Énième Plan banlieue annoncé ! A quand un Plan ruralité ?

Vendredi 29 janvier, le Premier ministre Jean Castex était en visite à Grigny (95) où il a annoncé un nouveau plan banlieue de 3,3 milliards d'euros. Combien de plans se sont succédé depuis la création du ministère de la Ville en 1990 ?  Pourquoi n'y a t-il jamais eu de ministère de la Ruralité ? Ces 30 dernières années, c'est près de 100 milliards d'euros qui ont été engouffrés dans la politique de la ville sans résultats concrets.

Si l'intention est louable - puisqu'il s'agit de réduire les inégalités dans de nombreux quartiers - la méthode ne fonctionne pas. Une véritable politique ne doit pas se limiter à créer quelques postes de fonctionnaires et à déverser des subventions dans le tonneau des danaïdes. Dans certains quartiers, l’économie et la liberté d’entreprendre sont mises à mal par l'insécurité et le communautarisme qui règnent en maîtres des lieux ! Seule une politique ferme de restauration de l’autorité de l’État dans ces zones de non-droit permettra de restaurer un climat propice au développement de l’économie et de la vie des quartiers.

Mais qu’en est-il pour nos territoires ruraux ? Eux aussi auraient besoin d’un plan de soutien équivalent. Il est plus que temps de le mettre en place !

Le Mouvement de la ruralité réitère sa demande que chaque euro investi dans la ville le soit également pour le monde rural. Il faut un rééquilibrage des subventions entre communes rurales et urbaines. LMR réclame à nouveau un moratoire sur la fermeture des services publics en milieu rural, voire la réouverture des écoles, des postes, des gendarmeries, des centres hospitaliers...

Les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de vider les zones rurales de ces services essentiels sans pour autant baisser les impôts de leurs habitants ! Il faut espérer que la crise sanitaire et sociale actuelle fasse prendre conscience de la situation désastreuse engendrée dans ces territoires et pousse nos dirigeants actuels à restaurer un tissu économique et social permettant de jouir des mêmes droits dans une République digne de ce nom.