Les années 2021 et 2022 sont celles de l’envolée des prix de l’énergie. Or, selon une note publiée par l’INSEE en décembre 2021, « les habitants des zones rurales ont des dépenses énergétiques beaucoup plus importantes que les citadins », notamment à cause du carburant.

Le mouvement de la ruralité, trois ans après les manifestations des gilets jaunes, souhaite alerter le gouvernement : le prix des carburants a atteint des niveaux records au cours de la semaine écoulée et l’impact de cette dépense sur le coût de la vie est de plus en plus important et principalement en zone rurale et dans les villes moyennes.

Entre le 22 et le 29 janvier, le litre de gazole s’est vendu en moyenne en France 1,6704 € le litre. Du côté de l’essence, la hausse est encore plus marquée : le carburant 95-E10 s’est vendu en moyenne 1,7202 € le litre, en hausse de 2,1 centimes par rapport à la semaine précédente.

Les prix à la consommation du gaz, des carburants ont déjà fortement augmenté entre décembre 2020 et octobre 2021, de l’ordre de 41% et 21% respectivement. Cette hausse se poursuit en 2022 avec, en sus, la hausse du prix de l’électricité. Le 1er février, le prix de l’électricité a augmenté de 4 %.

Selon l’INSEE la hausse des dépenses d’énergie en 2021 était déjà d’un peu plus de 40 euros en moyenne par ménage, dont 20 euros pour les carburants !

En 2017, l’INSEE avait établi que si le budget annuel consacré aux carburants par un ménage atteignait une moyenne de 650 euros en région parisienne, il atteignait 1 550 euros par an pour un ménage habitant dans une zone rurale.

Le surcoût énergie pour un foyer en commune rurale est de 400 € sur l’année.

Sur la base de ces ordres de grandeur, l’INSEE chiffrait le surcoût en carburant – suite à la hausse des prix de 2021 à 12 euros/mois pour un foyer en commune rurale, 10 euros de plus en gaz, 7 euros de plus en électricité et 4 euros de plus en fioul. Soit au total 33 euros (soit près de 400 € sur l’année) de surcoût uniquement dû à la hausse des prix (et 10 euros de plus liés à l’évolution de la consommation énergétique), contre 30 euros de surcoût en moyenne au niveau national. Bien loin des 100 € « inflation » proposés par le gouvernent au mois de décembre.

En 2022, la facture énergétique augmente encore et l’INSEE s’attend à voir l’inflation rester à un niveau élevé durant tout le premier semestre 2022. Selon Julien Pouget, chef du département conjoncture : « La contribution des prix de l’énergie dans l’inflation va diminuer, mais la contribution des produits manufacturés va augmenter. »

À cela s’ajoute une autre dépense qui impacte les zones rurales, l’augmentation de 2% en moyenne des prix de l’autoroute ce 1er février, notamment pour les travailleurs qui se rendent chaque jour des bassins de vie vers les bassins d’emploi.

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Amandine Sanvisens, cofondatrice de Paris Animaux Zoopolis (PAZ), une association de protection animale, estime, dans sa tribune « Manipuler la notion de ruralité pour défendre des pratiques cruelles envers les animaux est malhonnête et scandaleux » sur le site du "Monde", que les partisans de la chasse enferment la ruralité dans une définition qui ne correspond pas à la réalité, avec pour seul objectif de refuser le débat (lire le texte intégral).
Manuel LAUNOY, Président LMR Saône-et-Loire et de Bourgogne-Franche-Comté lui répond.

 

Madame Sanvisens,

Néorural et surtout président du Mouvement de la Ruralité de la Saône-et-Loire et de la région Bourgogne-Franche-Comté, il me paraît nécessaire de répondre à votre tribune.
La Ruralité n'est ni une définition de l'INSEE, ni un concept sorti de la poche de pseudo "Lobbys" que vous pensez combattre.
La Ruralité s'incarne dans un écosystème humain, social et économique de proximité. Elle s'incarne dans la diversité des paysages façonnés par des générations d'agriculteurs. Paysages qui nous permettent d'être une des principales destinations touristiques de notre planète. Paysages qui démontrent que la France est depuis bien longtemps un milieu anthropique.
La Ruralité s'exprime dans les loisirs qui y sont pratiqués et dans ce vivre ensemble, magnifique équilibre entre solidarité, convivialité et divergences d'opinions.

Vous citez votre parcours de vie, je vais faire de même. Petit-fils d'artisans du bâtiment, fils de fonctionnaires, j'ai choisi la voie agricole pour mes études et mon travail. Trois générations, moi inclus, sans un chasseur ni un pêcheur. Libre à vous de me reprocher d'être conseiller en élevage.

