Le Mouvement de la Ruralité lassé et inquiet de la fracturation sociétale qui frappe le monde rural vient de déposer au Sénat et à l’Assemblée nationale deux demandes de pétition en ligne afin d’obtenir un travail parlementaire proposant des lois visant à protéger le modèle sociétal rural (lire le texte de la pétition ci-après).

Qu’il s’agisse du Sénat ou de l’Assemblée nationale, la pétition en ligne doit recueillir au moins 100.000 signatures avant le 17 mai 2021, pour parvenir saisir le Sénat d’une demande d’inscription à l’ordre du jour d’un texte législatif ou de création d’une mission de contrôle sénatoriale…

 

Pour signer notre pétition :

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se munir de vos identifiants et mot de passe de votre compte Impotsgouv.fr, d’assurance maladie ou MSA 
   

Pour éviter les "faux" et les "multi" signataires, l'accès aux pétitions en ligne sur le site du sénat se fait obligatoirement par identification via la plateforme sécurisée légale "FranceConnect" (la même qui sert aux déclarations en ligne de vos impôts, d'accéder à vos comptes de la sécurité sociale, MSA, etc.).
Important : Vos coordonnées ne sont pas enregistrées par les services de gestion des pétitions du sénat.

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 aller sur la pétition LMR en ligne :
      https://petitions.senat.fr/initiatives/491
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cliquer sur « Signer » à droite de l’écran
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cliquer sur « S’identifier avec FranceConnect »
  5 cliquer sur le compte Impotsgouv.fr, d’assurance maladie, MSA… de votre choix et vous identifier
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cliquer sur « Continuer sur Signataire e-petitions du Sénat »
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cliquer à nouveau sur « Signer »
    petition1
     
   

 Je défends la ruralité : je signe et je fais signer la pétition LMR

     

 

 

 Texte de la pétition

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Proposition de loi visant à défendre le modèle sociétal rural français
Eddie PUYJALON  17/11/2020

Nous, actrices et acteurs du monde rural, que nous habitions des hameaux, des villages, des villes ou des périphéries, sommes de plus en plus menacés, attaqués, dans nos activités de nature, nos métiers, notre culture, nos traditions séculaires et notre modèle sociétal. Nos agresseurs appartiennent à une frange de la société qui ne nous connaît pas, ne nous tolère plus et veulent notre asservissement à leurs causes. Ils sont végans, animalistes, antispécistes, transhumanistes et le plus souvent des extrémistes d’un nouveau radicalisme écologique aux ordres d'un nouvel égoïsme sociétal.

Aussi, conscients de la fracturation sociétale et des risques de violence qu'engendre cette discrimination, nous demandons un travail parlementaire visant à protéger et encadrer par la loi le modèle sociétal rural :

▶ Nous demandons la création d’un conservatoire du patrimoine immatériel rural pour protéger les traditions et modes de vie des territoires ruraux.

▶ Une loi qui vise à protéger et reconnaître notre culture rurale comme une partie de notre patrimoine national en garantissant la pérennisation de toutes nos activités (élevages, agricultures, pastoralismes, gastronomies, traditions culturelles, chasses traditionnelles, pêches, fêtes et férias...), telles que pratiquées aujourd'hui.

▶ Une loi qui réaffirme le partage des espaces naturels entre les usagers de la Nature incluant le respect du droit de propriété

▶ Une loi visant à sanctionner les persécutions dont sont victimes les ruraux dans tous les domaines sociétaux : activités professionnelles, sportives et récréatives, par un renforcement du projet de loi visant à instaurer un délit d'entrave aux activités légales ainsi que celui visant la protection des activités, des bruits et des odeurs de la ruralité

▶ Une loi visant à sanctionner toutes les formes de harcèlement et de dénigrement "Name&Shame" (nommer et couvrir de honte) de plus en plus présent incluant les réseaux sociaux et autres moyens de communication.

