RIP pour les animaux : LMR acteur du retrait de la signature du secrétaire d'État à la ruralité

Le Mouvement de la Ruralité ne pouvait rester sous silence et sans agir contre l'annonce de Joël Giraud, secrétaire d'État à la ruralité, de sa signature pour le projet de référendum d'initiative partagée (RIP) pour les animaux.

Il était inacceptable pour LMR qu'un secrétaire d’État à la ruralité puisse s’inscrire dans cette logique antispéciste.

Fin août, le président du Mouvement de la Ruralité a interpellé par courrier le chef du Gouvernement Jean Castex pour lui demander de faire retirer à son secrétaire d'État sa signature pour le RIP (lire ci-dessous).

La demande fut suivie d'effet quelques jours plus tard, avec l'annonce de Joël Giraud informant qu'il ne signerait pas ce RIP !

 

Monsieur le Premier ministre,

C’est une nouvelle fois au titre de président du Mouvement de la ruralité que je me permets de vous écrire, après vous avoir proposé une rencontre pour aborder la relance économique de la ruralité. Cette fois, je souhaiterais attirer votre attention sur un signal négatif porté sur le monde rural par un membre de votre gouvernement.

En effet, à peine Monsieur Joël Giraud a-t-il été investi secrétaire d'État auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ruralité, il s’est empressé de signer le Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux (RIP) dont vous connaissez les initiateurs.

Ce référendum nous apparaît extrêmement dangereux pour la ruralité et pour la France dont la présentation est partiale, tronquée et hypocrite.
Il représente une première étape de scission et d’intolérance de la part d’associations animalistes aux multiples facettes et de ceux qui financent ces associations antispécistes, proches des végans, à dimension internationale.

Dans les six points soulevés dans ce RIP, rien ne peut susciter une consultation du peuple, la vérité et l’encadrement législatif relevant du bon sens et du seul travail parlementaire.
Aujourd’hui, c’est donc l’exception française et rurale qui est sournoisement attaquée, notamment son agriculture, ses élevages, ses traditions cynégétiques, sa gastronomie et sa culture.

Le monde rural mérite votre soutien et la clarté de votre message et de votre action politique. Or, avec la signature de votre secrétaire d’État, votre message est entaché d’incompréhension du monde rural et d’une part de la Société.

Le Mouvement de la Ruralité compte donc sur votre clairvoyance pour demander à Joël Giraud qu’il retire sa signature. Ce RIP est dangereux pour notre pays, l’économie rurale, nos territoires, notre histoire, notre culture et pour tous les hommes et les femmes dignes qui se sentent aujourd’hui agressés par cette démarche de dénigrement, de condamnation de leur idéal de vie et d’intolérance ; un RIP qui fracture notre société et le vivre ensemble.

Il n’est pas acceptable d’avoir un secrétaire d’État contre les activités d’élevages, les pratiques sportives et ludiques légales, les arts taurins et la chasse qui sont des maillons indispensables aux territoires, comme vous l’avez souligné dernièrement lors de votre visite de la réserve naturelle de l’Étang Saint Ladre.

Vous l’avez rappelé également, « Ce n’est pas l’homme contre la nature ou inversement, c’est une conciliation »

Pour toutes ces raisons, nous attendons avec beaucoup d’insistance le retrait de la signature de Monsieur le Secrétaire d’État, faute de quoi, nous considérerions qu’il s’agit d’une caution donnée par votre gouvernement à ces idées ce qui ne ferait que creuser les risques d’opposition entre ruraux et urbains.

En vous remerciant par avance de l’intérêt que vous porterez à cette requête, reflet des voix de plus en plus nombreuses qui s’élèvent dans le monde rural, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma haute considération.

Eddie Puyjalon