Le Mouvement de la ruralité se félicite du jugement rendu par le Conseil d’État qui déboute la demande de l’association On Voice. Ainsi, les recours exercés par l’association animaliste sur l’urgence à statuer à l’encontre des arrêtés fixant les quotas d’oiseaux capturés selon les modes de chasses traditionnelles aux pantes, matoles et tenderies sont rejetés.

Pour LMR c’est une excellente nouvelle pour les passionnés de ces chasses traditionnelles.

C’est l’absence d’urgence qui a étayé la décision du juge, estimant que « les éléments donnés par l’association On Voice ne suffisent pas à remettre en cause ceux produits par la ministre de la Transition écologique ni ceux de la fédération nationale des chasseurs, notamment l’état de population des populations des oiseaux concernés […], le caractère sélectif des méthodes de capture ou les règles imposées aux chasseurs ».

Après le maintien de l’arrêté pour cette saison cynégétique, LMR espère un même jugement sur le fond dans les jours à venir.

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Le Mouvement de la Ruralité appelle à la mobilisation pour le rassemblement de soutien aux chasses traditionnelles, samedi 12 septembre, à partir de 10H00, devant la mairie de Prades dans les Pyrénées-Orientales.

Le président Eddie Puyjalon, accompagné de nombreux cadres du Mouvement, fera le déplacement pour soutenir les chasses traditionnelles et notamment celle à la glu.

LMR fustige une décision politicienne d'Emmanuel Macron et du gouvernement de Jean Castex visant à retenir Barbara Pompili, ministre de l'Écologie. La ministre règle ses comptes avec la chasse. Elle semble agir par vengeance pour son passif avec le Président de la FNC en interdisant la pratique de la chasse à la glu avant de punir prochainement tous les chasseurs de France.

De son côté, le garde des Sceaux qui perd l'estime des chasseurs devant son grand écart chez les écologistes. Par une piètre plaidoirie, il a fustigé la chasse à la glu pour satisfaire aux ordres du gouvernement auquel il appartient. Comme si, pour maître Dupond-Moretti la chasse au haut vol était plus acceptable que celle à la glu !

Que dira-t-il, la prochaine fois, pour justifier les attaques contre la vénerie et les autres chasses traditionnelles ?

En Marche ne défend pas la chasse, c’est évident ! Elle organise même sa mort !

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Encore de belles promesses présidentielles envolées. Le président de la République vient de sacrifier la chasse traditionnelle à la glu pour garder sa ministre de l'Ecologie.

Pompili peut rester. L’honneur est sauvé et Macron peut continuer sa mutation verte... Décision purement politique et non éthique ! 

Les chasseurs sauront s'en souvenir !

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Article de chassons.com du 10 juin 2020

Au lendemain des élections municipales où seulement 40% des français se sont déplacés pour aller voter, Europe Ecologie-les Verts vient de rafler plusieurs grandes villes et se positionne petit à petit comme le moteur possible de la gauche plurielle pour 2022. Le problème, c’est que d’un point de vue cynégétique, nos amis écologistes ne seront pas très enclins à vouloir nous laisser nos libertés fondamentales à l’avenir. Remise en cause du bien-être animal, interdictions des chasses traditionnelles, rapprochements avec des courants extrémistes animalistes,  nous avons demandé à Eddie Puyjalon de nous résumer la situation qui s’avère pour le moins catastrophique.

 

Baudouin de Saint Leger: Eddie Puyjalon, en quoi la vague verte que nous venons de subir aura des conséquences négatives pour l’univers de la chasse au sens large ?

Eddie Puyjalon: Ce n’est pas seulement la vague de ce week-end mais bien l’ensemble des dernières vagues de l’écologie politique. Nous sommes à la veille d’un tsunami vert avec d’inéluctables conséquences sociétales et environnementales pour nous tous ! N’oublions pas nous sommes dans une continuité de la dynamique verte déjà ressentie lors des élections européennes. Aujourd’hui, le parlement européen chargé de sa dernière vague d’eurodéputés verts imprègne déjà, par son prosélytisme, la stratégie pour les prochaines orientations politiques du parlement. Ainsi, leur idéologie sera traduite dans les prochaines directives liberticides contre les ruraux avec des impacts sur les activités traditionnelles comme la chasse, la pêche, mais aussi l’agriculture, l’élevage et nos libertés fondamentales. Les Français et les Françaises ne tirent pas les leçons des mensonges de cette mouvance et ses façons d’en faire la promotion. Lors des élections européennes de 2009 déjà,  la poussée verte avec offert 16.28% des voix, bien aidée par la diffusion du film d’Al Gore « Une vérité qui dérange » et qui n’était qu’un tissu de mensonges et d’annonces qui ne se sont jamais produites. A contrario, qui a regardé le film de Mickael Moore « Planet of the Humans », retiré sous la pression d’écologistes ? Pourquoi n’a-t ’il pas eu la possibilité d’être autant visionné et sur une chaîne publique avant des élections ? Que font nos compatriotes pour décrypter la véritable information de la manipulation.

