Actuellement en France, les prix de gros de l’électricité sur le marché spot atteignent des sommets colossaux à plus de 1.100 euros le mégawattheure (€/MWh), alors qu’ils oscillaient autour de 85 €/MWh il y a un an.

Aujourd’hui, la question se pose de répercuter le prix sur les consommateurs. Or, lorsque le prix spot était négatif, voire proche de zéro euro, l’État continuait, par ses engagements, à payer aux producteurs d’énergies renouvelables (ENR) le prix fort à plus de 85 €/MWh… alors qu’aucune déduction n’a jamais été répercutée vers les abonnés ! Les industriels des ENR en ont tiré d’énormes profits, mais aujourd’hui, certains d’entre eux comme Iberdrola ou Mint Energie poussent leurs clients français en fin de contrat à trouver un autre fournisseur pour éviter de fortes hausses de factures. Leurs belles paroles d’économies ne tiennent plus et ils quittent maintenant le navire : scandaleux !

EXXL’explosion des prix annoncée pour 2023 n’est que la conséquence des égarements stratégiques de nos différents gouvernements : l’abandon de notre souveraineté énergétique en cédant aux exigences dénuées de bon sens de l’Europe et notamment de l’Allemagne.

Pour satisfaire à l’écologie politique dans son engagement vers un mix électrique coûteux, inefficace et irrationnel, le pays plonge dans la précarité énergétique. La fermeture de la centrale de Fessenheim pour satisfaire l’arrivée de Nicolas Hulot au gouvernement - alors que tous les syndicats s’opposaient à cette fermeture - et l’arrêt programmé de 12 autres réacteurs, en sont des exemples. Il en va de même de la destruction de barrages hydroélectriques pour satisfaire aux exigences de l'écologie radicale et des directives européennes et du choix d'investir à fonds perdu dans les énergies intermittentes telles que les éoliennes au lieu d'entretenir nos centrales nucléaires.

Le Général de Gaulle n’aurait jamais vendu la souveraineté énergétique de la France ; aujourd’hui, les Français sont les dindons de la farce ! Désormais, l’obligation d’État conduit à la faillite programmée d’EDF qui, via l’ARENH (Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique), a pour obligation de céder à tous les fournisseurs alternatifs à prix dérisoire (85 €/MWh) plus d’un quart de sa production d’énergie (plafond rehaussé à 120 TWh pour l’année 2022), alors qu’actuellement les prix de gros sont à plus de 1000 €/MWh, le système européen de fixation du prix de l'électricité indexant artificiellement ce dernier sur le prix du gaz que la guerre en Ukraine fait considérablement grimper.

La situation énergétique et l’envolée des tarifs ne sont que la conséquence de l’irresponsabilité des écologistes et des politiques qui ont, comme Emmanuel Macron, sombré dans leur folie de décroissance et d’opposition au nucléaire.

Le Mouvement de la Ruralité refuse que les Français payent pour l’incompétence du gouvernement Macron et de ses choix énergétiques !r folie de décroissance et d’opposition au nucléaire.

Le Mouvement de la Ruralité refuse que les Français payent pour l’incompétence du gouvernement Macron et de ses choix énergétiques !

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Au nom des enjeux sur la condition animale, la santé et l’écologie, la mairie de Grenoble a décidé de faire la promotion des régimes végétariens dans les cantines scolaires, viandes et poissons étant relégués au rang d’options. Pour LMR, les cantines scolaires ne sont pas là pour faire la promotion d’une alimentation végétarienne dont les conséquences sur la santé humaine et l’environnement sont largement discutables.

Rappelons que les êtres humains, d’un point de vue physiologique, sont des omnivores et de ce fait ni la viande, ni le poisson ne peuvent être des options. Si la surconsommation de viande est en effet néfaste pour la santé, la sous-consommation est tout aussi néfaste (kwashiorkor, lésions nerveuses, anémie...).

