permettre de conserver ce rempart de bon sens face à l’écologie extrême.

Pour autant, je crains que cela ne suffise pas dans l’avenir !

Il y a une véritable fracture entre le monde rurale et le monde urbain, un racisme territorial et sociétal construit sur des bases mensongères distillées par les écologistes radicaux. Plus que jamais, il faut rétablir les vérités et construire une communication à destination de tous les Français.

BSL: Comment un maire peut-il impacter les règles de fonctionnement fondamental de la chasse ?

EP: Même si les pouvoirs de police en matière d’interdiction de la chasse sont restreints, il existe suffisamment d’artifices pour en gêner son exercice. Pour faire simple et court, quelle sera l’attitude d’un maire écologiste face à l’augmentation du grand gibier dans les villes ? Quel mode de régulation ? Quelle application dans leur exercice des maires qui ont signé la charte de L-214 ? L’Interdiction de la chasse, même à l’arc pour répondre aux intrusions du grand gibier en ville? Qui peut croire qu’avec l’attitude d’un prosélytisme prégnant il ne feront pas de la propagande anti-chasse, anti rurale, contre l’élevage, la consommation carnée et bien d’autres actions inhérentes à la bible verte de l’écologie punitive. Ils viennent d’acquérir des moyens colossaux de communication et de lavage de cerveau. La chasse sera interdite comme la pêche aussi, car n’oublions pas les actions précédentes des associations contre les activités halieutiques avec l’interdiction de pêcher ou d’initiation à la pêche chez des maires qui avaient déjà une couche de vernis verte… Paris a déjà eu ces interdits, mais d’autres villes comme à Bordeaux ou le grand lac n’accueille plus les pêcheurs ni l’école de pêche pour laisser la gestion à une association environnementale. Exit les chasseurs et les pêcheurs qu’on ne veut plus voir dans les villes vertes ! Les chasseurs et les pêcheurs comme le monde agricole n’ont pas voulu voir venir la scientologie verte. Ils n’ont rien dit sur les interdictions d’animaux dans les cirques, comme ils ne disaient rien quand il s’agissait d’une attaque en règle contre une activité qui n’était pas la leur. Or, par exemple, quand Nicolas Dupont-Aignan interdit les cirques avec animaux dans sa ville et reçoit la décoration de l’association 30 millions d’amis, on ferait bien quand on est un chasseur rural de faire attention à tous ces mauvais signaux envoyés à une société aseptisée de toutes formes de relation à l’animal et à ne rien lâcher par solidarité.

BSL: Pourquoi les actions des chasseurs sur nos territoires ne sont-elles pas valorisées?

EP: Là réside toute la stratégie de communication et d’optimisation de nos travaux. La chasse et la pêche (dans une moindre mesure) pâtissent de ce manque de reconnaissance, alors que ces acteurs œuvrent toute l’année pour la biodiversité. Force est de constater que la communication mensongère et agressive des opposants a été plus payante que celle des chasseurs et des pêcheurs et qu’il ne suffit pas d’annoncer être les premiers écologistes de France, mais qu’il faut le prouver avant de s’en glorifier. Nous subissons un déséquilibre démocratique entre ville et campagne et nous aurons besoin d’une grande solidarité pour rétablir la vérité auprès de cette population urbaine qui a probablement encore cette capacité à comprendre notre modèle sociétal rural. L’abstention caracole en tête des élections et il y a là, un vaste réservoir de reconquête intellectuelle. Nous devons multiplier les actions de communication et d’actions collectives avec toutes les composantes de la ruralité. J’ai toujours œuvré pour ce rassemblement des forces vives de la ruralité et j’espère que Le Mouvement de la Ruralité permettra ce large rassemblement.

BSL: Comment voyez-vous la suite et notamment les échéances des prochaines élections, notamment celle de 2022 ?
EP:
2022 sera l’année de tous les dangers et je ne suis pas certain que nos amis chasseurs, pêcheurs, éleveurs et autres ruraux soient près à couper le cordon ombilical qui les lient à leur chapelle d’origine où à penser collectif. Les chasseurs de gauche voteront à gauche, voire gauche plurielle même si c’est un Vert comme tête de liste, d’autres pour Marine par l’envie de tout rejeter et par position radicale contre l’immigration. Quant à Emmanuel Macron, il ne devrait plus faire rêver avec son Nouveau monde éphémère.  Le risque majeur sera un second tour opposant Marine Le Pen à Yannick Jadot.

En 25 ans de vie politique, j’ai suivi la montée de l’écologie politique et la radicalité de ses programmes, des discours des associations périphériques, leur désir de régenter la nature et d’en écarter tous les ruraux traditionnels. Leur rhétorique est la même, ils veulent faire une OPA sur la nature, en être les régisseurs et en vivre financièrement et politiquement.

