Oui, les oiseaux disparaissent !

Cela fait plus de quinze ans que CPNT tire la sonnette d’alarme. Contrairement aux articles parus ces derniers jours, ce ne sont pas seulement les oiseaux de nos campagnes qui disparaissent, mais aussi ceux des villes !

Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les oiseaux chassables qui disparaissent majoritairement, mais bien les oiseaux protégés et principalement les passereaux. Paradoxalement, des espèces chassées comme les pigeons ramiers (palombes) ou les oies cendrées se développent considérablement ou colonisent des territoires comme les tourterelles turques.

Même si le modèle agricole a sa part de responsabilité notamment sur le manque d’abondance d’insectes, principale source de protéines pour les oisillons, les zones urbanisées sont également responsables. Des milliers de tonnes de perturbateurs endocriniens issus des rejets de stations d’épuration, des épandages de boues résiduelles et même les démoustications massives contribuent à cette perte de biodiversité.

La seule vérité, c’est bien l’effondrement des populations oiseaux et principalement des passereaux… Loin d’incriminer les agriculteurs, CPNT rappelle que ce ne sont pas eux qui signent les autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires et de rappeler qu’ils sont les premières victimes, car exposés à des molécules tueuses, contribuant aussi à la disparition des pollinisateurs sauvages : abeilles, bourdons, guêpes, papillons... utile à l’agriculture .

Plus que jamais, il y a urgence à mettre en œuvre un plan européen de sauvegarde des passereaux !