Avec plus de 380.000 participants pour la première manifestation rurale en ligne, la mobilisation à l’appel de la Fédération nationale des chasseurs, des pêcheurs et des agriculteurs, soutenue par le Mouvement de la Ruralité, a été un beau succès.

Dans des conditions sanitaires particulières, malgré certaines fédérations de chasse qui n’ont pas joué le jeu et des manquements dommageables pour une unité nécessaire, la bonne nouvelle vient de la région Nouvelle-Aquitaine, la plus mobilisée dans cette manifestation virtuelle.

Un résultat qui fait chaud au cœur de celles et ceux qui ont appelé à participer massivement en se connectant le samedi 12 juin. Cette belle mobilisation donne de l’espoir pour celle du 20 juin dans les urnes pour défendre nos territoires, l’agriculture, la chasse, la pêche et notre mode de vie dans la ruralité.

Après la démonstration de force des manifestants de Nouvelle-Aquitaine le 12 juin, la liste "Le Mouvement de la ruralité, résistons avec Jean Lassalle" appelle à la mobilisation, dimanche prochain 20 juin, dans les bureaux de vote pour transformer le premier essai…

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Le Mouvement de la ruralité soutient la grande manifestation virtuelle "Laissez respirer les ruraux", organisée par la Fédération nationale des chasseurs, les pêcheurs et les agriculteurs.

LMR demande à tous les ruraux et sympathisants d’y participer activement en se connectant sur le site

https://www.liberteruralite.fr, demain samedi 12 juin de 9H00 à 17H00

Toute connexion vaudra participation à cette manifestation virtuelle, et donc adhésion à notre combat pour la défense de nos libertés et de nos traditions

Elle s’inscrit dans une volonté d’unité. Votre mobilisation est fondamentale pour le succès de cette manifestation.

Vous devez relayer le lien de la plateforme internet qui permettra à chaque personne qui le souhaite d’y accéder et donc de manifester par le biais d’un ordinateur, d’une tablette ou d’un téléphone portable.

Merci d’utiliser tous les leviers permettant de diffuser ce lien le plus largement possible.

 

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L’exode rurale amplifié par les dernières grandes mutations de nos sociétés amène désormais 80 % de la population française à habiter dans de grandes villes. La déconnexion entre les citadins et la nature s’est accentuée avec la montée de l’individualisme et l’essor des technologies modernes, notamment les réseaux sociaux. Même si ces évolutions urbaines de nos modes de vie se perçoivent aussi à l’île de la Réunion, nous demeurons ici, pour l’instant, encore préservés.

Le terme de Ruralité pour une île évoque non seulement la terre, mais aussi les activités de bord de mer, qu’elles soient de pêche, de collecte de coquillages, ou encore de loisirs. La chasse des tangues, des guêpes, les petits élevages familiaux, les batailles coq tout comme la pêche traditionnelle constituent des pans essentiels de notre patrimoine, et le ciment de notre identité qu’il convient de préserver.

Cependant, aussi bien intentionnées soient-elles, de plus en plus de lois « hors-sol », votées en métropole, sont inadaptées à nos spécificités, et conduisent à un sentiment d’injustice grandissant, du bord de mer à nos plus hauts sommets. Il est important d’anticiper et de résister, en intégrant dans le champ politique réunionnais la défense de la Ruralité, avant qu’il ne soit trop tard.

Ces dernières années d’ailleurs, un nouvel ordre moral cherche à nous imposer une égalité, voire une supériorité de l’animal sur l’humain. Les animaux, qu’ils soient de compagnie, de ferme, sauvages ou prédateurs sont devenus la coqueluche des grands médias influençant l’opinion et donc nos politiques. La condition animale devient une thématique parmi les plus débattues dans nos hautes assemblées, avec une surenchère de textes qui, sous couvert de bien-être, visent à faire abolir toute consommation ou utilisation de produits d’origine animale. On criminalise d’abord la souffrance, avant de criminaliser la mise à mort à des fins de consommation.

La France est un grand pays de la gastronomie, et on ne peut pas rester sans réagir face à l’entreprise de culpabilisation du consommateur de viande ou de poisson, face aux attaques incessantes contre toutes les formes d’élevage, qu’elles soient éthiques ou même de subsistance.

Que direz-vous si demain cette mouvance arrivait à faire supprimer le rougail saucisse, le boucané, le poisson rouge, les bichiques, ou encore le cabri massalé ? Vous en ricaneriez, et pourtant en l’espace de 10 ans, cette pensée s’est élargie au point d’influencer désormais nos propres enfants.

En parallèle, les grands groupes industriels se sont engouffrés dans cette nouvelle niche et soutiennent la diffusion de cette idéologie, puisqu’elle leur permet de conditionner le marché tout en verdissant leur image. C’est un signe qui ne trompe pas, entre financiarisation de la nature et boom de l’offre de substituts aux produits d’origine animale, avec même de la viande cellulaire, déjà fortement cotée en bourse.