Leur diatribe a gangrené le cerveau de nombreux élus et la récente réélection d’Anne Hidalgo à Paris donne à réfléchir pour celles et ceux qui veulent se maintenir au pouvoir dans les grandes villes. Il faut paraître plus vert que les verts. Qui aurait pu croire qu’ils gagneraient Lyon et Bordeaux il y a quelques années ? Personne…

Or, demain quelle sera leur représentation dans les régions, les départements, puis les législatives et enfin la présidentielle ….

Quel rural veut courir le risque d’un duel Marine Le Pen contre Yannick Jadot au second tour de la prochaine présidentielle. Pourtant après ces deux dernières élections, cette configuration reste plausible. Et, pour répondre directement aux lecteurs chasseurs de chassons.com, vous vous dites probablement, je voterai Marine… certes, mais le front républicain fonctionnera, même avec des chasseurs et des pêcheurs et dans ce genre d’élections, il donnera Yannick Jadot gagnant !

Là, les amis, je ne veux même pas l’envisager et le subir …. Il en sera terminé de nos pratiques traditionnelles, du plus riche au plus pauvre, de la chasse à courre à la glu, tout passera au broyeur des libertés. Il restera aux plus fortunés la possibilité de s’expatrier où de pratiquer à l’étranger…

Je le dis sans ambages et avec gravité, si la droite républicaine ne positionne pas un candidat et un programme qui donne réellement de l’espoir aux Français notre avenir est compté !

BSL: Comment les chasseurs, les pêcheurs et les utilisateurs de la nature responsable peuvent-ils se mobiliser?

EP: Nous subissons les conséquences des nouvelles générations formatées à la crainte écologique, celle de l’apocalypse annoncée. Ils ont, imprimé dans le cerveau des urbains, cette vision de l’écologie et pour l’effacer aujourd’hui, il n’existe pas de bouton reset. Il va falloir du temps, les bons arguments et plus de solidarité rurale ! Probablement que les écologistes raisonnés et pragmatiques n’ont pas été suffisamment intégrés dans d’autres formations politiques pour équilibrer et rationaliser les débats sur l’écologie et la planète. Je pense à des personnalités comme Brice Lalonde ou des écologistes reconvertis pouvant porter un message clair pour dénoncer les dérives mensongères de l’écologie politique portée par les verts.

Le monde rural va devoir prendre ses responsabilités, oublier ses querelles de clocher, ses divisions intestines. Le monde agricole, les éleveurs, les chasseurs et les pêcheurs comme toutes les activités traditionnelles qui pensent par individualisme qu’ils ne sont pas dans le collimateur des antitout. Illusion, déni de réalité, ancrage politique ancien, on est loin de pouvoir faire cette union sacrée. Hier encore, certains membres de la vénerie sous terre que nous avons essayé de défendre en réponse à la tribune de Loïc Dombreval, me disaient que leurs membres dirigeants pensaient qu’il ne fallait pas faire de vagues, et que jamais on n’interdirait cette pratique. Grossière erreur, morceau par morceau ils détruiront nos identités, arracheront nos racines rurales pour ensauvager la nature en ne laissant que de grands parcs animaliers à la gloire de l’écologie lucrative et politique.

La chasse à courre, chasse des migrateurs, chasses traditionnelles, tout passera à la moulinette verte ! Hier soir le patron des verts annonçait déjà à la télévision que certaines formes de chasse n’étaient plus tolérables comme la chasse à la glu. Pendant ce temps, nous sommes passés de l’armée puissante et motivée de 1998 manifestant à Paris à l’armée des ombres. Même dans nos rangs, dans quelques-uns de nos dirigeants, le repli est annoncé, la débâcle n’est pas loin… Et pourtant on doit refuser et résister !

Le Mouvement de la ruralité va continuer de prendre ses responsabilités, nous recevons aujourd’hui des propositions de parlementaires qui souhaitent intégrer le Mouvement et œuvrer à la défense du monde rural et c’est une bonne nouvelle. On va continuer de discuter avec des figures de la ruralité pour envisager des actions communes afin d’apporter une réponse sociétale et environnementale et on aura besoin de toutes les bonnes volontés. Nous allons adresser une lettre à tous les maires de France et les inviter à nous rejoindre. Nous avons créé une page dédiée sur notre site Internet pour inviter ceux qui souhaitent s’engager avec le Mouvement de la Ruralité.

L’heure est grave et impose cette forte mobilisation…

A LMR, Jamais on ne baissera les bras devant l’imposture verte !

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Le Mouvement de la ruralité est stupéfait de la proposition de la convention citoyenne visant à abaisser la vitesse de 130 km/h à 110 km/h sur les autoroutes.

