Incendies en Gironde : Laxisme et dogmatisme un cocktail inflammable

Le Mouvement de la Ruralité ne peut qu’être désespéré face à l’étendue des incendies et ses lourdes conséquences. Désespéré pour les habitants, l’environnement et l’économie locale qui payent un lourd tribut dans ces sinistres.

Heureusement, nous pouvons compter sur le dévouement des forces d’incendies et de secours et sur l’engagement des habitants, des agriculteurs et des forestiers pour l’aide morale, matérielle et opérationnelle apportée aux pompiers.  

Pour autant, LMR reste écœuré par les atermoiements de certains responsables politiques qui aujourd’hui appellent à plus de moyens, alors qu’en 2013, déjà face aux incendies, CPNT demandait le positionnement de deux Canadairs bombardiers d’eau sur Mérignac (rappel du communiqué CPNT 33 du 23 mai 2013). Ce n’était que le résultat des constatations de terrain, des sylviculteurs et des pompiers, car chacun d’eux considérait que l’urgence restait de traiter les départs d’incendie dans les plus brefs délais et avec des moyens appropriés. Proposition d’autant plus judicieuse que tous les massifs ne sont pas accessibles rapidement par les pistes. Rien n’aura été tiré de cette situation et les moyens d’interventions aériens n’auront pas été positionnés sur la Gironde.  

La seconde erreur vient de la dérive dogmatique des écologistes qui contribue aujourd’hui à favoriser de nombreux incendies, à des pertes colossales de biodiversité et à la mise en danger des populations.  L’année dernière dans le Var, c’était la directrice du parc régional de la plaine des Maures qui avait refusé le pastoralisme et toutes formes de débroussaillement ainsi que les entraînements des services de lutte contre les incendies au nom de la biodiversité, allant même jusqu’à traduire devant les tribunaux les agents de l’ONF. Le résultat, nous le connaissons : un incendie ravageur qui détruisit toute la biodiversité et mobilisa le SDIS dans des conditions périlleuses avec de lourdes conséquences environnementales, mais aussi humaines avec deux victimes. Aujourd’hui, dans la forêt usagère de La Teste-de-Busch, c’est aussi le dogmatisme des écologistes qui, au nom de la biodiversité, refusaient l’entretien et les coupes nécessaires afin d’assurer la protection des biens et des personnes.

Le Mouvement de la Ruralité demande pourquoi la décision de positionnement des deux Canadairs à Mérignac durant la saison à risque n’a pas été prise depuis les incendies de 2013. Il réitère ses demandes de juin 2013 pour qu’une force aérienne soit positionnée sur Mérignac.  

Enfin, LMR demande l’arrêt de la surenchère des politiques vertes avec le fauchage des bordures de routes et la mise en place des aménagements souhaités par les forestiers, les services d’incendie et de secours et les COFOR (association des communes forestières) qui savent mieux que quiconque quels moyens adopter pour sécuriser les massifs forestiers.  

Essayons de retrouver le chemin du bon sens pour une fois !