Le Mouvement de la Ruralité est attaché à la liberté que confère le droit législatif en matière de pratiques d’activités légales, qu’elles soient récréatives, sportives ou professionnelles. Le fonctionnement de la République s’appuie sur ce droit. Or, face aux menaces et aux entraves de plus en plus violentes contre les pratiquants d’activités légales, LMR vient de saisir Éric Dupond-Moretti sur ses attentes en matière d’évolution de la loi (lire le courrier).

Dans ce cadre, LMR souhaite la finalisation rapide du délit d’entrave aux activités légales en latence de finalisation parlementaire. Ce dossier à l’initiative du sénat est depuis trop longtemps en sommeil à l’Assemblée nationale, faute à la lenteur gouvernementale. LMR demande son inscription rapide à l’agenda de la Haute Assemblée. LMR souhaite également plus de discernement dans les arguments du Garde des Sceaux avant de condamner certaines formes de chasses traditionnelles, à l’exemple de la glu.

De même, le Mouvement de la Ruralité ne manquera pas de relancer le Sénat sur l’agenda de son travail parlementaire pour faire avancer la proposition de loi de Pierre Morel à l’Huissier, concernant la protection des bruits et des odeurs de la ruralité !

La fracture sociétale qui sévit dans nos campagnes et la violence de son expression nécessite la réactivité du gouvernement et particulièrement celle du Garde des Sceaux.

 

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Si la déception est grande pour LMR de ne pas avoir son premier représentant à l’Assemblée nationale, le résultat obtenu par son candidat, Adrien Denis, donne des ailes au jeune Mouvement rural. 

Dans des circonstances particulières, le score de LMR est extrêmement encourageant pour l’avenir. Dans plusieurs communes les électeurs ont placé en tête le candidat LMR face à de nombreuses listes de droite et celle d’union de la gauche.  C’est le travail de proximité d’Adrien Denis depuis de nombreuses années qui a été reconnu par les électeurs. Le Mouvement de la Ruralité remercie chaleureusement tous les électeurs qui lui ont fait confiance. Ce bon résultat est au final un premier tour de chauffe pour les législatives en 2022 !

Face à la configuration du second tour de dimanche prochain, le Mouvement de la Ruralité et son candidat appellent les électeurs et les électrices de Saumur-Nord à soutenir Anne-Laure Blin, car, il est du devoir de LMR de s’opposer au danger de l’élection de la candidate EELV. Les verts sont porteurs d’une écologie punitive et dogmatique à l’image des dernières décisions des maires EELV, fraîchement élus, comme l’interdiction du sapin de Noël à Bordeaux ou du Tour de France, sans oublier leur soutien au RIP et à la fin de la chasse en France...

Le Mouvement de la Ruralité inquiet de la radicalité portée par l’écologie politique, invite au rassemblement de bon sens pour éviter le pire !

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Pierre Hurmic, le néo maire EELV de Bordeaux, vient de déclarer refuser le sapin de Noël sur sa commune argumentant d'une charte de l'arbre interdisant l'emploi d'un arbre mort.

Faut-il rappeler que la filière des sapins de Noël regroupe 1.000 emplois permanents et 5.000 emplois saisonniers ? 79% des Sapins de Noël proviennent de France et notamment du Morvan et de Bretagne, dont 80% sont recyclés écologiquement. En 2019, plus de 5.8 millions se sont vendus en France pour un chiffre d'affaires de 158 millions d’euros.

Pierre Hurmic par méconnaissance ou ignorance marque contre son propre camp écolo ! Les trois quarts des ventes sont des sapins nordmann ; résineux qui présentent moult avantages : peu consommateur d'eau, résistant à la canicule et gardant ses aiguilles bien plus longtemps qu'un épicéa. De plus, non seulement nos sapins de Noël sont recyclables, cultivés, renouvelés, protecteurs de l'environnement et de surcroît plaisent de plus en plus aux concitoyens qui délaissent un sapin "Made in China" en plastique polluant et bien moins séduisant que nos sapins naturels. En oublierait-il son double intérêt écologique puisque certaines communes landaises les récupèrent afin de stabiliser la dune, donc sans effet carbone puisqu’ils ne sont pas brûlés ?