Aujourd’hui nous allons payer le prix fort et j’en veux pour preuve les dernières orientations du parlement dès 2021 :

  • Proposition législative fixant des objectifs juridiquement contraignants de restauration de la nature
  • Protection systématique des zones qui abritent les écosystèmes riches en carbone
  • Extension de la protection stricte des zones protégées à 10% des terres et 10% des mers de l’UE (contre respectivement 3% et 1% actuellement) ;
  • Renforcement de la « notion » de bien-être animal, avec l’élargissement du champ d’application de la législation et le renforcement de ses exigences.
  • Réduction des effets néfastes de la pêche
  • Développement des sources de protéines de substitution telles que les protéines végétales, microbiennes, marines et dérivées d’insectes, ainsi que les substituts de viande

En 2023, enfin , la Commission analysera les résultats obtenus et la nécessité éventuelle de proposer un cadre juridiquement contraignant.

Avec ces orientations en matière de biodiversité, cette nouvelle tendance animaliste va considérablement changer nos rapports naturels à la nature. Je dis bien naturels, car j’y oppose cette écologie politique mondaine, urbaine et boboïsée qui a une vision tronquée de l’environnement et qui surfe sur la méconnaissance en agitant toutes les peurs pour asseoir et asservir son électorat dans le futur.

Cette seconde vague verte avec les élections municipales renforce encore plus ma crainte de voir sa traduction par une écologie punitive majoritairement infligée aux ruraux !

Le score des Verts dans ces élections municipales est d’abord un vote des grandes villes et sur fond de très faible participation. Pour autant, il traduit bien là, le ressenti des habitants des grandes métropoles, probablement amplifié par l’effet Covid-19.

Ce qui est grave derrière ces deux résultats successifs, c’est qu’ils cautionnent tout un programme détaillé et répété par les différents candidats d’EELV. Qu’il s’agisse de transport, de décroissance, d’alimentation ou de nos rapports à la nature et leur radicalisme avec la liste des chasses qu’ils veulent faire interdire, le jour de non chasse et tout le lot de contraintes qu’ils rêvent de faire passer.

La mouvance de l’écologie politique agrège des radicalités de tous bords. Le monde végan, L-214 en sont des composantes comme toutes les autres associations satellites opposantes à nos activités rurales. La transcription de leur idéologie rentre dans tous les textes et lois et formate notre société de demain (politique juridiquement contraignante, protection stricte, régime alimentaire plus végétal, bien-être animal, protéines de substitution). Nous l’avons vu avec le rendu de la convention citoyenne et ses 150 propositions majoritairement issues de l’extrême écologie avec pour couronner le tout Emmanuel Macron qui annonce en appliquer presque la totalité ! C’est l’amplification des textes réglementaires juridiquement contraignants, une imposition du modèle végan en matière d’alimentation et de nos relations aux animaux. La dérive vers la consommation de viande de synthèse est déjà traduite dans les textes. Il lui faut sa dimension juridique extrême, l’avènement suprême, le crime d’écocide !

Pire, avec le résultat cauchemardesque de dimanche soir, nous assistons à la renaissance de la gauche plurielle, mais dans une version plus verte que rose. Le PS pourrait bien devenir le supplétif de ses alliés verts par opportunisme et envie de pouvoir. L’histoire nous a prouvé que certains hommes et femmes politiques sont prêts à toutes les contorsions pour atteindre cette finalité.

Certes, la droite avec les Républicains a conservé plus de 50% des communes de plus de 9000 habitants. Probablement un résultat avantagé par les anciennes élections municipales qui leur avait donné une large victoire et qui donne une prime aux exécutifs en place. Un point positif, car ce bon résultat, c’est qu’il devrait donner une réelle chance pour les prochaines élections sénatoriales et devrait permettre de conserver ce rempart de bon sens face à l’écologie extrême.

