Depuis le début de la crise russo-ukrainienne, les yeux sont rivés sur l’Europe de l’Est. Néanmoins, la vie politique continue de se jouer en sourdine et le président de la République a repris ses petites habitudes, comme d’autres le firent en leur temps, de faire fuiter par un conseiller lambda ou un ministre.
Ainsi, une information passée quasiment inaperçue a pointé son nez dans la presse régionale et n’a pas été reprise par les ténors de la politique hexagonale, la guerre l’invisibilisant, et donnant le ton du futur mandat du président actuel s’il était réélu.
Ainsi, si l’on en croit les informations de La Voix du Nord , Sud-Ouest , La Nouvelle République  et d’autres… relayée et cachée sur certains blogs d’enseignants , Emmanuel Macron envisagerait de supprimer le CAPES lors de son prochain mandat.
Le moins que l’on puisse dire est que cette information est passée à la trappe mais qu’elle serait lourde de conséquences si le président actuel souhaitait l’appliquer.

La suppression du CAPES

 Le Mouvement de la Ruralité est très inquiet de cette information.
La suppression du CAPES, Certificat d'Aptitude au Professorat de l'Enseignement du Second degré, est le passe obligatoire pour enseigner et être titulaire de son poste pour un enseignant.
Il est aussi l’assurance pour les parents et les élèves d’avoir dans les salles de classe un enseignant certifié, aux compétences pédagogiques et savoirs certifiés.

En ce sens, la suppression du CAPES posera de nombreux soucis et Le Mouvement de la Ruralité s’élève contre un tel projet :

  • La position de la France parmi les pays de l’OCDE, Organisation de Coopération et de Développement Economiques, au classement PISA, Programme International pour le Suivi des Acquis est en baisse et révèle non seulement une dégradation du niveau des élèves mais aussi des inégalités croissantes. Une suppression du CAPES imaginée par M. Macron ne fera qu’accentuer celle-ci,
  • L’affectation des enseignants, nouveaux capétiens, disparaîtra et entrainera donc une vacance de postes dans le milieu rural, en lien avec les problématiques rurales dont nous parlerons ci-après,
  • Le recrutement des futurs formateurs se fera sous quelle forme, avec quel niveau, et suivant quels critères ?

Ces questions et inquiétudes, Le Mouvement de la Ruralité vous les pose directement, M. Macron.

La ruralité en danger

La ruralité n’est pas une variable d’ajustement au gré des politiciens qui n’osent pas prendre les problèmes à bras le corps et se trompent de ficelles pour dénouer les nœuds de la problématique française de la surcharge de ses fonctionnaires.
Le Mouvement de la Ruralité croit en certaines valeurs et celle de l’instruction, de la transmission des savoirs est primordiale pour nous.
Nos villages meurent d’un désintérêt total de l’Etat qui les a abandonnés au profit des cités et banlieues.
Supprimer le CAPES, c’est supprimer les affectations de jeunes enseignants dans nos campagnes, dans des petits villages qui ne comptent parfois qu’un millier d’habitants. A court terme, cela équivaut à fermer des collèges de 80/100 élèves et faire mourir nos bourgs, tout comme les fermetures d’écoles primaires ont provoqué un exode rural des tout petits villages.
Pourquoi ?
Non, nous n’exagérons pas. Nos campagnes sont moins attractives que les métropoles, moins attractives que des centres urbains développés : manque d’activités culturelles, problématiques de services publics, de transports, d’accessibilité, de médecins, d’hôpitaux… La liste est longue.
Le Mouvement de la Ruralité dénonce avec force cette marche forcée vers les fermetures de nos établissements scolaires ruraux, la marche vers la mort de nos campagnes, la marche vers des regroupements scolaires où chaque élève ne sera plus qu’un numéro.

Le Mouvement de la Ruralité ne peut imaginer que dans un avenir proche les enfants de la ruralité seront entassés par centaines dans des cités scolaires de 3 à 18 ans.
Quid de nos enfants qui devront se lever le matin à 5h pour attraper un bus qui les conduira dans un regroupement ?
Quid du harcèlement scolaire quand des enfants en bas âge côtoieront des grands ?
Quid de la qualité de l’enseignement dans une petite école où chaque enseignant connait ses élèves, ses parents ?

