Porte-parole national du Mouvement de la Ruralité, Yves d'Amécourt s'élève contre un projet fou de déboisement de 1000 hectares de pinèdes en Gironde pour produire une électricité dont la région n'a pas besoin. Tribune.

À Saucats, dans les Landes girondines, on envisage de déboiser 1000 hectares de pinèdes (la taille du bois de Vincennes) pour implanter 1000 hectares de panneaux photovoltaïques afin de produire ce que les promoteurs – ENGIE et NEOEN – nomment de l’électricité « verte » par opposition sans doute à l’électricité noire, celle produite avec du charbon ou du pétrole, comme en Allemagne …

Comme pour faire mieux passer la pilule on nous explique en préambule, dans la description du projet que notre forêt landaise est en fait de la « sylviculture industrielle » – quelle horreur – et que les bois ne sont pas accessibles au public « à cause des tirs des chasseurs ». Voilà une bonne occasion de s’en débarrasser…

Pour faire passer la pilule toujours, on nous vend l’installation, sous les panneaux de la culture de légumes bio en circuits courts sur… 4% de la surface, de l’installation d’un data center… Enfin, une petite partie de la production électrique permettra de produire de l’hydrogène vert…

« L’hydrogène vert », c’est le projet « acceptable » qui doit faire accepter l’inacceptable ! Autant de choses qui peuvent être réalisées sans l’installation de 1000 ha de panneaux photovoltaïques.

Pour résumer, on envisage à Saucats de raser un puits de carbone qui aujourd’hui capture jusqu’à 12000 tonnes de Co2[1] par an pour produire de l’électricité décarbonée… Avouez que c’est un non-sens !

D’un côté on crie au nom de l’écologie à la déforestation en Amazonie pour produire du soja… Et de l’autre on déboise 1000 ha au nom de la même écologie pour planter des panneaux photovoltaïques dans les Landes ! Non seulement la forêt française capte du CO2, mais le bois matériaux stocke ce carbone pour plusieurs générations. La forêt est aussi le gisement des matériaux de demain.

La forêt française capte l’équivalent de 15 % des émissions de CO2 annuelles du pays. Après l’avoir séquestré, le bois stocke le carbone. Ainsi, 1 m3 de bois stocke 1 tonne de CO2. Quand le bois devient matériaux, ou bois d’œuvre, c’est du carbone stocké pour des années ! Et quand le bois remplace l’acier ou le béton, c’est évidemment la panacée : en effet quand la production d’1 m3 de bois permet de stocker 1 m3 de carbone, la production d’1 tonne d’acier produit elle environ 3 tonnes de CO2, et pour le béton c’est 7 fois plus !

Il ne faut donc pas considérer la forêt seulement comme un puits de carbone, mais aussi comme un fabricant de matériaux bas carbone qui permettent de se substituer à d’autres matériaux. À l’image du bois augmenté inventé par un ingénieur français passé par le MIT, qui propose de retirer la lignine du bois pour en faire un carburant d’une part, et avec la structure en cellulose, un nouveau matériau avec des caractéristiques comparables aux matériaux les plus résistants et les plus souples qui soient.

Saucats est le projet de la démesure !

Au-delà de son bilan carbone qui est négatif, ce projet est le projet de la démesure ! On parle d’un investissement de 1 milliard d’euros ! C’est 10% du chiffre d’affaires de l’ensemble de la forêt de Nouvelle-Aquitaine ! C’est cinq fois le montant promis par le gouvernement dans le cadre du plan de relance pour aider à reboiser dans toute la France. C’est sept fois les 150 millions promis récemment par Monsieur le Premier Ministre pour aider à la réindustrialisation de la filière bois.

1 milliard d’euros, si l’on considère qu’il faut 2000 € par ha pour replanter une parcelle de pins, c’est le coût du reboisement de 500 000 ha ! Vous imaginez le nombre de tonnes de carbone que l’on pourrait fixer en reboisant 500 000 ha ! Sachant que comme l’atmosphère ne connaît pas de frontières, on peut agir en reboisant n’importe où dans le monde.

C’est d’ailleurs l’objet du« défi de Bonn (Bonn Challenge) » lancé en 2011 : restaurer 350 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici à 2030. Il a été validé lors de la déclaration de New York sur les forêts, lors du Sommet sur le climat des Nations Unies de 2014.

Produire de l’énergie décarbonée, dont nous n’avons pas besoin !

Mais le plus curieux, dans ce projet, c’est qu’il vise à investir 1 milliard d’euros pour produire de l’électricité décarbonée dans une région, la Nouvelle-Aquitaine, qui est déjà productrice à 100% d’électricité décarbonée et, qui plus est, qui est excédentaire ! Nous serions en Allemagne, le problème serait différent. Chaque panneau permettrait d’éviter de brûler du charbon…

D’après RTE, la Nouvelle-Aquitaine produisait en 2019 56,2 TWh d’électricité et en consommait 39,8 TWh. L’électricité produite est déjà 100% décarbonée : 80% issue du nucléaire, 7% de l’hydroélectricité, 5% du photovoltaïque et 3% de l’éolien… Or l’électricité ne se stocke pas.

