Le gouvernement d'Edouard Philippe plonge chaque jour un peu plus dans un dogmatisme écologiste coûteux.  Qu’il s’agisse d’énergie ou de transport, l'écologie politique a pris le pas sur le bon sens paysan. Après le vote de la PPE qui favorise la gabegie et prône le doublement de l’éolien avec des conséquences dramatiques pour l’environnement, le social, et les finances des contribuables français, aujourd’hui nous avons le plan de soutien à l’automobile qui impose la même idéologie et, comme pour le PPE, entraîne la France vers une perte de souveraineté.

Non seulement les voitures électriques sont coûteuses, mais de surcroît, elles nous exposent à une perte d’autonomie face à la Chine par notre dépendance aux terres rares. Ironie de l'histoire, au moment où la France favorise la voiture électrique, elle démentelle notre filière nucléaire qui fait pourtant de la France un champion mondial des faibles émissions de GES. Comme pour le recyclage des éoliennes, celui des batteries pose problème et rien, dans le plan, n'aborde ce sujet. C'est une nouvelle dette "en nature" qu’on laisse aux générations futures.

Si l'on comprend bien l'intérêt de la voiture électrique dans les zones urbanisées, pour une question de concentration et de bruit, on voit mal ce que cette technologie apporte en zone rurale : rareté des bornes rechargeables, autonomie réduite, coût d'acquisition ... 

Alors que la France est un leader mondial du moteur à explosion respectueux de l'environnement, notamment diesel, que de nombreux progrès peuvent encore être faits dans cette technologie. LMR préconise à court terme, de poursuivre nos efforts et de soutenir cette filière nationale, d'investir dans la recherche pour améliorer encore les performances des véhicules motorisés, notamment en diminuant leur poids.

La possibilité de monter des "comburateurs" sur nos vieux véhicules pour diminuer encore leur consommation pouvant faire baisser les émissions de particules fines de 70% et de plus de 15% la consommation de carburant pourrait apporter une double réponse à la problématique.  

Malheureusement, enfermés dans leurs dogmes, nos dirigeants appliquent leur idéologie au lieu d'ouvrir le champ des possibles. La crise du COVID-19 nous apprend que les transports en commun posent d'autres difficultés et que le véhicule de demain sera personnel bien plus que collectif. Il sera plus respectueux de l'environnement, plus léger, il sera connecté ... Mais il sera individuel ! 

LMR ne veut pas d'une nouvelle politique de transition énergétique basée sur des utopies, et fiancées par les impôts des Français d'aujourd'hui et de demain.  

Oui, le diésel et l’essence ont encore de l'avenir. Ces motorisations sont compatibles avec une politique de développement durable. Oui, ils s’inscrivent dans une logique de réponse économique, environnementale et sociale !  Il faut donc maintenir les avantages aux véhicules diésel et essence dans les zones rurales et promouvoir le véhicule électrique simplement dans les zones urbaines, au même titre que le vélo !  

Parce que garder son véhicule 10 ans de plus est la meilleure stratégie en termes de développement durable et d'émission de GES, n'encourageons pas les Français à changer de véhicule trop souvent.

À moyen terme, le Mouvement de la Ruralité demande que la recherche soit orientée vers la motorisation à hydrogène qui n'est autre que le véhicule électrique, sans les inconvénients des batteries.

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Depuis plusieurs jours, la France traverse une crise sanitaire sans précédent et fait face à une terrible pandémie. Le Président de la République a décidé d’un confinement pour l’ensemble des Français. Le Mouvement de la Ruralité ne peut qu’adhérer à cette sage décision.

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Depuis quelques mois et son changement de nom Le Mouvement de la Ruralité (ex CPNT), travaille sur l'ensemble des problématiques propres au monde rural et s'adresse à plus large public. Son objectif est de mettre son projet au service des territoires ruraux.

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