Côté environnement, la production de gaz à effets de serre des élevages est encore pointée du doigt. Cependant, une diminution de l’élevage, notamment de ruminants, s’accompagnerait alors d’une diminution des prairies qui piègent le CO2 et sont donc des avantages contre le réchauffement climatique. De plus, elles offrent de nombreux atouts écologiques que nous ne retrouvons pas dans les sols cultivés, à savoir une biomasse et une biodiversité plus importante et des sols moins sensibles à l’érosion et filtrant davantage l’eau (INRA).

Enfin, pour la condition animale, les conditions d’élevages en France sont parmi les meilleures, à l'exemple de l'Isère, où les systèmes herbagers ou transhumants pour les ruminants, plein air et semi plein air pour les monogastriques se multiplient. L’abattoir de Grenoble, au Fontanil, a su rester un abattoir à taille humaine, et de nombreux éléments sont pensés pour le bien-être animal, notamment la gestion du stress des animaux et la gestion de la douleur par un étourdissement efficace.

Ainsi, LMR souhaite que les denrées alimentaires proposées dans les restaurants scolaires soient cohérentes avec le territoire et la santé, que l’alimentation respecte la physiologie humaine et qu’elle soit la plus locale possible (objectif de 100 % nationale dont 80 % de circuits courts).

Odile GITTON
Présidente LMR Isère

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Quelle décision inique du Conseil d’État qui invalide, mercredi 17 août, le jugement plein de bon sens du tribunal administratif de Clermont-Ferrand, ordonnant la désactivation temporaire de l’antenne-relais 4G de Mazeyrat-d’Allier ! Celle-ci étant pourtant soupçonnée de causer la mort de plusieurs vaches de l’élevage de la GAEC de Coupet !

L’intervention du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique dans cette affaire de contestation de l’ordonnance du 23 mai 2022 expose le gouvernement à une atteinte volontaire de crime d’écocide et probablement de maltraitance animale.

La mort de milliers d’animaux en France sous la pression des éoliennes, des câbles électriques, des antennes-relais 3G-4G-5G, dans le silence assourdissant des écologistes et avec l’aval du gouvernement, est scandaleuse. Si les animaux meurent, qu’en est-il de la santé humaine ?

Le Mouvement de la Ruralité fait le rapprochement entre ces dégâts collatéraux et les nombreux cas de cancers pédiatriques. Il déplore le culte de l’agnotologie instauré par le gouvernement et les industriels en la matière ! Combien d’animaux morts, d’exploitations ruinées et d’éleveurs malades faudra-t-il pour sensibiliser et mobiliser les médias, les écologistes, les animalistes, les politiques et les juges de la République ?

Après l’amiante et le sang contaminé, nous sommes de nouveau au cœur d’un véritable scandale d’État !

Le Mouvement de la Ruralité continuera de combattre ces fléaux et d’accompagner les éleveurs pour que justice soit rendue un jour !

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Le gouvernement, par la voix de madame la Première ministre Elisabeth Borne, porte en urgence un projet de loi visant à accélérer la production énergétique renouvelable en France. Oublié le discours d’Emmanuel Macron à Pau et l’acceptabilité sociétale, il faut avancer à marche forcée, quoi qu’il en coûte ! L’État veut déroger vite et peu importe les considérations de santé humaine, les catastrophes économiques et environnementales annoncées.

Après la folie des simplifications du gouvernement Jospin avec la loi Brotte, le gouvernement Borne veut aller en encore plus loin dans le déni de démocratie… Alors que les recours sont déjà compliqués pour les riverains et les associations, le gouvernement veut limiter encore plus les recours possibles des opposants, tout en simplifiant les démarches administratives des développeurs d’énergie renouvelable.

N’en jetez plus la coupe est pleine : la dictature Macron en matière d’énergie sera sans borne avec Borne !

Ce projet de loi vient contredire les dernières décisions de justice concernant l’intérêt public. Son article 6 précise que les installations d’énergie renouvelables répondent, dans un contexte de crise énergétique, à un intérêt public majeur et qu’il pourrait être possible de déroger aux règles de protection des espèces.