Nous sommes entrés dans l’ère d’un nouveau choc de société : celui d’une « élite » des villes contre les « invisibles » des campagnes, celui de la nourriture synthétique contre l’alimentation traditionnelle.
Il est pourtant encore possible de tendre ensemble vers une société plus juste, plus responsable et solidaire, avec des modes de production durable, des circuits courts permettant de proposer une alimentation végétale et animale plus saine, de qualité, et respectueuse de l’environnement.

C’est dans cet esprit de préservation de nos droits et libertés essentielles, de conciliation de nos modes de production agricole avec les évolutions sociétales actuelles qu’a été créé Le Mouvement de la Ruralité.

Nous vous invitons aujourd’hui à le découvrir et à le soutenir, pour que l’avenir de nos enfants ne soit pas un monde artificiel sans bruit sans odeur, sans saveur, définitivement déconnecté des réalités… et de la nature.

 

2021 04 28 LMR Reunion 

 L'équipe LMR La Réunion (de gauche à droite) : Mylène VEMINARDI, élue de la commune de Saint-Leu - Jean-François NATIVEL, représentant départemental et outre-mer du Mouvement de la Ruralité, élu de la commune de Saint-Paul - Jean-Louis ATHENE, technicien agricole, référent agricole LMR Réunion - Jorris MAURIN élu de la commune de Trois-Bassins

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Dimanche 21 mars, France 5 a diffusé un documentaire intitulé « Sur le front des forêts françaises » (voir le replay sur bit.ly/2Pb00B7)

Les forestiers espéraient voir une analyse documentée sur la situation de la forêt et les difficultés auxquelles les sylviculteurs sont et vont être confrontés, notamment du fait du changement climatique.

Quelle déception ! il agissait essentiellement de faire de la propagande pour des écoterroristes qui s’opposent aux coupes rases (si on peut admettre que la coupe rase soit perturbante pour le profane, le sylviculteur y voit une technique recevable dans de nombreux cas pour garantir une remise en état d’un peuplement forestier).

On y voit notamment des activistes pénétrer par effraction sur un site industriel ou harceler des entreprises d’exploitation forestière, tout cela sous l’œil bienveillant de la caméra. Mais on y entend aussi des propos qui présentent des faits de manière tendancieuse :

  • Oui, c’est sur la base de plantations que la forêt s’est agrandie en France : n’en déplaise à Monsieur Clément, la forêt n’apparaît pas toute seule, sinon, ce n’est pas de la forêt, c’est de la friche ! Donc, au lieu de jeter le discrédit sur leur action, réjouissons-nous plutôt qu’il y ait encore des gens pour investir dans des plantations qui ne leur rapporteront jamais rien !
  • Oui, la forêt française se régénère en grande partie par plantation. N’en déplaise là encore à Monsieur Clément, la forêt naturelle est un mythe : en France métropolitaine la forêt primaire n’existe plus depuis bien longtemps, toutes les forêts ont été modelées par la main de l’homme.
    Quant à la forêt des Landes, rappelons que c’est pour l’essentiel une forêt artificielle qui a été installée au 19ème siècle pour valoriser des espaces marécageux et fixer les dunes.
  • Oui, il y a probablement eu des erreurs de gestion sylvicole il y a un demi-siècle. Mais il faut rappeler qu’il y a cinquante ans, on ne parlait pas encore du réchauffement climatique et que les choix de l’époque étaient parfaitement justifiés selon les informations disponibles à ce moment-là. Il est toujours facile de critiquer a posteriori.
  • Oui, les forestiers cherchent en permanence à adapter leurs pratiques sylvicoles aux conditions de leurs écosystèmes, tant dans le domaine public (ONF) que dans les forêts privées. Et les sylviculteurs n’ont pas attendu Monsieur Clément pour cela : la technique de la futaie irrégulière aujourd’hui remise à l’honneur existe depuis des siècles, la création du mouvement « pro sylva » qui a formalisé cette méthode remonte à plus de trente ans !
  • Oui, quelques absurdités de l’économie forestière sont relevées dans ce documentaire. Mais elles sont insuffisamment et imparfaitement traitées :
    • oui il est scandaleux que des grumes dignes d’être exploitées par les scieurs soient transformées en combustible. Mais pourquoi est-ce le cas et comment y remédier ?
    • oui il est absurde que des grumes partent en Chine pour nous revenir transformées en France. Mais là encore, aucun approfondissement de la question : pourquoi la filière bois française n’est-elle pas capable de transformer ces bois sur place ?

LMR n’est évidemment pas surpris des outrances proférées par Monsieur Clément. Il est coutumier du fait. Pour autant LMR regrette que Fance 5 s’en fasse complice en le laissant faire de l’activisme au lieu de faire du journalisme. En agissant ainsi France 5 a raté une occasion de traiter sérieusement un sujet qui le méritait.

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