Le Mouvement de la Ruralité interpelle le maire de Grenoble, Eric Piolle, au sujet des repas végétariens proposés dans les restaurants scolaires pour la rentrée 2022

Au nom des enjeux sur la condition animale, la santé et l’écologie, la mairie de Grenoble a décidé de faire la promotion des régimes végétariens dans les cantines scolaires, viandes et poissons étant relégués au rang d’options. Pour LMR, les cantines scolaires ne sont pas là pour faire la promotion d’une alimentation végétarienne dont les conséquences sur la santé humaine et l’environnement sont largement discutables.

Rappelons que les êtres humains, d’un point de vue physiologique, sont des omnivores et de ce fait ni la viande, ni le poisson ne peuvent être des options. Si la surconsommation de viande est en effet néfaste pour la santé, la sous-consommation est tout aussi néfaste (kwashiorkor, lésions nerveuses, anémie...).

Côté environnement, la production de gaz à effets de serre des élevages est encore pointée du doigt. Cependant, une diminution de l’élevage, notamment de ruminants, s’accompagnerait alors d’une diminution des prairies qui piègent le CO2 et sont donc des avantages contre le réchauffement climatique. De plus, elles offrent de nombreux atouts écologiques que nous ne retrouvons pas dans les sols cultivés, à savoir une biomasse et une biodiversité plus importante et des sols moins sensibles à l’érosion et filtrant davantage l’eau (INRA).

Enfin, pour la condition animale, les conditions d’élevages en France sont parmi les meilleures, à l'exemple de l'Isère, où les systèmes herbagers ou transhumants pour les ruminants, plein air et semi plein air pour les monogastriques se multiplient. L’abattoir de Grenoble, au Fontanil, a su rester un abattoir à taille humaine, et de nombreux éléments sont pensés pour le bien-être animal, notamment la gestion du stress des animaux et la gestion de la douleur par un étourdissement efficace.

Ainsi, LMR souhaite que les denrées alimentaires proposées dans les restaurants scolaires soient cohérentes avec le territoire et la santé, que l’alimentation respecte la physiologie humaine et qu’elle soit la plus locale possible (objectif de 100 % nationale dont 80 % de circuits courts).

Odile GITTON
Présidente LMR Isère