Enfin, le projet de loi prévoit un tarif réduit de l’électricité produite par les installations aux riverains de centrales solaires ou de parcs éoliens dans un rayon de 5 km, via leur facture d’électricité. Un avantage fiscal pour acheter la santé des Français et celle de leurs animaux, ou l’indécente froideur du gouvernement Borne…

Le Mouvement de la Ruralité CONDAMNE ce projet de loi d’exception, établi en dérogation du droit commun en raison de circonstances exceptionnelles, scandaleux et bafouant le principe de précaution et la liberté de chaque citoyen à pouvoir se défendre par les lois de la République. Il rendra coupable celles et ceux qui, en toute connaissance de cause, auront ainsi porté atteinte à l’intégrité physique des hommes, des femmes et des enfants proches de ces installations et à la biodiversité pour crime d’écocide.

LMR apportera tout son soutien aux habitants et aux associations anti-éolien qui vont lutter contre ce scandale d’État visant à acheter le silence des habitants de nos communes rurales !

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Le Mouvement de la Ruralité ne peut qu’être désespéré face à l’étendue des incendies et ses lourdes conséquences. Désespéré pour les habitants, l’environnement et l’économie locale qui payent un lourd tribut dans ces sinistres.

Heureusement, nous pouvons compter sur le dévouement des forces d’incendies et de secours et sur l’engagement des habitants, des agriculteurs et des forestiers pour l’aide morale, matérielle et opérationnelle apportée aux pompiers.  

Pour autant, LMR reste écœuré par les atermoiements de certains responsables politiques qui aujourd’hui appellent à plus de moyens, alors qu’en 2013, déjà face aux incendies, CPNT demandait le positionnement de deux Canadairs bombardiers d’eau sur Mérignac (rappel du communiqué CPNT 33 du 23 mai 2013). Ce n’était que le résultat des constatations de terrain, des sylviculteurs et des pompiers, car chacun d’eux considérait que l’urgence restait de traiter les départs d’incendie dans les plus brefs délais et avec des moyens appropriés. Proposition d’autant plus judicieuse que tous les massifs ne sont pas accessibles rapidement par les pistes. Rien n’aura été tiré de cette situation et les moyens d’interventions aériens n’auront pas été positionnés sur la Gironde.  

La seconde erreur vient de la dérive dogmatique des écologistes qui contribue aujourd’hui à favoriser de nombreux incendies, à des pertes colossales de biodiversité et à la mise en danger des populations.  L’année dernière dans le Var, c’était la directrice du parc régional de la plaine des Maures qui avait refusé le pastoralisme et toutes formes de débroussaillement ainsi que les entraînements des services de lutte contre les incendies au nom de la biodiversité, allant même jusqu’à traduire devant les tribunaux les agents de l’ONF. Le résultat, nous le connaissons : un incendie ravageur qui détruisit toute la biodiversité et mobilisa le SDIS dans des conditions périlleuses avec de lourdes conséquences environnementales, mais aussi humaines avec deux victimes. Aujourd’hui, dans la forêt usagère de La Teste-de-Busch, c’est aussi le dogmatisme des écologistes qui, au nom de la biodiversité, refusaient l’entretien et les coupes nécessaires afin d’assurer la protection des biens et des personnes.

Le Mouvement de la Ruralité demande pourquoi la décision de positionnement des deux Canadairs à Mérignac durant la saison à risque n’a pas été prise depuis les incendies de 2013. Il réitère ses demandes de juin 2013 pour qu’une force aérienne soit positionnée sur Mérignac.  

Enfin, LMR demande l’arrêt de la surenchère des politiques vertes avec le fauchage des bordures de routes et la mise en place des aménagements souhaités par les forestiers, les services d’incendie et de secours et les COFOR (association des communes forestières) qui savent mieux que quiconque quels moyens adopter pour sécuriser les massifs forestiers.  

Essayons de retrouver le chemin du bon sens pour une fois !

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