Dimanche 21 mars, France 5 a diffusé un documentaire intitulé « Sur le front des forêts françaises » (voir le replay sur bit.ly/2Pb00B7)

Les forestiers espéraient voir une analyse documentée sur la situation de la forêt et les difficultés auxquelles les sylviculteurs sont et vont être confrontés, notamment du fait du changement climatique.

Quelle déception ! il agissait essentiellement de faire de la propagande pour des écoterroristes qui s’opposent aux coupes rases (si on peut admettre que la coupe rase soit perturbante pour le profane, le sylviculteur y voit une technique recevable dans de nombreux cas pour garantir une remise en état d’un peuplement forestier).

On y voit notamment des activistes pénétrer par effraction sur un site industriel ou harceler des entreprises d’exploitation forestière, tout cela sous l’œil bienveillant de la caméra. Mais on y entend aussi des propos qui présentent des faits de manière tendancieuse :

  • Oui, c’est sur la base de plantations que la forêt s’est agrandie en France : n’en déplaise à Monsieur Clément, la forêt n’apparaît pas toute seule, sinon, ce n’est pas de la forêt, c’est de la friche ! Donc, au lieu de jeter le discrédit sur leur action, réjouissons-nous plutôt qu’il y ait encore des gens pour investir dans des plantations qui ne leur rapporteront jamais rien !
  • Oui, la forêt française se régénère en grande partie par plantation. N’en déplaise là encore à Monsieur Clément, la forêt naturelle est un mythe : en France métropolitaine la forêt primaire n’existe plus depuis bien longtemps, toutes les forêts ont été modelées par la main de l’homme.
    Quant à la forêt des Landes, rappelons que c’est pour l’essentiel une forêt artificielle qui a été installée au 19ème siècle pour valoriser des espaces marécageux et fixer les dunes.
  • Oui, il y a probablement eu des erreurs de gestion sylvicole il y a un demi-siècle. Mais il faut rappeler qu’il y a cinquante ans, on ne parlait pas encore du réchauffement climatique et que les choix de l’époque étaient parfaitement justifiés selon les informations disponibles à ce moment-là. Il est toujours facile de critiquer a posteriori.
  • Oui, les forestiers cherchent en permanence à adapter leurs pratiques sylvicoles aux conditions de leurs écosystèmes, tant dans le domaine public (ONF) que dans les forêts privées. Et les sylviculteurs n’ont pas attendu Monsieur Clément pour cela : la technique de la futaie irrégulière aujourd’hui remise à l’honneur existe depuis des siècles, la création du mouvement « pro sylva » qui a formalisé cette méthode remonte à plus de trente ans !
  • Oui, quelques absurdités de l’économie forestière sont relevées dans ce documentaire. Mais elles sont insuffisamment et imparfaitement traitées :
    • oui il est scandaleux que des grumes dignes d’être exploitées par les scieurs soient transformées en combustible. Mais pourquoi est-ce le cas et comment y remédier ?
    • oui il est absurde que des grumes partent en Chine pour nous revenir transformées en France. Mais là encore, aucun approfondissement de la question : pourquoi la filière bois française n’est-elle pas capable de transformer ces bois sur place ?

LMR n’est évidemment pas surpris des outrances proférées par Monsieur Clément. Il est coutumier du fait. Pour autant LMR regrette que Fance 5 s’en fasse complice en le laissant faire de l’activisme au lieu de faire du journalisme. En agissant ainsi France 5 a raté une occasion de traiter sérieusement un sujet qui le méritait.

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En réponse au député Marc le Fur qui l'interrogeait sur la Charte des Langues Minoritaires, le Garde des Sceaux s'est lâché. Baragouiner ... voilà le verbe qu'utilise le Garde des Sceaux pour qualifier celles et ceux qui ont le malheur, selon lui - l'honneur, selon le Mouvement de la Ruralité - de défendre leurs patois, de parler la langue, les langues de leurs régions.