Le Mouvement de la Ruralité s'étonne d'autant plus du silence assourdissant du maire écolo sur des agissements de la société VALOREM et de son patron, candidat aux élections européennes de 2019 sur la liste EELV. Ce promoteur éolien girondin, parmi d'autres, est probablement responsable de la mort de très nombreux arbres pour implanter des mâts d'éoliennes, érigés sur des tonnes de béton avec leurs pales géantes en fibre de verre ou de carbone non recyclable, des moteurs émettant des particules de terres rares responsables de contaminations auxquelles on peut  rajouter les dangers des champs électromagnétiques, bizarrement toujours proches de zones où l’on constate des problèmes de mortalités bovines et de cancer pédiatriques, à l'image de Sainte-Bazane en Loire-Atlantique...

LMR soutiendra TOUJOURS nos sylviculteurs et dénonce les dérives d'un maire écologiste voulant par sectarisme priver nos enfants de la magie de Noël.

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Le Mouvement de la ruralité alerte l’ensemble des députés sur leur nécessaire présence, le 8 octobre dans l’hémicycle, afin de parer à une possibilité de trop forte absence des parlementaires qui contribuerait à un vote majoritaire du projet de loi N°3293 visant à interdire des pratiques cynégétiques, des modes d’élevages, les cirques avec animaux sauvages, etc.

Un projet de loi qui ressemble au prolongement du RIP pour les animaux proposé par Hugo Clément et qui est tout aussi dangereux pour les activités rurales… 

 

Madame la députée, Monsieur le Député,

Il y a eu des périodes où notre vielle France a eu besoin d’unité, de retrouver une cohésion de destin et de partage pour envisager un avenir commun pour son peuple. Avec l’épisode de la COVID-19, nous sommes dans ce besoin d’unité.

2020 09 15 proposition 3293Dans cette période de doute et de privation de liberté pour protéger tous les Français, quelques parlementaires ont fait le choix de proposer une loi liberticide pour satisfaire aux dérives antispecistes.  Ainsi, une proposition de loi relative à « de premières mesures d’interdiction de certaines pratiques génératrices de souffrances chez les animaux et d’amélioration des conditions de vie de ces derniers », a été déposée par le groupe EDS sous le n°3293.

Ce projet discuté jeudi 8 octobre lors d’un cavalier législatif, est extrêmement dangereux pour le monde rural, la chasse, l’élevage et bien d’autres sujets ayant trait aux animaux.

Le Mouvement de la ruralité veillera cette séance parlementaire et ne manquera pas de relayer les absences et les manquements pour la défense de la ruralité.

Eddie PUYJALON

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À peine le nouveau gouvernement fut-il annoncé, que nous avons joint Eddie Puyjalon par téléphone hier soir pour avoir sa réaction à chaud. En effet, Eddie Puyjalon, en tant qu’homme politique et président du mouvement LMR (anciennement CPNT), en connait pas mal les contours et porte généralement un regard juste sur cette dernière.

Voici donc l’analyse de ce nouveau gouvernement à travers notre série de questions.

Propos d’Eddie Puyjalon recueillis par Jacques Cheval pour Chasse Passion - Mardi 7 juillet 2020


JC – Que penses-tu de l’arrivée de Baraba Pompili au poste de ministre de la Transition écologique et solidaire

EP – Hélas, nous avons encore là un pur produit de l’écologie politique avec le concentré des thèses portées et répétées en boucle par les Verts depuis de nombreuses années. Barbara Pompili est issue du courant EELV et je la place dans le même style que François de Rugy. C’est probablement la seule raison positive à trouver dans ce nouveau casting pour ce grand ministère, dans l’accroche plus politique qu’écologiste que nous trouvons chez madame Pompili, comme nous l’avons eu chez De Rugy où chez Jean-Vincent Placé. Une potentielle capacité de génuflexion dans l’exercice de son mandat reste envisageable pour être en accord avec le chef de l’État et le Premier ministre. D’ailleurs, ce sera probablement une complexité avec Jean Castex, car l’homme de Prades connaît bien le monde rural et celui de la chasse. Il sera, j’en suis convaincu, attentif à ces sujets, voire probablement alerté par ses amis d’Occitanie. Nous avons à LMR quelques entrées directes que nous ne manquerons pas d’actionner si besoin se faisait sentir. On a aussi probablement toutes les raisons de s’inquiéter pour la transition énergétique. Là aussi, un mauvais signal pour les populations remontées contre l’invasion des éoliennes et pour nos amis pêcheurs professionnels en mer qui vont voir fleurir les parcs offshores. Évidemment, pour moi comme pour le Mouvement de la ruralité, les ruraux et les chasseurs, c’est une mauvaise nouvelle.

Madame Pompili, ancienne membre de EELV, est connue pour ne pas apprécier spécialement les chasseurs ? On se rappelle en 2016 sa « prise » de bec avec Willy Schraen dans la Somme.

