Alors que les moissons 2021 ne sont pas encore terminées dans toutes les régions de France, suite à un été particulièrement pluvieux et un manque d’ensoleillement, le bilan peut apparaître bon en rendement et en qualité pour certains agriculteurs, mais plutôt mitigé, voir mauvais pour les derniers.

Positivement, le prix des céréales grimpe au plus haut depuis ces 5 dernières années. C'est tant mieux pour le revenu des céréaliers sauf à savoir si le prix d’achat compensera la baisse de production.

La commission agriculture du Mouvement de la Ruralité s’inquiète du prix d’achat de l'alimentation animale, déjà élevé, qui risque de subir de nouvelles hausses ; ce qui impacte directement les éleveurs de porcs, volailles, bovins, etc. Les prix de vente de la viande doivent donc logiquement augmenter pour absorber le surplus du coût alimentaire.

Pour LMR c'est bien ce que doit entendre le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, s'il veut réellement respecter la loi Egalim qui a été votée en ce sens. C'est-à-dire prendre en compte l'évolution des coûts de production pour fixer les prix des produits agricoles à la vente.

Les agriculteurs qui ne comptent pas leurs heures et qui ont fait quantité d'efforts sur la qualité et le respect de l'environnement ont déjà payé un lourd tribut cette dernière décennie. Ils ont plus que jamais besoin de revenus pour vivre, mais aussi pour encourager des jeunes à s'installer.

C'est un enjeu crucial pour l'avenir proche, sans quoi le pays manquera de tout et devra importer encore plus de produits alimentaires qui sont loin de respecter toutes les normes françaises de loin les plus drastiques.

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Avec plus de 380.000 participants pour la première manifestation rurale en ligne, la mobilisation à l’appel de la Fédération nationale des chasseurs, des pêcheurs et des agriculteurs, soutenue par le Mouvement de la Ruralité, a été un beau succès.

Dans des conditions sanitaires particulières, malgré certaines fédérations de chasse qui n’ont pas joué le jeu et des manquements dommageables pour une unité nécessaire, la bonne nouvelle vient de la région Nouvelle-Aquitaine, la plus mobilisée dans cette manifestation virtuelle.

Un résultat qui fait chaud au cœur de celles et ceux qui ont appelé à participer massivement en se connectant le samedi 12 juin. Cette belle mobilisation donne de l’espoir pour celle du 20 juin dans les urnes pour défendre nos territoires, l’agriculture, la chasse, la pêche et notre mode de vie dans la ruralité.

Après la démonstration de force des manifestants de Nouvelle-Aquitaine le 12 juin, la liste "Le Mouvement de la ruralité, résistons avec Jean Lassalle" appelle à la mobilisation, dimanche prochain 20 juin, dans les bureaux de vote pour transformer le premier essai…

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Le Mouvement de la ruralité soutient la grande manifestation virtuelle "Laissez respirer les ruraux", organisée par la Fédération nationale des chasseurs, les pêcheurs et les agriculteurs.

LMR demande à tous les ruraux et sympathisants d’y participer activement en se connectant sur le site

https://www.liberteruralite.fr, demain samedi 12 juin de 9H00 à 17H00

Toute connexion vaudra participation à cette manifestation virtuelle, et donc adhésion à notre combat pour la défense de nos libertés et de nos traditions

Elle s’inscrit dans une volonté d’unité. Votre mobilisation est fondamentale pour le succès de cette manifestation.

Vous devez relayer le lien de la plateforme internet qui permettra à chaque personne qui le souhaite d’y accéder et donc de manifester par le biais d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone portable.

Merci d’utiliser tous les leviers permettant de diffuser ce lien le plus largement possible.

 

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L’exode rurale amplifié par les dernières grandes mutations de nos sociétés amène désormais 80 % de la population française à habiter dans de grandes villes. La déconnexion entre les citadins et la nature s’est accentuée avec la montée de l’individualisme et l’essor des technologies modernes, notamment les réseaux sociaux. Même si ces évolutions urbaines de nos modes de vie se perçoivent aussi à l’île de la Réunion, nous demeurons ici, pour l’instant, encore préservés.