Autant le photovoltaïsme présente bien des qualités et mérite d’être développé pour la consommation locale, l’autoconsommation, en privilégiant des friches industrielles, les superstructures de bâtiments, les hangars et les usines, en ombrage de parking, ou dans des lieux déjà artificialisés, autant supprimer 1000 ha de forêt ou de terres agricoles pour produire de l’électricité à un endroit où nous n’en avons pas besoin est pour le moins déraisonnable.

Y consacrer 1 milliard d’euros dont la filière bois aurait tant besoin pour se structurer avec des enjeux autrement plus importants, sur le climat et sur l’économie, est complètement déraisonnable aussi. La balance commerciale de la France en ce qui concerne la filière bois forêt est déficitaire de 7 milliards d’euros !

Alors, investissons plutôt pour transformer nos bois en France plutôt que pour importer des cellules photovoltaïques de Chine. Ceux qui envisagent de déboiser 1000 hectares de forêt pour produire une électricité dont nous n’avons pas besoin sont certainement les mêmes qui n’omettent jamais d’écrire en bas de leurs courriers électroniques « pour protéger la forêt, n’imprimez ce message que si nécessaire ». 

Ce projet n’est ni utile ni nécessaire. L’électricité qu’il produirait n’est certainement pas verte. Ne tombons pas dans le panneau.

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Je me suis rendu hier soir avec mes compagnons du Mouvement de la Ruralité, à la réunion du débat public organisée à Saucats, dans un magnifique gymnase en pin, pour présenter le projet abracadabrantesque de Saucats. Nous étions un peu plus de 200 dans la salle de la Ruche.

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Curieusement, alors que l’on demande à nos restaurateurs de bien vouloir faire la police et de s’assurer que tous leurs clients détiennent bien un passe-sanitaire avant de s’asseoir … A Saucats dans une réunion publique organisée sous couvert de l’Etat, aucun sésame n’était exigé … Aucune distance de sécurité non-plus. Le public masqué, était installé autour de tables de 10, face à face, … à peu près comme dans un restaurant ! Décidément, l’Etat, toujours prompt à donner des leçons, à bien du mal à se les appliquer à lui-même…

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Mais venons-en au projet de Saucats qui consiste à déboiser 1000 hectares de pinèdes pour implanter 1000 hectares de panneaux photovoltaïques afin de produire ce que les promoteurs - ENGIE et NEOEN - nomment de l’électricité « verte » par opposition sans doute à l’électricité noire, celle produite avec du charbon ou du pétrole, comme en Allemagne …

Comme pour faire mieux passer la pilule on nous explique en préambule, dans la description même du projet que notre forêt de pins est en fait de la « sylviculture industrielle » -quelle horreur- et que les bois ne sont pas accessibles au public « à cause des tirs des chasseurs » -voilà une bonne occasion de s’en débarrasser- …
On envisage donc à Saucats, dans les landes girondines, de raser un puits de carbone qui aujourd’hui capture jusqu’à 12000 tonnes de Co2[1] par an pour produire de l’électricité décarbonée … Avouez que c’est un non-sens !

D’un côté on crie au nom de l’écologie à la déforestation en Amazonie pour produire du soja … Et de l’autre on déboise 1000 ha au nom de la même écologie pour planter des panneaux photovoltaïques dans les Landes !

Je rappelle que la forêt française capte l’équivalent de 15 % des émissions de CO2 annuelles du pays.

De plus, après l’avoir séquestré, le bois stocke le carbone. Ainsi, 1 m3 de bois stocke 1 tonne de CO2. Quand le bois devient matériaux, ou bois d’œuvre, c’est du carbone stocké pour des années ! Et quand le bois remplace l’acier ou le béton, c’est évidemment la panacée : en effet quand la production d’1 m3 de bois permet de stocker 1 m3 de carbone, la production d’1 tonne d’acier produit elle environ 3 tonnes de CO2, et pour le béton c’est 7 fois plus !

Il ne faut donc pas considérer la forêt seulement comme un puits de carbone, mais aussi comme un fabricant de matériaux bas carbone qui permettent de se substituer à d’autres matériaux. A l’image du bois augmenté inventé par un ingénieur français passé par le MIT qui propose de retirer la lignine du bois pour en faire un carburant d’une part, et avec la structure en cellulose, un nouveau matériau avec des caractéristiques comparables aux matériaux les plus résistants et les plus souples qui soient.

La forêt est aussi le gisement des matériaux de demain.