Le recrutement des formateurs

Le Mouvement de la Ruralité s’inquiète aussi dans la logique de M. Macron de cette suppression du CAPES sur la qualité des enseignants.
Tout le monde n’est pas fait, destiné à devenir enseignant.
Un enseignant est une personne aux savoirs, aux compétences pédagogiques certifiés. Personne ne peut s’improviser professeur.

Cette volonté de M. Macron de détruire le CAPES nous pose de nombreuses questions encore. Car il faut bien le dire, la volonté présidentielle est de réduire le nombre de fonctionnaires et amener l’Education Nationale vers un fonctionnement privé.
Quel niveau scolaire sera exigé pour enseigner ? Actuellement, le niveau requis est un BAC+5. Nous voyons déjà poindre avec cette privatisation de l’enseignement une forte baisse des prérequis. Un exemple récent dans le médicosocial a montré les limites des recrutements de salariés non diplômés en EHPAD. Voulez-vous cela pour vos enfants.
Quels seront les critères de recrutement ? Comment seront évaluées les compétences nécessaires à la transmission ? Par un questionnaire en ligne, par un entretien de 15 minutes par visio-conférence ?
Qui sera chargé du recrutement des formateurs ? Va-t-on confier à Pôle Emploi la charge de ce recrutement ? Les agents de Pôle Emploi sont-ils formés à valider une candidature de professeur ?
Vous imaginez-vous confier l’instruction de vos enfants à des personnes qui n’ont pas les connaissances et appétence pour transmettre ? Si vous avez un doute sur cette question, demandez-vous si vous laisseriez un mécanicien, un boulanger, un informaticien… pratiquer une césarienne sur votre fille de 25 ans.

A toutes ces questions, Le Mouvement de la Ruralité répond par la négative.

Une attaque ciblée en 2 axes avant d’être étendue…

Nous ne sommes pas dupes.

Derrière les dépenses pharaoniques de l’Etat, un « quoi qu’il en coûte » que nos enfants vont rembourser pendant 67 ans , des fraudes fiscales estimées à plus de 50Md€ selon Charles Prats (1), des factures de cabinets conseils se chiffrant en centaines de M€ …se cache un plan plus pervers et destructeur de nos campagnes, de la ruralité que nous défendons.
Emmanuel Macron souhaite faire des économies sur le fonctionnement de l’Etat en réduisant drastiquement le nombre de fonctionnaires, à défaut d’être lui-même économe et gestionnaire en bon père de famille.
En effet, si son plan démagogique fonctionne, il sera la brèche lui permettant de supprimer le statut de fonctionnaire, réforme que les français pourraient accueillir d’un œil clément tant leur désamour de la fonction publique s’est accentué depuis 30 ans et lui permettant aussi de câliner un électorat libéral en quête d’un candidat.

Autre conclusion à tirer de ce projet macronien : pratiquer un exode rural « naturel » satisfaisant ainsi les engagements signés au niveau européen sur le pacte vert. Pacte vert qui impose à l’échéance 2030 une surface de 10% du territoire français en « protection forte » sans aucune activité humaine (10).
Soit une disparition programmée des ruraux des campagnes.

Le Mouvement de la Ruralité propose

Le 15 février dernier à Paris, Le Mouvement de la Ruralité invitait tous les candidats à la Présidentielle à s’exprimer sur les 30 propositions de la ruralité.
Parmi elles, l’éducation nationale et le monde enseignant étaient largement cités.

Le Mouvement de la Ruralité souhaite :

  • Le développement d’établissements éducatifs de qualité sur tout le territoire visant ainsi le maintien et création des classes, 
  • Un investissement financier dans le domaine du scolaire, strictement égalitaire entre les villes et les campagnes,
  • Une implantation de collèges et des lycées de taille moyenne en milieu rural permettant aux élèves des campagnes de ne pas effectuer des voyages interminables, matins et soirs vers leurs établissements, 
  • Le dédoublement des classes de primaire (CP et CE1) quand elles sont trop chargées, à l’instar de ce qui est acté pour les banlieues, 
  • Un renforcement de la formation des enseignants au fil de leur carrière, 
  • Le remplacement systématique des enseignants absents dans la ruralité et non le regroupement avec un autre professeur de leur école/collège/lycée.

      Le Mouvement de la Ruralité interpelle ce jour le président de la République sur ses intentions électorales et lui demande d’expliquer son projet sur un grand média national.