C’est probablement la première image qui est venue à l’esprit des chasseurs et journalistes cynégétiques à l’annonce de son entrée dans ce nouveau gouvernement. Connaissant l’esprit qui anime ces écologistes et en sachant le ressenti que peuvent en faire les femmes face à ce genre de situation vécue, il y a fort à parier que Barbara Pompili n’a rien oublié de cette séquence et qu’elle va subtilement en jouer, rappelant aujourd’hui sa toute puissance au sein du gouvernement dans son rôle de ministre de tutelle de la chasse. Depuis de nombreuses années, notre Mouvement se pose la question de l’utilité de maintenir la chasse au sein du ministère de l’Écologie et de savoir si la chasse ne serait pas mieux au sein du ministère de l’Agriculture, dans un secrétariat d’État aux ressources renouvelables avec la pêche et la forêt. Évidemment, notre cœur est environnemental, mais nous le voyons bien, ce ministère est trop phagocyté par l’écologie radicale avec des racines d’opposition à la chasse, parfois même ancrées depuis Dominique Voynet. Il faudra bien un jour s’en écarter pour avoir une véritable politique de développement et de communication en faveur de nos activités de nature. À l’évidence, rien ne changera sur la finalité de ce ministère dans ses prérogatives et pour de nombreuses années.

 

À ton avis, a-t-elle pouvoir et matière à agir contre la chasse ou risque t’elle de faire une « Hulot bis » ?

Je pense que le style sera différent, mais que la situation relationnelle de madame Pompili avec ses nombreuses amitiés au sein d’EELV, (même si elle a quitté son parti d’origine pour migrer vers LREM) et les associations environnementales opposantes à la chasse vont la rendre aiguisée sur notre devenir. Il faut bien se douter que tous ont le téléphone de madame la ministre et que même si elle a du caractère, elle sera sous pression de ses amis de l’écologie punitive. Son téléphone et sa boîte mail vont recevoir de multiples injonctions à peser sur le débat de la condition animale. Elle est la caution « verte » d’Emmanuel Macron pour 2022 ! Elle va devoir gérer un possible référendum sur ce sujet avec tout ce qui fait mal, chasses traditionnelles, chasse à courre, etc.

 

Les chasses traditionnelles risquent d’être le premier chantier brûlant ?

Comme je viens de l’expliquer, la ministre va être sous pression dès sa prise de fonction. Quelles recommandations lui aura données le président de la République ? Jusqu’où est-il capable d’aller pour se réinventer ? Est-il prêt à sacrifier la chasse française pour sa possible réélection ? Dans ce milieu-là et avec ces gens-là, je ne suis jamais rassuré. On va observer les premières mesures de la ministre et surveiller les agissements du conseiller politique de la FNC, Thierry Coste qui conseille aussi le président de la République. À l’évidence et pour être très clair, il y avait mieux pour défendre et porter une écologie pragmatique, mais Emmanuel Macron a fait le choix de la politique politicienne en plaçant un pur produit de l’écologie verte pour surfer sur la vague des municipales. Si le président de la République avait voulu équilibrer ce ministère il n’aurait pas choisi madame Pompili, mais plutôt quelqu’un comme Aude Fontenoy dont le nom circulait aussi dans les couloirs de l’Élysée. Nous avons toutes les raisons de nous inquiéter, car nous n’avons pas une amie à la tête de notre ministère de tutelle, mais une opposante habituelle.

 

Par ailleurs la nomination d’Éric Dupond-Moretti qui est chasseur représente une bonne nouvelle, non ?

C’est probablement avec Jean Castex la meilleure nouvelle de ce gouvernement, même si ça l’éloigne des rangs des prétoires pour nous aider contre les opposants à la chasse. C’est probablement la raison pour laquelle il n’a pas pu répondre favorablement à notre souhait d’attaquer en justice contre Brigitte Bardot où récemment d’être un porte-voix contre le RIP expliqué par Hugo Clément et pour lequel il aurait été l’un des meilleurs avocats pour défendre notre cause. À l’évidence, Éric Dupond-Moretti a eu raison d’accepter ce ministère. Il est l’homme juste à sa juste place et qu’il aura à cœur de mettre en œuvre au sein de son ministère ce qui l’habite depuis toujours en matière de justice. Même, si certains y voient l’ombre de Nicolas Sarkozy dans ses relations avec le président de la République, pour ma part, je suis certain que maître Dupont-Moretti s’engagera sur le droit et rien que le droit et sur celui du droit de la défense dans toute sa largeur et dans toute sa rigueur. Disons que tous ont à gagner dans cette indépendance et sur le nettoyage des dérives au sein de la magistrature. Enfin, par sa place et sa verve habituelle, je ne doute pas qu’il distillera à bon escient ses bonnes paroles pour l’art de la chasse et celui qu’il affectionne particulièrement celle de la chasse de haut vol. L’homme est intelligent, son caractère et ses fondements en feront vite un proche du Premier ministre. Ce duo de poids à la parole forte devrait-être nos meilleurs remparts face aux dérives dogmatiques du ministère de l’Écologie.