Le terme de Ruralité pour une île évoque non seulement la terre, mais aussi les activités de bord de mer, qu’elles soient de pêche, de collecte de coquillages, ou encore de loisirs. La chasse des tangues, des guêpes, les petits élevages familiaux, les batailles coq tout comme la pêche traditionnelle constituent des pans essentiels de notre patrimoine, et le ciment de notre identité qu’il convient de préserver.

Cependant, aussi bien intentionnées soient-elles, de plus en plus de lois « hors-sol », votées en métropole, sont inadaptées à nos spécificités, et conduisent à un sentiment d’injustice grandissant, du bord de mer à nos plus hauts sommets. Il est important d’anticiper et de résister, en intégrant dans le champ politique réunionnais la défense de la Ruralité, avant qu’il ne soit trop tard.

Ces dernières années d’ailleurs, un nouvel ordre moral cherche à nous imposer une égalité, voire une supériorité de l’animal sur l’humain. Les animaux, qu’ils soient de compagnie, de ferme, sauvages ou prédateurs sont devenus la coqueluche des grands médias influençant l’opinion et donc nos politiques. La condition animale devient une thématique parmi les plus débattues dans nos hautes assemblées, avec une surenchère de textes qui, sous couvert de bien-être, visent à faire abolir toute consommation ou utilisation de produits d’origine animale. On criminalise d’abord la souffrance, avant de criminaliser la mise à mort à des fins de consommation.

La France est un grand pays de la gastronomie, et on ne peut pas rester sans réagir face à l’entreprise de culpabilisation du consommateur de viande ou de poisson, face aux attaques incessantes contre toutes les formes d’élevage, qu’elles soient éthiques ou même de subsistance.

Que direz-vous si demain cette mouvance arrivait à faire supprimer le rougail saucisse, le boucané, le poisson rouge, les bichiques, ou encore le cabri massalé ? Vous en ricaneriez, et pourtant en l’espace de 10 ans, cette pensée s’est élargie au point d’influencer désormais nos propres enfants.

En parallèle, les grands groupes industriels se sont engouffrés dans cette nouvelle niche et soutiennent la diffusion de cette idéologie, puisqu’elle leur permet de conditionner le marché tout en verdissant leur image. C’est un signe qui ne trompe pas, entre financiarisation de la nature et boom de l’offre de substituts aux produits d’origine animale, avec même de la viande cellulaire, déjà fortement cotée en bourse.

Nous sommes entrés dans l’ère d’un nouveau choc de société : celui d’une « élite » des villes contre les « invisibles » des campagnes, celui de la nourriture synthétique contre l’alimentation traditionnelle.
Il est pourtant encore possible de tendre ensemble vers une société plus juste, plus responsable et solidaire, avec des modes de production durable, des circuits courts permettant de proposer une alimentation végétale et animale plus saine, de qualité, et respectueuse de l’environnement.

C’est dans cet esprit de préservation de nos droits et libertés essentielles, de conciliation de nos modes de production agricole avec les évolutions sociétales actuelles qu’a été créé Le Mouvement de la Ruralité.

Nous vous invitons aujourd’hui à le découvrir et à le soutenir, pour que l’avenir de nos enfants ne soit pas un monde artificiel sans bruit sans odeur, sans saveur, définitivement déconnecté des réalités… et de la nature.

 

2021 04 28 LMR Reunion 

 L'équipe LMR La Réunion (de gauche à droite) : Mylène VEMINARDI, élue de la commune de Saint-Leu - Jean-François NATIVEL, représentant départemental et outre-mer du Mouvement de la Ruralité, élu de la commune de Saint-Paul - Jean-Louis ATHENE, technicien agricole, référent agricole LMR Réunion - Jorris MAURIN élu de la commune de Trois-Bassins

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