Voilà une proposition qui n’est que le résultat d’une information tronquée destinée à faire plaisir aux écologistes de tous poils et à servir l’injuste politique gouvernementale de stigmatisation des véhicules diesel. Or, si cette assemblée avait réellement travaillé et si elle avait consulté plus largement, elle aurait su qu’une simple amélioration de la carburation de ces véhicules permet d’abaisser de 70% les particules de ces moteurs et d’économiser 15% de carburant... Une solution de bon sens, non punitive écologique et sociale !

Là, pas de politique punitive, mais incitative à la mise en place de ces process simples et peu coûteux. Face à un déni de démocratie, à une convention citoyenne aux travaux tronqués, éloignés du peuple et notamment des attentes des ruraux, LMR va soutenir et promouvoir la pétition initiée par 40 millions d’automobilistes contre le passage aux 110 km/h ! https://www.40millionsdautomobilistes.org/merci-non-aux-110-sur-autoroute  

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En trois jours seulement, ce sont plus de 100 parlementaires qui ont spontanément soutenu la tribune « Le syndrome du Pangolin ! » rédigée par Eddie Puyjalon et Yves d’Amécourt respectivement élus président et porte-parole du Mouvement de la Ruralité (LMR) ce samedi 20 juin 2020, en réaction à celle des des 62 parlementaires, conduite par Loïc Dombreval contre les chasses traditionnelles (lire le texte).

Cette tribune est une ode à ces savoir-faire, ces arts naturels fruits de nos us et coutumes et de nos traditions. Plus largement elle est un soutien aux usages, aux coutumes locales et à la vie rurale.

De nombreux Conseillers régionaux, départementaux et maires souhaitaient également s'associer à cette tribune. Nous donnerons suite à celle-ci sur le site du Mouvement de la ruralité...

Vous aussi, Conseillers régionaux, Conseillers départementaux, maires, responsables associatifs ou simples citoyens vous pouvez soutenir cette tribune avec notre  formulaire de soutien en ligne 

 

Le Syndrome du pangolin !

Depuis quelques mois l’agriculture, la forêt et la chasse sont victimes d’attaques de la part de certains médias et de certains élus.

Il y a quelques jours, le député LREM Loic Dombreval a publié une tribune avec 62 parlementaires pour demander “la fin des chasses traditionnelles” (lire le texte). Rien que ça !

En pleine crise du coronavirus, l’abandon des chasses traditionnelles serait, selon les signataires, devenu “urgent”, au nom de “la reconnaissance du bien-être animal” et avec “l’exigence éthique que la chasse du XXIe siècle appelle de ses vœux”.

« Le monde d’après » par-ci, « le monde d’après » par-là, ils sont tous atteints du « syndrome du pangolin » !

Autant dire que ce groupe de parlementaires ne doit pas bien connaître les « chasses traditionnelles » dont il parle. S’il y a bien un endroit où l’éthique et l’honneur ont un sens, sont mis en valeur, tant pour les animaux que pour les hommes, c’est dans l’organisation des chasses traditionnelles ! S’y ajoutent la convivialité et la mixité sociale qui sont le ciment de la vie rurale que nous souhaitons défendre.

Pour défendre les chasses traditionnelles, il faut reconnaître le principe de subsidiarité. Un député des Alpes ne peut pas juger des traditions locales en Gironde. Un député de Gironde ne peut pas juger des usages dans le Nord. Un habitant des villes ne peut pas, sans les connaître, juger des coutumes d’un habitant des champs. Il en va de la chasse comme de la culture : l’exception doit être la règle ! La nation est une et indivisible, mais elle est diverse et chaque territoire mérite le respect de son histoire, de son patrimoine matériel et immatériel et de son altérité.

Avant de juger, il faut comprendre. Et lorsqu’on a compris, on finit par embrasser des causes que l’on pensait combattre … C’est le processus que décrit Marcel Pagnol dans “La gloire de mon père”. Trouvons donc des passerelles pour faire connaissance plutôt que de diviser le pays en instrumentalisant des caricatures. Informons pour réduire les fractures qui minent le pays. Au lieu de bâtir des murs d’incompréhension, construisons des ponts du savoir. A l’heure où la société française se délite, trouvons de nouveaux ciments pour bâtir la cohésion sociale dont nous avons tant besoin.

Les chasses traditionnelles, ancrées dans les usages locaux, les paysages et les traditions de nos territoires de métropole et d’outre-mer, portent nos valeurs : le respect et la connaissance de la nature, le rôle de l’homme comme acteur de la biodiversité, l’écologie au sens 1er du terme, comme “la science de l’habitat”. Nous n’imaginons pas, comme d’autres, la terre sans les hommes ; des hommes, qui, comme les chasseurs, sont acteurs de la préservation du climat, de la biodiversité et de l’environnement, bien plus qu’observateurs ou commentateurs.