 

Peut-on imaginer une réelle mise en application du délit d’entrave à la chasse du fait de sa présence en tant que garde des Sceaux ?

Là, il va falloir trouver la finesse d’action et le bon moment pour remettre le chantier au sein de l’Assemblée nationale. Le Mouvement de la Ruralité n’a eu de cesse d’interpeller le gouvernement sur ce sujet. Hélas, toujours remis à d’hypothétiques travaux du parlement pour en corriger la version initiale du Sénat élaborée sous la présidence de Jean-Noël Cardoux. Je pense que maître Dupont-Moretti sera un excellent négociateur pour en proposer la réouverture et sa finalisation. Pour autant, je ne crois pas qu’il sera en capacité de le faire au début de sa prise de fonction. Probablement que son premier chantier négocié avec le président de la République sera purement la réorganisation de la justice en France. Je suis convaincu que si la porte s’ouvre sur la mise en place du délit d’entrave aux activités légales, il le fera avancer. D’ailleurs, en tant que président du Mouvement de la Ruralité, je lui adresserai rapidement une note sur ce sujet et quelques autres qui nous tiennent à cœur.

 

Parle-nous un peu de LMR, ton parti dont tu viens d’être réélu Président, quelle sont les gros chantiers qui l’attend ?

C’est un vaste chantier et nous sommes en pleine dynamique sur tous les pendants sociétaux de la ruralité. Les attaques frontales contre le monde rural en font aujourd’hui un parti politique au cœur de la problématique et suscitent un vaste espoir. Évidemment, certains sont le fruit d’un long travail et d’un engagement à long terme, qu’il s’agisse de la chasse, la raison pour laquelle votre revue m’a sollicité, qu’il s’agisse de la pêche, de l’énergie avec notre opposition à l’éolien, de l‘agriculture avec les circuits courts, de l’élevage et notre position claire contre l’ours et les loups, la forêt, le transport et moult autres sujets comme l’agribashing ou le chasse-bashing, la défense des bruits et des odeurs du monde rural et de toutes ses traditions. Nous défendons le mode rural avec conviction depuis toujours et les attaques frontales des végans ou les politiques publiques chargées de leurs textes bureaucratiques édifiés par un prisme purement urbain sont insupportables pour de nombreux ruraux. Tous les jours nous recevons de nouvelles adhésions, des maires, des parlementaires qui prennent contact, des élus et des citoyens qui veulent s’investir pour créer un vaste mouvement de défense de la ruralité. Comme nous l’avons toujours dit, nous souhaitons agréger celles et ceux qui ont les mains dans le cambouis de la vie, car ils et elles sont les meilleur.es pour en parler et pour construire notre programme politique.

Pour être efficace, il faut du poids électoral, de la représentativité territoriale et l’incarnation de la vie réelle par des personnalités connues par leurs pairs dans tous les domaines de la vie rurale. Nous avons récemment accueilli Angélique Delahaye ancienne députée européenne qui est agricultrice. Nous avons également de nombreux maires ruraux agriculteurs, chasseurs, des éleveurs, des responsables du pastoralisme, des représentants de l’artisanat, PME et TPE, des forestiers, des syndicalistes agricoles, etc. Notre ambition est de fédérer très large, mais avec la même ambition : la défense de la vie rurale dans un Mouvement ou l’exemplarité, la loyauté et la sincérité ne fait pas défaut. Nous voulons un Mouvement à l’image d’une grande famille de la ruralité, même si, comme au sein de toutes les familles, il peut exister des divergences de points de vue. Nous devons rester unis face à nos opposants traditionnels et aux nouveaux comme les végans et autres néoruraux procéduriers qui eux sont unis pour détruire notre idéal de vie. D’ailleurs j’invite toutes celles et tous ceux qui veulent apporter leur pierre à l’édifice de consulter notre site internet www.lemouvrural.fr et de s’inscrire ou d’adhérer sur la page https://www.lemouvrural.fr/fr/adherer

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