Il s'en excusera plus tard, mais le mépris est exprimé.

Le Mouvement de la Ruralité condamne les propos en question et appelle le chef de l'État et le Premier ministre à recadrer leur ministre pour sa dérive tant jacobine qu'inadmissible.

Nous pensons nous que la France est forte de ses régions. Leurs langues parlées, écrites et chantées à l'instar de l'alsacien, du basque, du breton, du catalan, de l'occitan, du corse, du provençal, du flamand, ou créole et de tant d'autres, ont droit au respect de la République, ne serait-ce qu'au nom de ces nombreuses vies humaines qui ont contribué au rayonnement de la France, à ces victoires militaires, sociales, économiques, culturelles et forgé son histoire.

La France est forte de ses régions et de celles et ceux qui ont fait rayonner sa culture en autant de langues régionales. LMR pense ici à Frédéric Mistral, Pierre Jakez Hélias, Ignace Colombani, Germain Muller, Aimé Césaire et bien d'autres dont les écrits et poèmes sont autant de racines de la France historique et restent une part de son âme éternelle. Que cela soit dit et entendu.

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À vouloir toujours négocier les prix à la baisse, c'est la mort de l'agriculture française en perspective ! Chaque début d’année, les différents acteurs de l’alimentaire, syndicats, industries agroalimentaires et représentants de la grande distribution se retrouvent pour négocier les variations de prix. Or, cette année les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) réclament des baisses insupportables.

Pour la commission agriculture du Mouvement de la ruralité, c’est inacceptable au regard du travail que fournissent les agriculteurs au quotidien tant pour assurer la quantité que la qualité des produits. Le lait, la viande, les céréales et diverses productions nationales sont en crise financière, avec des salaires indécents, voire l’absence de revenus pour d’autres. Concomitamment à cette fâcheuse situation financière, l’État et l’UE demandent toujours plus de garanties et exigent des contraintes de plus en plus coûteuses. Problèmes auxquels on peut rajouter les échanges agroalimentaires mondiaux qui ne font qu’accentuer la baisse des prix !

Les GMS, autant que les industries agroalimentaires, ne respectent pas les décisions prises lors des États Généraux de l’Alimentation dont l’État devrait-être garant de leur application. Les produits agricoles doivent être payés à un prix rémunérateur et non pas de vendre à perte.  Or dans de nombreuses productions, les prix de vente sont très en dessous des coûts de production à l’exemple du lait payé en 2020 à 347 euros/1000 L, alors que le prix de revient est estimé à 422 euros/1000 L. Pourtant le consommateur, de son côté, le paye toujours plus cher !

LMR demande en urgence que l’alimentaire soit reconnu comme un secteur hautement stratégique puisqu’il est vital pour nourrir l’ensemble de nos concitoyens. La situation vécue par le monde agricole depuis un an avec le coronavirus nous le rappelle chaque jour.

L’État et l’UE doivent prendre leurs responsabilités en ce sens pour assurer la souveraineté alimentaire et sortir l’agriculture des marchés mondiaux à prix bas, comme le CETA et le MERCOSUR qui ruinent nos producteurs. L’alimentaire n’est pas une marchandise qui s’échange comme un bien industriel. Toujours est-il que les industriels, qu’ils soient privés ou en coopératives, et les GMS continuent de confisquer les marges qui doivent légitimement revenir aux agriculteurs.

Le Mouvement de la ruralité demande au gouvernement, au ministre de l’Agriculture d’instaurer une véritable politique agricole et alimentaire avec des prix rémunérateurs pour les producteurs. Pour cela, il faut reconquérir le marché intérieur, imposer l’étiquetage total pour les produits frais et transformés pour consommer français de préférence, réguler les productions au niveau de l’UE et sortir des marchés mondiaux introduisant un dumping social et environnemental en refusant les accords qui induisent une distorsion comme celui du MERCOSUR.