En revanche, vous n'êtes ni une bobo parisienne comme vous prétendez l’être pour vous victimiser, ni une rurale.
Vous êtes l‘une des chefs de file de la mouvance antispéciste animaliste, ce qui comme le fait d'avoir l'esprit rural n'est ni conditionné à votre origine géographique ni à votre lieu de vie.

Les chasseurs et les pêcheurs ne tentent pas de s'accaparer une notion de ruralité (??), ils en sont un élément.
Il n'y a nulle entrave au débat démocratique puisque les représentants de nos deux points de vue sont entendus avec la même attention par les élus de la République. Cela s'appelle la démocratie.
Voudriez-vous que seuls les antispécistes aient voix au chapitre pour dicter aux habitants des campagnes la façon dont ils doivent vivre?
Oui seuls les êtres humains sont considérés comme les acteurs de la ruralité. Ce sont eux qui souffrent de la désertification rurale : fermeture des classes d'école, fermeture des commerces de proximité, éloignement des services publics (santé et administratifs); problématiques de l’emploi et de la mobilité; problématique du vieillissement…
Ce sont eux qui, grâce à une pléthore d'associations, entretiennent les campagnes, les chemins de randonnée et plus globalement le paysage. Ce sont eux qui, par les impôts, financent les collectivités locales.

Après les cirques, votre nouvelle cible est la pêche de loisir. Vous attaquez plus d'un million de licenciés qui participent à l'entretien des berges, des frayères et qui sont les premiers lanceurs d'alerte en cas de pollution halieutique.
Un volume d'heures de bénévolats considérable que nul service public n'est capable de mettre en place.
Les chasseurs ne sont pas en reste au regard des kilomètres de haies replantées chaque année, le comptage des gibiers, la surveillance sanitaire ou encore la réintroduction d’espèces.
Enfin, il faudrait oublier votre image d'Épinal qui moque le citadin. Les quelques mésententes entre citadins et ruraux qui sont relayées par la presse sont anecdotiques en rapport aux millions de nos compatriotes qui viennent profiter de la campagne ou retrouver leurs villages d’enfance.
Nous avons tous plaisir de voir nos villages revivre à partir des beaux jours avec des personnes que nous apprécions et respectons. Le vivre ensemble !

Votre seul souci, comme vous le soulignez, est que 88 % des maires sont des maires ruraux. Dans ces 88% de communes rurales, il y a un conseil municipal composé de personnes élues pour leurs compétences ou opinions. Et oui il y a des élus qui sont chasseurs, ou pêcheurs ou éleveurs.
Encore une fois: c'est la démocratie.

La conclusion de votre tribune est très claire.
Vous appelez à supprimer le droit d'expression à ceux qui s'opposent à vos idées antispécistes. Hélas nous sommes nombreux à ne pas vouloir être muselés par votre idéologie mortifère.
Que vous encouragiez la protection des espèces commensales (sinanthropes) c'est-à-dire les rats, les pigeons, les punaises de lit et j'en passe, est une chose qui ne regarde que vous et vos voisins. En revanche l'interdiction à terme de toutes les activités d'élevage ou de loisirs liés aux animaux, car tel est le projet antispéciste, amènerait à la destruction de nos emplois, de nos produits de terroirs, de notre gastronomie, de nos paysages et de notre joie de vivre.

Je préfère "être heureux comme Dieu en France" que vivre sous le joug d’antispécistes sectaires.

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A l’appel de l'association pour le développement et la défense du monde rural (Alma Rural), des milliers de manifestants ont défilé dans le centre de la capitale espagnole pour protester contre les lois qui "détournent" le monde rural. « La plupart du temps, les politiques sont élaborées par des gens qui ne vivent même pas à la campagne, ils ne connaissent pas non plus le travail en faveur de l'environnement que font les gens qui vivent à la campagne », dénoncent les organisateurs, «(…) et dont les activités  sont continuellement menacées par des réglementations incohérentes, ainsi que des actions qui visent clairement à mettre un terme à leur activité ».

Plus de 300 associations et groupements, tous secteurs concernés étaient présentes, parmi lesquelles des éleveurs, des agriculteurs, des chasseurs, des pêcheurs, du monde du cirque… à pied, en cheval, sur des charrettes ou des tracteurs.