Pour autant, je crains que cela ne suffise pas dans l’avenir !

Il y a une véritable fracture entre le monde rurale et le monde urbain, un racisme territorial et sociétal construit sur des bases mensongères distillées par les écologistes radicaux. Plus que jamais, il faut rétablir les vérités et construire une communication à destination de tous les Français.

BSL: Comment un maire peut-il impacter les règles de fonctionnement fondamental de la chasse ?

EP: Même si les pouvoirs de police en matière d’interdiction de la chasse sont restreints, il existe suffisamment d’artifices pour en gêner son exercice. Pour faire simple et court, quelle sera l’attitude d’un maire écologiste face à l’augmentation du grand gibier dans les villes ? Quel mode de régulation ? Quelle application dans leur exercice des maires qui ont signé la charte de L-214 ? L’Interdiction de la chasse, même à l’arc pour répondre aux intrusions du grand gibier en ville? Qui peut croire qu’avec l’attitude d’un prosélytisme prégnant il ne feront pas de la propagande anti-chasse, anti rurale, contre l’élevage, la consommation carnée et bien d’autres actions inhérentes à la bible verte de l’écologie punitive. Ils viennent d’acquérir des moyens colossaux de communication et de lavage de cerveau. La chasse sera interdite comme la pêche aussi, car n’oublions pas les actions précédentes des associations contre les activités halieutiques avec l’interdiction de pêcher ou d’initiation à la pêche chez des maires qui avaient déjà une couche de vernis verte… Paris a déjà eu ces interdits, mais d’autres villes comme à Bordeaux ou le grand lac n’accueille plus les pêcheurs ni l’école de pêche pour laisser la gestion à une association environnementale. Exit les chasseurs et les pêcheurs qu’on ne veut plus voir dans les villes vertes ! Les chasseurs et les pêcheurs comme le monde agricole n’ont pas voulu voir venir la scientologie verte. Ils n’ont rien dit sur les interdictions d’animaux dans les cirques, comme ils ne disaient rien quand il s’agissait d’une attaque en règle contre une activité qui n’était pas la leur. Or, par exemple, quand Nicolas Dupont-Aignan interdit les cirques avec animaux dans sa ville et reçoit la décoration de l’association 30 millions d’amis, on ferait bien quand on est un chasseur rural de faire attention à tous ces mauvais signaux envoyés à une société aseptisée de toutes formes de relation à l’animal et à ne rien lâcher par solidarité.

BSL: Pourquoi les actions des chasseurs sur nos territoires ne sont-elles pas valorisées?

EP: Là réside toute la stratégie de communication et d’optimisation de nos travaux. La chasse et la pêche (dans une moindre mesure) pâtissent de ce manque de reconnaissance, alors que ces acteurs œuvrent toute l’année pour la biodiversité. Force est de constater que la communication mensongère et agressive des opposants a été plus payante que celle des chasseurs et des pêcheurs et qu’il ne suffit pas d’annoncer être les premiers écologistes de France, mais qu’il faut le prouver avant de s’en glorifier. Nous subissons un déséquilibre démocratique entre ville et campagne et nous aurons besoin d’une grande solidarité pour rétablir la vérité auprès de cette population urbaine qui a probablement encore cette capacité à comprendre notre modèle sociétal rural. L’abstention caracole en tête des élections et il y a là, un vaste réservoir de reconquête intellectuelle. Nous devons multiplier les actions de communication et d’actions collectives avec toutes les composantes de la ruralité. J’ai toujours œuvré pour ce rassemblement des forces vives de la ruralité et j’espère que Le Mouvement de la Ruralité permettra ce large rassemblement.

BSL: Comment voyez-vous la suite et notamment les échéances des prochaines élections, notamment celle de 2022 ?
EP:
2022 sera l’année de tous les dangers et je ne suis pas certain que nos amis chasseurs, pêcheurs, éleveurs et autres ruraux soient près à couper le cordon ombilical qui les lient à leur chapelle d’origine où à penser collectif. Les chasseurs de gauche voteront à gauche, voire gauche plurielle même si c’est un Vert comme tête de liste, d’autres pour Marine par l’envie de tout rejeter et par position radicale contre l’immigration. Quant à Emmanuel Macron, il ne devrait plus faire rêver avec son Nouveau monde éphémère.  Le risque majeur sera un second tour opposant Marine Le Pen à Yannick Jadot.

