Agriculture : du rendement à la qualité, une moisson 2021 marquée par une forte disparité

Alors que les moissons 2021 ne sont pas encore terminées dans toutes les régions de France, suite à un été particulièrement pluvieux et un manque d’ensoleillement, le bilan peut apparaître bon en rendement et en qualité pour certains agriculteurs, mais plutôt mitigé, voir mauvais pour les derniers.

Positivement, le prix des céréales grimpe au plus haut depuis ces 5 dernières années. C'est tant mieux pour le revenu des céréaliers sauf à savoir si le prix d’achat compensera la baisse de production.

La commission agriculture du Mouvement de la Ruralité s’inquiète du prix d’achat de l'alimentation animale, déjà élevé, qui risque de subir de nouvelles hausses ; ce qui impacte directement les éleveurs de porcs, volailles, bovins, etc. Les prix de vente de la viande doivent donc logiquement augmenter pour absorber le surplus du coût alimentaire.

Pour LMR c'est bien ce que doit entendre le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, s'il veut réellement respecter la loi Egalim qui a été votée en ce sens. C'est-à-dire prendre en compte l'évolution des coûts de production pour fixer les prix des produits agricoles à la vente.

Les agriculteurs qui ne comptent pas leurs heures et qui ont fait quantité d'efforts sur la qualité et le respect de l'environnement ont déjà payé un lourd tribut cette dernière décennie. Ils ont plus que jamais besoin de revenus pour vivre, mais aussi pour encourager des jeunes à s'installer.

C'est un enjeu crucial pour l'avenir proche, sans quoi le pays manquera de tout et devra importer encore plus de produits alimentaires qui sont loin de respecter toutes les normes françaises de loin les plus drastiques.