Eddie Puyjalon, président du Mouvement de la ruralité, a été la seule personnalité politique invitée à participer et à s'exprimer. Dans son discours, il a appelé à l'union des forces vives de la ruralité en Espagne, mais aussi dans toute l'Europe et à ouvrir des discussions pour des listes de la ruralité aux prochaines élections européennes.

Il a appelé à combattre la religion verte qui veut la mort de nos racines, à lutter contre les antispécistes et autres animalistes.

Concluant par son expression : liberté, égalité, fraternité et ruralité libre !

Eddie puyjalon à Madrid
Voir l'intervention d'Eddie Puyjalon

 

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En apparence très exportatrice, l’agriculture française accumule en fait les difficultés dès que l’on se penche sur les détails. Pour répondre à ces défis, Angélique Delahaye et Yves d’Amécourt, agriculteurs, anciens élus locaux et membres du Mouvement de la Ruralité, appellent à trouver les moyens d’une meilleure rémunération des agriculteurs.

Constat amer. L’agriculture et le monde rural intéressent peu nos gouvernants et ceux qui aspirent à gouverner… Elle fut absente du discours du président de la République, jeudi 9 décembre, alors que la France s’apprête à prendre la présidence de l’Union Européenne, si ce n’est à travers l’évocation des « clauses-miroirs » – indispensables – et la lutte contre le concept écologiste fumeux de « déforestation importée » qui vient s’ajouter à celui « d’eau virtuelle exportée ». Elle fut absente aussi des débats lors du congrès des Républicains. En France, constatons qu’on s’intéresse le plus souvent aux problématiques urbaines et, de temps en temps, au monde rural. Lorsqu’il y a un accident de chasse ou un coq jugé en appel.

Pourtant, l’heure est grave. La France importe 60 % des fruits qu’elle consomme. 40 % des légumes. 50 % de la viande blanche et 25 % de la viande rouge. 75 % des fleurs coupées ! S’il n’y avait, pour la rendre excédentaire, l’exportation des céréales, des vins et des spiritueux, la balance commerciale agricole de la France serait largement déficitaire ! L’Allemagne, depuis qu’elle a pris le taureau par les cornes au début des années 2000 et les mesures Schröder/Hartz, dispute désormais à la France son statut de leader agricole de l’Europe.

La France dispose de toutes les ressources, mais elle manque cruellement d’industries de première et deuxième transformation

L’exemple de la sylviculture est édifiant. Nos bois sont exportés pour être transformés dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère, et quand ils reviennent en France, c’est sous la forme de produits finis… Lorsque l’on veut construire en bois, la plupart des matériaux sont importés, soit d’Europe du Nord (charpente), soit des pays exotiques (menuiseries), alors que la France dispose de toutes les essences et de toutes les ressources. Mais elle manque cruellement d’industries de première et deuxième transformation. La balance commerciale de la filière bois en France est déficitaire de 7 milliards d’euros.

Dans le même temps, la Politique agricole commune (PAC) de l’Europe est devenue une vaste politique environnementale différenciée, ni vraiment agricole, ni vraiment commune, qui agit a contrario de la souveraineté alimentaire du continent et de la France. La stratégie “Farm to fork” (de la ferme à la fourchette) adoptée en octobre dernier par le Parlement européen, en se donnant des objectifs de « réduction des pesticides » et d’augmentation de l’agriculture « biologique », risque fort de sacrifier un peu plus encore notre autonomie alimentaire et l’avenir de nos agriculteurs. Ce discours idéologique qui ignore tout ou presque des réalités scientifiques est en train de tuer à petit feu tous les efforts de l’agriculture européenne et les fruits des progrès de l’agronomie.

Cette politique, basée sur une idéologie mortifère, a un impact direct sur le moral et sur le revenu des agriculteurs. La moitié d’entre eux a plus de 55 ans et aspire à la retraite dans les dix ans qui viennent. Une grande partie ne transmettra pas son exploitation faute de candidat. Pour limiter l’impact de sa stratégie sur les revenus des agriculteurs, le Parlement européen a demandé à la Commission d’intensifier ses efforts – y compris par l’adaptation des règles de concurrence – pour renforcer la position des agriculteurs dans la chaîne d’approvisionnement.

En France aussi, on est loin du compte. Les débats sur la loi “égalim” ressemblent fort à un pansement français sur une jambe de bois européenne. Il suffit d’interroger les premiers concernés pour constater avec eux que si les prix des productions agricoles et forestières ont augmenté récemment, ils ont le plus souvent retrouvé les niveaux de rémunération d’il y a… 40 ans.