 


(1) : Cartel des Fraudes1 et Cartel des Fraudes 2 de Charles Prats, Edition RING, 2020 et 2021

 

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Le samedi 13 novembre 2021, le Conseil national du Mouvement de la Ruralité (LMR), réuni à Paris, a acté à l’unanimité de ses membres présents sa ligne politique pour les prochaines échéances électorales.
Fort de ses très bons résultats aux dernières élections régionales en Nouvelle-Aquitaine, devançant dans de nombreux territoires ruraux les grands partis traditionnels, faisant mieux que LFI et LO au niveau régional et faisant mentir les commentateurs de la vie politique et les sondages, LMR s’engage résolument vers l’avenir.

Le Conseil national a acté à l’unanimité de ses membres présents :

  • la coprésidence du groupe des jeunes pour la France Rurale avec Clémence Rousseau et Guillaume Forquet de Dorme. Ils seront en charge de la dynamique jeunes pour le Mouvement de la ruralité.
  • la création du groupe agricole avec une coprésidence avec Marie-France Dabert et Manuel Launoy étoffée par de nombreux responsables agricoles répartis sur l'ensemble de la France comme Catherine Laillé, Séverine Besson et Amélie Rebière.

Avec une forte dynamique de sa représentation dans tous les territoires, Le Mouvement de la Ruralité va peser sur l’élection présidentielle en étant force de proposition pour la France rurale.

LMR invitera tous les candidats à la présidentielle à venir signer les 30 engagements pour la ruralité lors d’une réunion à Paris début 2022. Par la suite, LMR rendra compte publiquement des signatures, accompagné d’une analyse détaillée des engagements signés par les différents candidats.

LMR s’engagera aux élections législatives sur toutes les circonscriptions de France pour asseoir sa représentativité et s’inscrire dans la continuité.

Outre les circonscriptions symboliques où LMR s’engagera pour peser électoralement contre les députés sortants signataires du RIP, les députés animalistes, antichasse et antispécistes comme Loïc Dombreval, Éric Diart et bien d’autres, l’objectif sera d’avoir les premiers députés du Mouvement de la Ruralité à l’Assemblée nationale et de représenter une force de proposition et de défense de la France rurale.

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Le gouvernement n’en rêvait pas, mais il l’aura… le retour des gilets jaunes. Ceux de la première heure, les impactés de la hausse des carburants et de la perte du pouvoir d’achat.

Jean Castex et Bruno Le Maire n’ont toujours pas compris. Ils choisissent la fausse bonne solution avec le chèque carburant. Une mesure injuste qui laissera de nombreuses familles au bord du chemin.

L’État dispendieux se gave de taxes en tous genres. Celles sur les carburants en sont le premier exemple puisqu'elles pèsent plus de 40%, pour atteindre 86 % avec la TVA, sur le prix payé à la pompe !

Le pire, c'est que les ruraux, sans autre choix que de devoir utiliser leur voiture, sont les premiers impactés par l'actuelle hausse record du carburant et subissent de plus la disparition des services publics.

Ajouté à cela l'augmentation du gaz, celle de l'électricité due à la mauvaise politique énergétique de la France orientée par dogmatisme vers les énergies renouvelables coûteuses, inefficaces, et impactantes pour les ruraux, c'est la double peine assurée !

Pendant ce temps, l’armée dans certaines régions se fait livrer du carburant d’Espagne, tant il est vrai que le précieux combustible coûte nettement moins cher chez nos voisins ibériques, alors que le prix du baril est le même pour eux !

La colère gronde, Paris et ses énarques politiciens qui ne font plus le plein de leur véhicule depuis longtemps, qui ne comptent pas les centimes à la fin du mois, feraient bien de prendre conscience de la tension qui monte, car la fin de l’année pourrait revoir rejaunir les ronds-points de la France en colère.

 

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Dorénavant l’épée de Damoclès plane sur les produits dérivés aux senteurs de la Provence. Sous l’égide de l’évolution de la directive Reach, l’Europe pointe son glaive sur les plantes aromatiques, fleurons des savoir-faire français, à l’image de l’inscription en 2018 de la pratique de la culture de la lavande dans les Hautes Alpes au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Le Mouvement de la Ruralité s’inquiète d’une nouvelle réglementation européenne qui viserait à interdire telle ou telle molécule et qui conduirait à classer ces produits naturels comme dangereux pour la santé, et à les remplacer par des molécules de synthèse. Interdits le miel de lavande, le nougat de Montélimar, les huiles essentielles de thym, romarins et sauge que l'on retrouve dans l'aromathérapie, les infusions, les parfums, les savons… !