 

 Eddie PUYJALON
Président du Mouvement de la ruralité
 Yves D'AMECOURT
Porte-parole du Mouvement de la ruralité

 

Les 100 signataires 

 
Sénateur-trice-s :
BAS Philippe (LR-50), BONFANTI-DOSSAT Christine (LR-47), BOUCHET Gilbert (LR-26), BOULOUX Yves (LR-86), BOYER Jean-Marc (LR-63), BRISSON Max (LR-64), BRUGUIÈRE Marie-Thérèse (LR-34), CANAYER Agnès (LR-76), CARDOUX Jean-Noël (LR-45), CHAIN-LARCHÉ Anne (LR-77), CHAUVIN Marie-Christine (LR-39), CHEVROLLIER Guillaume (LR-53), CONSTANT Agnès (LREM-34), COURTIAL Édouard (LR-60), CUYPERS Pierre (LR-77), DE CIDRAC Marta (LR-78), DE LEGGE Dominique (LR-35), DE MONTGOLFIER Albéric (LR-28), DE NICOLAY Louis-Jean (LR-72), DELATTRE Nathalie (UDI-33), DESEYNE Chantal (LR-28), DUFAUT Alain (LR-84), DUPLOMB Laurent (LR-43), DURANTON Nicole (LR-27), ESTROSI SASSONE Dominique (LR-06), EUSTACHE-BRINIO Jacqueline (LR-95), FOURNIER Bernard (LR-42), FRASSA Christophe-André (LR-HF), GINESTA Jordi (LR-83), GRUNY Pascale (LR-02), GUENÉ Charles (LR-52), HUGONET Jean-Raymond (LR-91), IMBERT Corinne (LR-17), LAMURE Élisabeth (LR-69), LANFRANCHI DORGAL Christine (LR-83), LASSARADE Florence (LR-33), LAURENT Daniel (LR-17), LEFÈVRE Antoine (LR-02), LEROY Henri (LR-06), LONGUET Gérard (LR-55), LOPEZ Vivette (LR-30), LUCHE Jean-Claude (UC-12), MANDELLI Didier (LR-,85), MEURANT Sébastien (LR-95), MOGA Jean-Pierre (UC-47), MORHET-RICHAUD Patricia (LR-05), MOUILLER Philippe (LR-79), PANUNZI Jean-Jacques (LR-2A), PRIOU Christophe (LR-44), PUISSAT Frédérique (LR-38), RAPIN Jean-François (LR-62), RETAILLEAU Bruno (LR-85)

Député-es : ABAD Damien (LR-01), BATUT Xavier (LREM-76), BAZIN Thibault (LR-54), BONY Jean-Yves (LR-15), BRETON Xavier (LR-01), BRINDEAU Pascal (UDI-41), BRUN Fabrice (LR-07), CATTIN Jacques (LR-68), CINIERI Dino (LR-42), CORDIER Pierre (LR-08), DASSAULT Olivier (LR-60), DE COURSON Charles  (LT-51), DE GANAY Claude (LR-45), De LA VERPILLIERE Charles (LR-01), DEFLESSELLES Bernard (LR-13), DESCOEUR Vincent (LR-15), DI FILIPPO Fabien (LR-57), DOOR Jean-Pierre (LR-45), FERRARA Jean-Jacques (LR-2A), FURST Laurent (LR-67), GENEVARD Annie (LR-25), GOSSELIN Philippe (LR-50), HUYGHE Sébastien (LR-50), JACOB Christian (LR-77), LACROUTE Valérie (LR-77), LAGARDE Jean-Christophe (UDI-93), LASSALLE Jean (L&T-64), LEVY Geneviève (LR-83), LORHO Marie-France (NI-84), MAQUET Emmanuel (LR-80), MARLEIX  Olivier (LR-28), MENUEL Gérard (LR-10), MOREL-A-L'HUISSIER Pierre (UDI-48), PELTIER Guillaume (LR-41), QUENTIN Didier (LR-17), RAMOS Richard (MDA-45), REISS Frédéric (LR-67), REITZER Jean-Luc (LR-68), SERMIER Jean-Marie (LR-39), SERRE Nathalie (LR-69), TAUGOURDEAU Jean-Charles (LR-49), TEISSIER Guy (LR-13), VALENTIN Isabelle (LR-43), VIALA Arnaud (LR-12), VIGIER Jean-Pierre (LR-43), WOERTH Eric (LR-60)

Député-es européen-ne-s : BELLAMY François-Xavier (LR), HORTEFEUX Brice (LR), SANDER Anne (LR)

Personnalité : DE VILLIERS Philippe

 

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