Le revenu agricole doit être notre seule priorité, car il conditionne toutes les autres

Nous disposons pourtant d’une solution éprouvée pour permettre aux agriculteurs français d’améliorer leur revenu tout en taxant les produits d’importation : c’est ce que l’on a appelé au cours des sempiternels débats depuis 20 ans la « TVA sociale », la « TVA antidélocalisation », la « TVA relocalisation », la « TVA équitable », etc. Toujours évoquée, jamais mise en place faute de courage politique pour l’appliquer et de discours pédagogique pour l’expliquer. Appelons-la aujourd’hui « TVA souveraineté » ! Il s’agit de faire basculer un certain nombre de charges sociales des salaires et/ou des revenus agricoles, vers la « valeur ajoutée ». Taxer la « valeur ajoutée » plutôt que les salaires permettrait de retrouver un équilibre concurrentiel nécessaire entre production nationale et production importée et de redonner une chance à la souveraineté alimentaire nationale, tout en améliorant le revenu agricole.

Un revenu qui pourrait être complété judicieusement et logiquement par une part de la taxe carbone dont le prix s’envole (88,88 € la tonne, le 8 décembre 2021), qui est payée par les émetteurs de CO2, pour saluer et rémunérer les efforts constants des agriculteurs et des sylviculteurs qui fixent le carbone dans leurs productions et dans les sols, participant ainsi activement à la lutte d’intérêt général planétaire contre le changement climatique.

Le revenu agricole doit être notre seule priorité, car il conditionne toutes les autres : le bien-être et le moral des agriculteurs, la qualité des productions agricoles, l’investissement, la protection contre les aléas climatiques et économiques, la transmission des exploitations et l’installation des nouvelles générations. Bref, tout ce qui permettra la souveraineté alimentaire de la France !

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En France nous n’avons jamais eu autant de fonction publique et aussi peu de service public. On ferme des services publics un peu partout, et, dans le même temps, les effectifs de la fonction publique augmentent (+963000 depuis 1997).

Taux de bureaucratie

Taux de personnel autres que médical ou paramédical dans les hôpitaux (source OCDE)

 

De ce long processus naît une incompréhension de la population … Le fossé se creuse entre le public et la fonction publique.

Dans tous les services de l’État et des collectivités territoriales, la France s’est fait une spécialité de la sur-administration. Ainsi selon un rapport de l’OCDE (graphique) : 33,7% des effectifs des hôpitaux sont des emplois autres que médicaux ou paramédicaux. Contre 25,8% en Allemagne.

33% versus 25% ! Cette différence on la retrouve à peu près partout, dans tous les ministères, à tous les étages de l’administration, tant le nombre de lois, de normes, de règlements, de procédures, est pléthorique.

Ainsi l’objectif de passer de 33% à 25% des effectifs de la fonction publique en charge de l’administration, permettrait de rendre au “service public” 8% des effectifs (75% contre 66% actuellement).

Si l’on estime à 5,613 millions le nombre des fonctionnaires en France (Source FIPECO). Cette action d’envergure consistera à faire basculer de l’administration vers les services publics, des bureaux vers le terrain, 45.0000 fonctionnaires.

L’objectif est donc : moins de bureau et plus de lits dans les hôpitaux, moins de bureaux et plus de classes dans l’éducation nationale, moins de bureaux et plus de policiers et de gendarmes sur le terrain, etc. Depuis quelques dizaines d’années l’Hôpital ferme des lits, l’éducation nationale ferme des classes, le ministère des fiances ferme des antennes locales … Mais tous ouvrent des bureaux ! C’est exactement le contraire qu’il faut faire !

Ce travail a aussi une déclinaison dans les entreprises. En effet, en France, dans les entreprises, en moyenne, ce sont 142 jours de travail par an qui sont consacrés à la gestion administrative. C’est autant de temps perdu pour créer de la valeur et du PIB.

Selon une étude menée par Sage et Plum, la perte de productivité à cause des tâches administratives en France serait de 7,7% du temps de travail contre 3,7% en Allemagne.

Selon Aymeric Belaud (IREF) : « Les agriculteurs, en 2016, passaient tous en moyenne 9 heures par semaine à remplir des formulaires pour 57 heures de travail hebdomadaire et 12% d’entre eux étaient même occupés plus de 15 heures par semaine par des papiers administratifs

Tendre vers un objectif de 3,7% serait un réel progrès et permettrait un gain de productivité de 22 milliards d’euros par an ! Autant dire que la simplification de l’administration en entreprise serait à elle seule un sacré plan de relance pour nos entreprises.