La seule filière lavande en France pèse plusieurs milliards d’euros de chiffres d’affaires et représente 2.500 producteurs, 130 distilleries, et 300 entreprises dans la parfumerie, la cosmétique, l'aromathérapie.

Le Mouvement de la Ruralité soutient l’action des lavandiculteurs et autres professionnels visant à alerter les politiques et l'opinion publique afin d'empêcher le classement de leur production en produits chimiques, et ainsi préserver un écosystème emblématique du sud-est de la France.

LMR appelle les citoyens à soutenir massivement la pétition en ligne, lancée le 26 juillet 2021 par l’union des professionnels de la filière Plantes à Parfum, Aromatiques et Médicinales (PPAM) "contre la disparition des huiles essentielles et des produits naturels", à l'adresse de la Commission européenne.

Signer la pétition ici

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La page des élections régionales et départementales vient de se tourner. Nous pouvons commencer l’heure du bilan des grandes lignes dans un premier temps et dans un second nous affinerons les résultats plus en détail.

Le résultat obtenu au premier tour de la liste « Le Mouvement de la ruralité, résistons avec Jean Lassalle » en Nouvelle-Aquitaine est une véritable satisfaction et une surprise pour les observateurs politiques. Il faut dire qu’avec une armée de sondeurs jouant contre notre formation, publiant des intentions de vote à 2%, pourcentage pris pour argent comptant par les journalistes de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à longueur de journée, il y avait là, toutes les raisons de démotiver le moindre électeur, considérant qu’à 2% on n’allait rien peser dans ces élections. De même, on peut dénoncer un véritable déni de démocratie devant l’exclusion à certains débats et aux grands articles égalitaires avec les autres candidats dans le journal Sud Ouest sur la base de ces sondages. Voilà, chers amis, comment on influe sur le cours d’une campagne électorale !
Pourtant, avec ces fauteurs de troubles, nous avons fait mentir les sondages. Nous avons fait plus fort que LFI de Mélanchon et sa tête de liste Clémence Guetté, qui elle, était invitée aux différents débats. Au final, c'est incroyable pied de nez à la démocratie de voir les 104.000 voix de notre liste non représentées à la Région par la faute d'un mode de scrutin défavorable et qui pénalise une fois de plus la ruralité. Comment après de telles aberrations démocratiques, ne pas encourager l’abstention !

Dans d’autres régions, nous avons eu quelques élus et nous les en félicitons :

  • en Auvergne-Rhône-Alpes, sont élus Marie-France Dabert et Christophe Fournier,
  • en Normandie, Pascal Marie,
  • en région Sud, Jean-Paul David.

À noter quelques candidats à la porte de l’élection et qui peuvent suivant les démissions et autres aléas de la vie politique accéder au poste de conseiller régional.

Dans tous les départements nos scores en milieu rural ont explosé au grand jour, mieux, dans plusieurs départements nous devançons Les Républicains et LREM avec des communes où nous arrivons en tête ! Incroyable situation et belle performance pour ceux qui ne devaient faire que 2% face aux chouchous des sondages.

Pour les départementales, les résultats sont en demi-teinte, nous avons malheureusement perdu sur deux cantons où nous étions sortants. Outre la réélection de Benoît Desenlis dans le Gers, nous avons eu de belles surprises comme avec Jean-François Nativel sur le 19ème canton de la Réunion et Sébastien Lys comme suppléant en Charente-Maritime.
Pour d’autres la bataille aura été rude, les scores intéressants, certes la réussite n’aura malheureusement pas été au bout de l’engagement pour Martine Aury (85), Sonia Colemyn (33),  Kévin Grenot (88), Jordan Grosse-Cruciani (88), Jérôme Prémartin (72), Michel Rezk (83).

Nous félicitons toutes celles et tous ceux qui ont porté les couleurs et les valeurs du Mouvement de la Ruralité. Votre engagement a honoré notre famille politique et le monde rural en général. Certains résultats sont très prometteurs et ils augurent des lendemains qui chantent et qui porteront notre Mouvement sur le long terme avec la possibilité de se fixer des objectifs.

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