En 25 ans de vie politique, j’ai suivi la montée de l’écologie politique et la radicalité de ses programmes, des discours des associations périphériques, leur désir de régenter la nature et d’en écarter tous les ruraux traditionnels. Leur rhétorique est la même, ils veulent faire une OPA sur la nature, en être les régisseurs et en vivre financièrement et politiquement.

Leur diatribe a gangrené le cerveau de nombreux élus et la récente réélection d’Anne Hidalgo à Paris donne à réfléchir pour celles et ceux qui veulent se maintenir au pouvoir dans les grandes villes. Il faut paraître plus vert que les verts. Qui aurait pu croire qu’ils gagneraient Lyon et Bordeaux il y a quelques années ? Personne…

Or, demain quelle sera leur représentation dans les régions, les départements, puis les législatives et enfin la présidentielle ….

Quel rural veut courir le risque d’un duel Marine Le Pen contre Yannick Jadot au second tour de la prochaine présidentielle. Pourtant après ces deux dernières élections, cette configuration reste plausible. Et, pour répondre directement aux lecteurs chasseurs de chassons.com, vous vous dites probablement, je voterai Marine… certes, mais le front républicain fonctionnera, même avec des chasseurs et des pêcheurs et dans ce genre d’élections, il donnera Yannick Jadot gagnant !

Là, les amis, je ne veux même pas l’envisager et le subir …. Il en sera terminé de nos pratiques traditionnelles, du plus riche au plus pauvre, de la chasse à courre à la glu, tout passera au broyeur des libertés. Il restera aux plus fortunés la possibilité de s’expatrier où de pratiquer à l’étranger…

Je le dis sans ambages et avec gravité, si la droite républicaine ne positionne pas un candidat et un programme qui donne réellement de l’espoir aux Français notre avenir est compté !

BSL: Comment les chasseurs, les pêcheurs et les utilisateurs de la nature responsable peuvent-ils se mobiliser?

EP: Nous subissons les conséquences des nouvelles générations formatées à la crainte écologique, celle de l’apocalypse annoncée. Ils ont, imprimé dans le cerveau des urbains, cette vision de l’écologie et pour l’effacer aujourd’hui, il n’existe pas de bouton reset. Il va falloir du temps, les bons arguments et plus de solidarité rurale ! Probablement que les écologistes raisonnés et pragmatiques n’ont pas été suffisamment intégrés dans d’autres formations politiques pour équilibrer et rationaliser les débats sur l’écologie et la planète. Je pense à des personnalités comme Brice Lalonde ou des écologistes reconvertis pouvant porter un message clair pour dénoncer les dérives mensongères de l’écologie politique portée par les verts.

Le monde rural va devoir prendre ses responsabilités, oublier ses querelles de clocher, ses divisions intestines. Le monde agricole, les éleveurs, les chasseurs et les pêcheurs comme toutes les activités traditionnelles qui pensent par individualisme qu’ils ne sont pas dans le collimateur des antitout. Illusion, déni de réalité, ancrage politique ancien, on est loin de pouvoir faire cette union sacrée. Hier encore, certains membres de la vénerie sous terre que nous avons essayé de défendre en réponse à la tribune de Loïc Dombreval, me disaient que leurs membres dirigeants pensaient qu’il ne fallait pas faire de vagues, et que jamais on n’interdirait cette pratique. Grossière erreur, morceau par morceau ils détruiront nos identités, arracheront nos racines rurales pour ensauvager la nature en ne laissant que de grands parcs animaliers à la gloire de l’écologie lucrative et politique.

La chasse à courre, chasse des migrateurs, chasses traditionnelles, tout passera à la moulinette verte ! Hier soir le patron des verts annonçait déjà à la télévision que certaines formes de chasse n’étaient plus tolérables comme la chasse à la glu. Pendant ce temps, nous sommes passés de l’armée puissante et motivée de 1998 manifestant à Paris à l’armée des ombres. Même dans nos rangs, dans quelques-uns de nos dirigeants, le repli est annoncé, la débâcle n’est pas loin… Et pourtant on doit refuser et résister !

Le Mouvement de la ruralité va continuer de prendre ses responsabilités, nous recevons aujourd’hui des propositions de parlementaires qui souhaitent intégrer le Mouvement et œuvrer à la défense du monde rural et c’est une bonne nouvelle. On va continuer de discuter avec des figures de la ruralité pour envisager des actions communes afin d’apporter une réponse sociétale et environnementale et on aura besoin de toutes les bonnes volontés. Nous allons adresser une lettre à tous les maires de France et les inviter à nous rejoindre. Nous avons créé une page dédiée sur notre site Internet pour inviter ceux qui souhaitent s’engager avec le Mouvement de la Ruralité.