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Si nous ne pouvons agir d’un claquement des doigts pour inverser le dérèglement climatique, il est encore temps d’agir contre le dogmatisme écologique politique qui empêche toutes formes d’adaptation pour en limiter les effets sur les territoires.

Voilà depuis plus de 20 ans que les lois changent en fonction du temps, souvent sans discernement, pour céder au dictat de l’écologie dogmatique. Ainsi, nous assistons depuis de nombreuses années au bétonnage généralisé, à l’artificialisation des sols, à la disparition des zones humides, à la disparition des fossés à l’air libre et à la suppression des barrages au nom de la sacro-sainte continuité écologique. Comme si du temps des anciens, l’entretien systématique de l’ensemble du réseau hydraulique, les poissons et la biodiversité n’existaient pas. Comme si à cette époque, il n’y avait pas de la vie dans les milieux aquatiques. Foutaise !

Alors, que les derniers évènements qui ont touché la France, notamment le Sud-ouest, donnent la dimension de ces afflux de masse d’eau et ses conséquences à répétition pour les habitants, rien n’est fait pour engager une gestion intelligente en amont de ces périodes d’abondance. Or, plus les quantités d’eau augmentent et plus les dégâts en font de même.

Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) prévient qu’il y aura dans l’avenir la même quantité d’eau déversée par la pluviométrie annuelle, mais qu’elle se fera par des épisodes plus courts et plus violents. En conséquence, de plus en plus d’habitations et d’exploitations agricoles seront durement sinistrées.

Pour limiter les dégâts occasionnés, le Mouvement de la ruralité plaide pour un retour aux curages des fossés et cours d’eau, sans les complexités administratives et des interdits des extrémistes de l’écologie actuels, la protection des zones humides et la création de retenues d’eau collinaires partout où cette possibilité est offerte. Bref, un retour au bon sens paysan pour une gestion équilibrée de l’eau et de nos territoires ruraux  !

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Le Mouvement de la ruralité lance l’alerte identitaire rurale. De nombreux ruraux doivent s’inquiéter de la dérive idéologique sectaire portée contre leurs activités. Jamais la ruralité, avec ses libertés et ses traditions, n’a été autant attaquée et entravée.

Qu’il s’agisse des nouvelles municipalités gérées par EELV ou d’exécutifs pluriels de gauche avec les verts et les animalistes, tous s’engagent dans une croisade contre les ruraux, les chasseurs et les pêcheurs.

Les dernières villes emportées par les écologistes viennent encore de s’illustrer par un ostracisme animaliste délirant. Lyon, Bordeaux comme Paris, interdisent la pêche au vif, quant à Montpellier, par le dogmatisme d’un élu animaliste, la municipalité a interdit la chasse sur le territoire communal.

La dérive végan s’incruste dans les exécutifs EELV où de gauche plurielle et engage l’éradication des activités traditionnelles rurales. Avec une vidéo contre la pêche (voir la vidéo), rassemblant les figures de l’écologie radicale avec la présidente de L_214 Brigitte Gottiere, l’activiste Pierre Rigaux et Allain Bougrain-Dubourg, c’est une déclaration de guerre à tous ceux qui aiment la ruralité vivante avec ses traditions et ses us et coutumes.

Plus de sapin de Noël, plus de Tour de France, plus patrouille de France, plus de pêche, plus de chasse. Bientôt plus de poisson rouge dans l’aquarium, plus d’animaux domestiques. Fini les chiens et chats asservis aux hommes, terminé les centres équestres… Des interdits et encore des interdits !

La dérive animaliste doit être stoppée. Elle va broyer des vies, des métiers, des emplois, des savoir-faire et éradiquera un pendant de l’histoire de France au travers de ses pratiques rurales.

Le Mouvement de la ruralité appelle au rassemblement des acteurs de la ruralité autour de LMR pour contrer cette dérive liberticide et culturelle. L’ostracisme environnemental et animaliste ça suffit !

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