Projet de parc photovoltaïque géant à Saucats (33) : ce n’est pas Horizéo, mais HoriZéro panneaux !

Le Mouvement de la Ruralité (LMR) a déjà fait valoir par la voix de son président et ancien conseiller régional Eddie Puyjalon, son opposition au projet de 1.000 hectares de panneaux photovoltaïques à Saucats, notamment lors des assemblées plénières de la dernière mandature au Conseil Régional.

Le Mouvement de la ruralité considère comme un non-sens environnemental, économique et social le défrichement de mille hectares portés par Engie et Neoen. Le président de LMR, signataire de la pétition d’opposition au projet, participera activement aux débats publics en commençant par celui du Palais des congrès ce jeudi 09 septembre 2021.

Tous les arguments du porteur de projet restent fallacieux et même en les parant de vert, de durable, d’agroécologique, voire d’agri-énergétique, il n’en demeure pas moins qu’il se résume essentiellement à une opération financière juteuse comme on en rencontre souvent avec les affairistes du vent ; ces fameux sans foi ni loi de l’éolien comme les surnomment les milliers d’associations d’opposition citoyennes à cette énergie.

Aucune compensation environnementale ne saurait justifier une telle dérive et contredire certaines politiques régionales et départementales visant à stopper l’artificialisation des sols et la déforestation. Là, par son opposition, le président du Conseil départemental de la Gironde reste cohérent avec sa politique. On ne peut pas en dire autant d’Alain Rousset ou d’Emmanuel Macron, et leur limite du "je dénonce l’artificialisation des sols, je dénonce la déforestation et EN MÊME TEMPS j’assure la promotion de projets qui cumulent les deux méfaits précités".

Non seulement cette énergie n’est pas aussi verte qu’annoncée, mais elle va à l’encontre d’une politique économique d’avenir. La Nouvelle-Aquitaine devient un vaste Monopoly pour les affairistes des énergies renouvelables où la rue de la paix a été remplacée par le chemin de la ruralité.

Entre les lacs, les terres agricoles et forestières recouverts de panneaux photovoltaïques et de parcs éoliens, les espaces ruraux sont devenus une vaste zone industrielle pour des financiers peu scrupuleux et des élus en mal de finances publiques.

Ce projet est l’exemple contraire du programme économique porté par le Mouvement de la Ruralité durant la campagne des élections régionales qui s’appuyait sur la restructuration de la filière bois, avec un investissement sur les premières et secondes transformations. Il s’agissait d'une mesure de bon sens pour répondre au 7 milliards d’euros de déficit de la balance commerciale de la filière bois en France, plutôt économiquement plus efficace que d’importer des cellules photovoltaïques de Chine !

Il faut s’organiser pour structurer et transformer notre filière bois en France. Contrairement au projet Horizéo, qui n’est pas la bonne réponse à la situation environnementale, économique et climatique, le projet LMR de végétalisation pour une meilleure gestion de l’eau et son programme 3S  (Séquestration, Stockage, Substitution) par un vaste plan de développement de la forêt, sont une réponse économique, énergétique et d’action pragmatique contre le dérèglement climatique !