Quand les chasses traditionnelles sont condamnées à tort

Le Conseil d’État vient de donner raison à la LPO et à One Voice en annulant les autorisations ministérielles de chasser les oiseaux migrateurs (vanneaux huppés, pluviers dorés, alouettes des champs, grives et merles noirs au moyen de cages ou de filets, pour non-conformité au droit européen relatif à la protection des oiseaux.

Dans ce jugement, il considère que le ministre n’a pas apporté les preuves nécessaires à leurs questionnements. Or qui peut croire qu’une ministre aux racines d’EELV, opposante à la chasse, puisse s’enquérir de façon optimale des réponses étayées à leur apporter.

Pourquoi condamner une pratique traditionnelle aux prélèvements limités et parfaitement sélectifs puisque seul, le chasseur décide de déclencher le filet pour attraper l’oiseau autorisé et convoité ?

Alors que dans un même temps, l’Europe tolère des millions d’oiseaux protégés tués par les centaines de milliers d’éoliennes en Europe ; 18 millions d’oiseaux par an rien que pour l’Espagne - source Sociedad Española de Ornitología (SEO Birdlife) - selon le communiqué de presse du Conseil National pour la nature (lire le communiqué), auquel on peut rajouter d’autres millions tués par les chats et les perturbateurs endocriniens… sans sélectivité évidemment !

Les juges du Conseil d’État ont-ils passé une seule journée avec un chasseur d’alouettes ou de vanneaux aux filets ? La réponse est forcément NON, car ils sauraient la sélectivité absolue de ce type de chasse ! Ces juges condamnent des pratiques en petites quantités et pendant ce temps-là, sans mot dire des mêmes associations animalistes, des myriades de filets verticaux tendus sur les côtes africaines qui détruisent sans discernement des centaines de milliers d’oiseaux migrateurs traversant la méditerranée.

Le Mouvement de la ruralité dénonce un acharnement culturel et traditionnel de la part des orchidoclastes environnementaux… Plus que jamais une charte des traditions européennes doit-être proposée et il est urgent de sortir la tutelle de la chasse des griffes du ministère de l’Écologie pour un véritable secrétariat aux ressources renouvelables incluant la chasse, la pêche, la mer et la forêt au sein du ministère de l’Agriculture.