L’heure est grave et impose cette forte mobilisation…

A LMR, Jamais on ne baissera les bras devant l’imposture verte !

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En trois jours seulement, ce sont plus de 100 parlementaires qui ont spontanément soutenu la tribune « Le syndrome du Pangolin ! » rédigée par Eddie Puyjalon et Yves d’Amécourt respectivement élus président et porte-parole du Mouvement de la Ruralité (LMR) ce samedi 20 juin 2020, en réaction à celle des des 62 parlementaires, conduite par Loïc Dombreval contre les chasses traditionnelles (lire le texte).

Cette tribune est une ode à ces savoir-faire, ces arts naturels fruits de nos us et coutumes et de nos traditions. Plus largement elle est un soutien aux usages, aux coutumes locales et à la vie rurale.

De nombreux Conseillers régionaux, départementaux et maires souhaitaient également s'associer à cette tribune. Nous donnerons suite à celle-ci sur le site du Mouvement de la ruralité...

Vous aussi, Conseillers régionaux, Conseillers départementaux, maires, responsables associatifs ou simples citoyens vous pouvez soutenir cette tribune avec notre  formulaire de soutien en ligne 

 

Le Syndrome du pangolin !

Depuis quelques mois l’agriculture, la forêt et la chasse sont victimes d’attaques de la part de certains médias et de certains élus.

Il y a quelques jours, le député LREM Loic Dombreval a publié une tribune avec 62 parlementaires pour demander “la fin des chasses traditionnelles” (lire le texte). Rien que ça !

En pleine crise du coronavirus, l’abandon des chasses traditionnelles serait, selon les signataires, devenu “urgent”, au nom de “la reconnaissance du bien-être animal” et avec “l’exigence éthique que la chasse du XXIe siècle appelle de ses vœux”.

« Le monde d’après » par-ci, « le monde d’après » par-là, ils sont tous atteints du « syndrome du pangolin » !

Autant dire que ce groupe de parlementaires ne doit pas bien connaître les « chasses traditionnelles » dont il parle. S’il y a bien un endroit où l’éthique et l’honneur ont un sens, sont mis en valeur, tant pour les animaux que pour les hommes, c’est dans l’organisation des chasses traditionnelles ! S’y ajoutent la convivialité et la mixité sociale qui sont le ciment de la vie rurale que nous souhaitons défendre.

Pour défendre les chasses traditionnelles, il faut reconnaître le principe de subsidiarité. Un député des Alpes ne peut pas juger des traditions locales en Gironde. Un député de Gironde ne peut pas juger des usages dans le Nord. Un habitant des villes ne peut pas, sans les connaître, juger des coutumes d’un habitant des champs. Il en va de la chasse comme de la culture : l’exception doit être la règle ! La nation est une et indivisible, mais elle est diverse et chaque territoire mérite le respect de son histoire, de son patrimoine matériel et immatériel et de son altérité.

Avant de juger, il faut comprendre. Et lorsqu’on a compris, on finit par embrasser des causes que l’on pensait combattre … C’est le processus que décrit Marcel Pagnol dans “La gloire de mon père”. Trouvons donc des passerelles pour faire connaissance plutôt que de diviser le pays en instrumentalisant des caricatures. Informons pour réduire les fractures qui minent le pays. Au lieu de bâtir des murs d’incompréhension, construisons des ponts du savoir. A l’heure où la société française se délite, trouvons de nouveaux ciments pour bâtir la cohésion sociale dont nous avons tant besoin.

Les chasses traditionnelles, ancrées dans les usages locaux, les paysages et les traditions de nos territoires de métropole et d’outre-mer, portent nos valeurs : le respect et la connaissance de la nature, le rôle de l’homme comme acteur de la biodiversité, l’écologie au sens 1er du terme, comme “la science de l’habitat”. Nous n’imaginons pas, comme d’autres, la terre sans les hommes ; des hommes, qui, comme les chasseurs, sont acteurs de la préservation du climat, de la biodiversité et de l’environnement, bien plus qu’observateurs ou commentateurs.