 2021 11 10 effectifs de la fonction publique

Les effectifs des trois fonctions publiques étaient de 5 613 000 personnes à la fin de 2019, soit 21 % de plus que fin 1997 (+ 963 000)
alors que l’emploi total (public et privé) a augmenté de 16 % sur cette période (FIPECO)

 

  1. Notre premier objectif est de passer le taux de bureaucratie de 33% à 25% dans la fonction publique ;
  2. Le second est de diviser par deux les contraintes administratives imposées par l’État (et autres administrations) aux entreprises.

A la source, nous souhaitons supprimer des lois, des normes et des règlements !

  • Proposer au parlement une législature pour délégiférer. Commencer par supprimer les lois qui n’ont jamais été suivies d’un décret d’application et proposer au parlement d’instaurer un processus de caducité des lois.
  • Engager les Agences qui éditent des normes dans cette même voie afin de supprimer des normes ; les normes doivent répondre à des problèmes identiques avec des solutions communes, elles ne peuvent pas imposer les mêmes solutions à des problèmes différents ;

Dans les services, nous souhaitons rechercher la performance collective

  • Créer dans les administrations des groupes de travail suivant la méthode de l’analyse de la valeur (value analysis) afin de proposer des solutions de simplification administrative permettant tout à la fois d’améliorer le service public et de diminuer la charge administrative ;


Pour chacun, nous souhaitons encourager et renforcer la responsabilité individuelle

  • Nous croyons à l’initiative individuelle et à la responsabilité ; nous souhaitons la permettre chaque fois que c’est possible ; La hiérarchisation de la décision est bien souvent la négation du bon sens.
    Dans les entreprises, débusquer les tâches administratives inutiles imposées par l’État ;
  • Nous créerons des groupes de travail suivant la méthode de l’analyse de la valeur (value analysis) selon un panel à définir, avec à la fois des acteurs de l’entreprise et des acteurs des administrations, afin de répertorier les tâches et de les analyser afin de proposer des solutions de simplification administrative permettant tout à la fois de répondre au besoin du service public et des entreprises et de rendre du temps aux entreprises en diminuant la charge administrative ;

Il s’agit, à effectif constant, de diminuer la bureaucratie.

L’idée est d’utiliser les compétences en interne et d’être accompagné du point de vue de la méthode par des consultants éprouvés qui disparaîtront au fur et à mesure du processus de transformation et de formation d’un certain nombre de fonctionnaires. Gage d’une appropriation et d’un bon transfert méthodologique.

Cette mesure ne coûte rien, si ce n’est l’accompagnement par des experts extérieurs, et, dans un deuxième temps, la mobilisation des effectifs ainsi libérés des tâches administratives, pour accompagner le changement : formation des personnels, création des passerelles des services administratifs vers les services publics, conception des projets de transformation, implémentation.

A cette occasion et de manière subsidiaire, lorsqu’aucune passerelle n’est possible vers des tâches de service public, on pourra permettre le non-remplacement des départs à la retraite de fonctionnaires occupés par les tâches administratives. Soit environ 40000 par an (= 33% d’environ 125000 par an dans les prochaines années. 55 000 pour la fonction publique d’État, 45 000 pour la territoriale et 25 000 pour l’hospitalière).

On profitera de ce travail sur le fonds pour introduire la “digitalisation” dans les processus administratifs. Ce qui n’est pas fait aujourd’hui. L’administration parle aujourd’hui de “dématerialisation” qui consiste le plus souvent à remplacer le courrier par l’e-mail et la photocopie par le scanner…

Pendant cette période de changement et afin de disposer des effectifs nécessaires pour accompagner le changement, on procédera à une augmentation de la durée effective du travail dans la fonction publique sans nécessairement toucher à la durée légale.

En effet, la fiche de l’encyclopédie sur la durée annuelle du travail dans la fonction publique montre qu’elle est en moyenne, pour un temps plein, de 1 577 heures en 2018 (enseignants compris), soit 2 % de moins que la durée légale (1 607 heures) et 8 % de moins que celle des salariés du secteur privé (1 708 heures). Cet écart avec le secteur privé résulte surtout du nombre de jours de congés et de RTT (37 dans le secteur public hors enseignants et 27 dans le secteur privé).

Il peut s’agir par exemple de la suppression des régimes dérogatoires, notamment dans les collectivités locales (journées du maire, durée hebdomadaire inférieure à 35 heures en application d’accords passés avant 2002…), une réduction de l’absentéisme et le maintien du volume actuel d’heures supplémentaires.

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