Au-delà de son bilan carbone qui est négatif, ce projet est le projet de la démesure ! On parle d’un investissement de 1 milliards d’€uros !

C’est 10% du chiffre d’affaires de l’ensemble de la forêt de Nouvelle-Aquitaine ! C’est 5 fois le montant promis par le gouvernement dans le cadre du plan de relance pour aider à reboiser dans toute la France. C’est 7 fois les 150 millions promis récemment par Monsieur le 1er Ministre pour aider à réindustrialisation de la filière bois.

1 milliards d’euros, si je prends un chiffre de 2000 € par ha pour replanter une parcelle de pins, c’est le coût du reboisement de 500 000 ha ! Vous imaginez le nombre de tonnes de carbone que l’on pourrait fixer en reboisant 500 000 ha ! Sachant que comme l’atmosphère ne connait pas de frontière, on peut agir en reboisant n’importe où dans le monde.
C’est d’ailleurs l’objet du « défi de Bonn (Bonn Challenge) » lancé en 2011 : Restaurer 350 millions d’hectares de terres dégradées et déboisées d’ici à 2030. Il a été validé lors de la déclaration de New York sur les forêts, lors du Sommet sur le climat des Nations Unies de 2014.

Produire de l’énergie décarbonée, dont nous n’avons pas besoin !

Mais le plus curieux, dans ce projet, c’est qu’il vise à investir 1 milliard d’euros pour produire de l’électricité décarbonée dans une région, la Nouvelle-Aquitaine, qui est déjà productrice à 100% d’électricité décarbonée et, qui plus est, qui est excédentaire ! Nous serions en Allemagne, le problème serait différent. Chaque panneaux permettrait d’éviter de bruler du charbon …

D’après RTE, la Nouvelle-Aquitaine produisait en 2019 56,2 TWh d’électricité et en consommait 39,8 TWh. L’électricité produite est déjà 100% décarbonée : 80% issue du nucléaire, 7% de l’hydroélectricité, 5% du photovoltaïque et 3% de l’éolien, … Or l’électricité ne se stocke pas.

Autant le photovoltaïsme présente bien des qualités et mérite d’être développé pour la consommation locale, l’autoconsommation, en privilégiant des friches industrielles, les superstructures de bâtiments, les hangars et les usines, en ombrage de parking, ou dans des lieux déjà artificialisés, autant supprimer 1000 ha de forêt ou de terres agricoles pour produire de l’électricité à un endroit où nous n’en avons pas besoin est pour le moins déraisonnable.

Y consacrer 1 milliards d’euros dont la filière bois aurait tant besoin pour se structurer avec des enjeux autrement plus importants, sur le climat et sur l’économie, est complètement déraisonnable aussi.

Je rappelle que la balance commerciale de la France en ce qui concerne la filière bois forêt est déficitaire de 7 milliards d’€.

Alors, investissons plutôt pour transformer nos bois en France plutôt que pour importer des cellules photovoltaïques de Chine.
Ceux qui envisagent de déboiser 1000 hectares de forêt pour produire une électricité dont nous n’avons pas besoin sont certainement les mêmes qui n’omettent jamais d’écrire en bas de leurs courriers électroniques « pour protéger la forêt, n’imprimez ce message que si nécessaire ».

Ce projet n’est ni utile, ni nécessaire.

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Décidément rien n’est clair dans la politique énergétique de la France …

Le 21 avril 2020, la feuille de route énergétique de la France à l’horizon 2028 était adoptée par décret gouvernemental. La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2019-2028 affichait une volonté française de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité et de développer sur notre territoire les énergies renouvelables, tout particulièrement l’éolien.
La France compte quelque 8000 éoliennes sur son territoire. En 2028, si cette feuille de route était respectée, celles-ci seraient près de 20.000, la PPE prévoyant d’ores et déjà la multiplication par 2,25 de la puissance installée de l’éolien terrestre. Pour accélérer l’installation des éoliennes, l’État a même nationalisé le processus de décision de l’implantation de champs d’éoliennes, retirant aux communes l’instruction des permis de construire pour les confier aux Préfets.

Dans un entretien à France Info, depuis la Polynésie française, après avoir expliqué qu’il « fallait un cap clair », prenant le contre-pied de sa propre politique énergétique, Emmanuel Macron défendait le nucléaire, notre "chance", et prônait le "cas par cas" pour l'éolien !

Sur BFM Business, le ministre Jean-Baptiste Djebarri expliquait qu’en 2035 « on aura besoin de 4 fois plus d’énergie qu’aujourd’hui, 18 fois en 2050 » …

Du Président de la République au dernier des ministres, rien n’est décidément très sérieux. Si quelque chose est de plus en plus clair, c’est que « rien n’est clair » … Il s’agit pourtant de l’avenir de la France.