 

 Eddie PUYJALON
Président du Mouvement de la ruralité
 Yves D'AMECOURT
Porte-parole du Mouvement de la ruralité

 

Les 100 signataires 

 
Sénateur-trice-s :
BAS Philippe (LR-50), BONFANTI-DOSSAT Christine (LR-47), BOUCHET Gilbert (LR-26), BOULOUX Yves (LR-86), BOYER Jean-Marc (LR-63), BRISSON Max (LR-64), BRUGUIÈRE Marie-Thérèse (LR-34), CANAYER Agnès (LR-76), CARDOUX Jean-Noël (LR-45), CHAIN-LARCHÉ Anne (LR-77), CHAUVIN Marie-Christine (LR-39), CHEVROLLIER Guillaume (LR-53), CONSTANT Agnès (LREM-34), COURTIAL Édouard (LR-60), CUYPERS Pierre (LR-77), DE CIDRAC Marta (LR-78), DE LEGGE Dominique (LR-35), DE MONTGOLFIER Albéric (LR-28), DE NICOLAY Louis-Jean (LR-72), DELATTRE Nathalie (UDI-33), DESEYNE Chantal (LR-28), DUFAUT Alain (LR-84), DUPLOMB Laurent (LR-43), DURANTON Nicole (LR-27), ESTROSI SASSONE Dominique (LR-06), EUSTACHE-BRINIO Jacqueline (LR-95), FOURNIER Bernard (LR-42), FRASSA Christophe-André (LR-HF), GINESTA Jordi (LR-83), GRUNY Pascale (LR-02), GUENÉ Charles (LR-52), HUGONET Jean-Raymond (LR-91), IMBERT Corinne (LR-17), LAMURE Élisabeth (LR-69), LANFRANCHI DORGAL Christine (LR-83), LASSARADE Florence (LR-33), LAURENT Daniel (LR-17), LEFÈVRE Antoine (LR-02), LEROY Henri (LR-06), LONGUET Gérard (LR-55), LOPEZ Vivette (LR-30), LUCHE Jean-Claude (UC-12), MANDELLI Didier (LR-,85), MEURANT Sébastien (LR-95), MOGA Jean-Pierre (UC-47), MORHET-RICHAUD Patricia (LR-05), MOUILLER Philippe (LR-79), PANUNZI Jean-Jacques (LR-2A), PRIOU Christophe (LR-44), PUISSAT Frédérique (LR-38), RAPIN Jean-François (LR-62), RETAILLEAU Bruno (LR-85)

Député-es : ABAD Damien (LR-01), BATUT Xavier (LREM-76), BAZIN Thibault (LR-54), BONY Jean-Yves (LR-15), BRETON Xavier (LR-01), BRINDEAU Pascal (UDI-41), BRUN Fabrice (LR-07), CATTIN Jacques (LR-68), CINIERI Dino (LR-42), CORDIER Pierre (LR-08), DASSAULT Olivier (LR-60), DE COURSON Charles  (LT-51), DE GANAY Claude (LR-45), De LA VERPILLIERE Charles (LR-01), DEFLESSELLES Bernard (LR-13), DESCOEUR Vincent (LR-15), DI FILIPPO Fabien (LR-57), DOOR Jean-Pierre (LR-45), FERRARA Jean-Jacques (LR-2A), FURST Laurent (LR-67), GENEVARD Annie (LR-25), GOSSELIN Philippe (LR-50), HUYGHE Sébastien (LR-50), JACOB Christian (LR-77), LACROUTE Valérie (LR-77), LAGARDE Jean-Christophe (UDI-93), LASSALLE Jean (L&T-64), LEVY Geneviève (LR-83), LORHO Marie-France (NI-84), MAQUET Emmanuel (LR-80), MARLEIX  Olivier (LR-28), MENUEL Gérard (LR-10), MOREL-A-L'HUISSIER Pierre (UDI-48), PELTIER Guillaume (LR-41), QUENTIN Didier (LR-17), RAMOS Richard (MDA-45), REISS Frédéric (LR-67), REITZER Jean-Luc (LR-68), SERMIER Jean-Marie (LR-39), SERRE Nathalie (LR-69), TAUGOURDEAU Jean-Charles (LR-49), TEISSIER Guy (LR-13), VALENTIN Isabelle (LR-43), VIALA Arnaud (LR-12), VIGIER Jean-Pierre (LR-43), WOERTH Eric (LR-60)

Député-es européen-ne-s : BELLAMY François-Xavier (LR), HORTEFEUX Brice (LR), SANDER Anne (LR)

Personnalité : DE VILLIERS Philippe

 

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