Oui, la demande en électricité va augmenter. En 2019, l’électricité représentait 25% de l’énergie consommée en France. Si l’on remplace les énergies fossiles par de l’électricité à chaque fois que c’est possible (chauffage, véhicules …) la demande va augmenter. Il est fort probable qu’elle soit de 900 TWh en 2050, contre 470 TWh aujourd’hui. C’est-à-dire qu’elle va doubler. Il convient de s’y préparer.

On ne pourra pas fournir cette énergie en 2050 en fermant des réacteurs nucléaires aujourd’hui. C’est pourtant le projet du gouvernement qui a déjà fermé Fessenheim et confirmait en 2020 l’objectif de fermer 14 réacteurs d’ici à 2035. Cette politique du « en même temps » devient la politique du « tout et son contraire » !

Si le Président de la République veut que l’installation d’éoliennes fasse l’objet de plus concertation locale il y a une solution très simple : soumettre l’installation d’éoliennes au code de l’urbanisme comme n’importe quelle autre installation industrielle.

Si le Président veut des projets éoliens qui participent réellement à la production d’énergie décarbonée, il y a un chemin très simple : cesser de racheter l’électricité que produisent les éoliennes au-dessus des conditions du marché. Ainsi ne verront le jour que les projets qui ont un réel intérêt énergétique, ceux qui répondent à un réel besoin de consommation : en quantité, en qualité, au bon moment et au bon endroit. Aujourd’hui, la bonne moitié des projets éoliens produisent surtout des subventions ! L’autre moitié produit effectivement de l’électricité, mais pas forcément au bon moment, et pas forcément au bon endroit… Or l’électricité ne se stocke pas.

Financer les énergies « renouvelables » coûte très cher aux consommateurs et c’est le plus souvent de l’argent jeté par les fenêtres (Prévisionnel de la CRE pour 2022 : 1278 millions d’€ pour l’éolien et 3958 millions d’€ pour le photovoltaïque).

Si comme le Président pense réellement, comme nous, que « le nucléaire est une chance », alors il faut stopper tout de suite le plan pluriannuel de démantèlement de nos centrales nucléaires :

  • Prolonger la durée de vie des réacteurs jusqu’à 60 ans grâce à des investissements de maintenance et de sûreté, et engager une première série de construction de six EPR (réacteur pressurisé européen) de nouvelle génération
  • Déployer les mini réacteurs nucléaires (small modular reactor – SMR) pour le renouvellement du parc de 1ère génération
  • Accélérer la R&D sur la 4ème génération de réacteur nucléaire et de la fusion nucléaire pour anticiper les futurs renouvellements à moyen et long terme
  • Continuer la R&D sur le sujet du traitement des déchets, notamment grâce au laser, un savoir-faire français (cf. La transmutation de déchets radioactifs par laser de haute puissance : le défi de Gérard Mourou )

La production d’électricité en en France est notre dernière source de compétitivité, il convient de la protéger !

L’énergie nucélaire une une histoire française de la récouverte de la radioactivité par Henri Becquerel, celle du radium et du polonium par Pierre et Marie Curie, à la création du commissariat à l’énergie atomique en 1945 avec à sa tête Frédéric Joliot et Raoul Dautry, la définition du 1er programme français de centrales nucléaires à uranium naturel par Pierre Ailleret , la décision du Général de Gaulle en 1958 de construire à Pierrelatte une usine d’enrichissement d’uranium … et puis La Hague, Marcoule, Chinon, Saint Laurent, Bugey, Cadarache, … la décision en 1969 par le Président Georges Pompidou d’investir dans des réacteurs à eau lègère pressurisée à Fessenheim, la 1ère centrale à eau légère de Chooz en 1970 … la création à l’initiative de la France de la Société européenne EURODIF, le plan Messmer (1974-1986) … la création d’AREVA en 2001 … etc.

Oui, Emmanuel Macron a raison, le nucléaire est une chance !

Grâce à l’énergie nucléaire, les émissions de CO2 en France (Source : Agence Internationale de l’Energie - 2017) sont de 4,56 tonnes / habitant / an, devant le Royaume uni (5,43), bien loin de la Chine (6.68), de l’Allemagne (8,70), du Japon (8,94), des États-Unis (14,61) ou du Canada (14,99), de l’Arabie Saoudite (16,16) …

Le secteur de l'électricité en France est aussi un contributeur à l’équilibre de la balance commerciale. La France était le dixième producteur mondial d’électricité en 2018 et le premier pays exportateur au monde ; en 2020, sa production nette s'est élevée à 500,1 TWh, elle était le premier pays exportateur d’Europe, avec un solde exportateur de 43,2 TWh.

 

david lisnard David LISNARD
Maire de Cannes
Président de Nouvelle-Energie
Yves d’AMECOURT
Ancien maire de Sauveterre-de-Guyenne
Porte-Parole du Mouvement de la ruralité 

yves damecourt

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