▶ Une loi visant à l'égalité du droit d'expression et de réponse dans les médias face aux attaques dont le monde rural fait l'objet : l'obligation de diffusion d'une dualité contradictoire dans les reportages et interviews sur les activités de nature et professionnelles de la ruralité, lorsqu'elles sont attaquées.

Parce que Le Mouvement de La Ruralité est attaché à une vraie biodiversité avec l'Homme au milieu de la nature depuis des siècles, qui nous nourrit, nous abrite et nous permet de vivre agréablement hors des cités et qu'elle puisse perdurer dans les siècles à venir.

Pour que nos forêts et nos campagnes prospèrent en intégrant la faune grâce à une gestion équilibrée par la chasse et la pêche notamment.

Parce que la disparition de notre patrimoine, de nos savoir-faire, de nos fêtes et nos traditions est synonyme de la perte de nos racines et de l'identité de la France éternelle.

Parce que nous refusons l'aliénation de l'agriculture française à des modèles utopiques. Car, elle est de plus en plus vertueuse, elle est la garante de notre indépendance alimentaire et de nos savoir-faire et de l’entretien de nos espaces naturels.

Parce que nous refusons de passer à une consommation cellulaire qui sonnerait le glas de l'élevage traditionnel, des métiers de la viande et de tous nos produits d'excellence, fleuron de la gastronomie française. Parce que nous refusons les attaques sur les filières d'élevages, les bouchers-charcutiers, les cirques, le monde hippique et taurin, nos cloches, nos sapins, le tour de France et la patrouille de France.

Parce que notre pays ne saurait se passer d'une ruralité socialement, culturellement et économiquement porteuse d'avenir.

Apportez votre signature pour que ces propositions de loi soient abordées au Sénat.

Le Mouvement de la Ruralité

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Plus que jamais le Mouvement de la ruralité (LMR) est un ardent défenseur du monde rural. Après son intervention réussie auprès du Premier ministre, demandant le retrait de la signature de son secrétaire d’État à la Ruralité au projet de référendum partagé pour les animaux, sa campagne d'information argumentée sur ce RIP auprès des élus, ont suivi sa tribune cosignée par plus d’une centaine de parlementaires en réponse à celle du député animaliste Loïc Dombreval, et dernièrement, la saisine de tous les parlementaires de l’Assemblée nationale les invitants à être présent le 8 octobre afin de voter contre le projet de loi 3293, présenté par le groupe EDS, véritable copie du RIP.

Nous sommes un certain nombre en France à lutter pour sauvegarder nos droits et nos libertés fondamentales dans un pays qui interdit de plus en plus chaque jour au nom de l'état d'urgence, au nom de l'état sanitaire, au nom de l'état de droit, au nom du bien-être animal ...

Pour autant, après ces actions de défense des activités rurales, nous lançons par nécessité un appel à une large union des forces vives de la ruralité : élus de nos communes, agriculteurs, syndicats agricoles, Fédérations nationales et départementales de Chasse, de Pêche, associations spécialisées cynégétiques, éleveurs de gibiers, filières élevages et viande (bouchers, charcutiers...) gastronomie (restaurateurs, traiteurs...), opposants à l’éolien, etc. Le temps n’est pas aux bisbilles pour des petites guerres de chapelles ! Face aux attaques de plus en plus frontales, touchant tous les pans de la ruralité, nous devons organiser la résistance dans tous les départements de France. Nous ne pouvons compter que sur la solidarité des ruraux pour enrayer la folle dérive institutionnelle pression de l’écologie politique !

Nous refusons l’intégrisme d’une écologie déconnectée, d’une écologie punitive instaurée par des verts au prisme purement bobo et leur pendant de parisianisme, par des mouvements animalistes qui gangrènent la France rurale et la fracture, à l’image des mouvements végans et antispécistes qui veulent imposer leur mode de vie, alors que la grande majorité des Français ne souhaite pas aller vers ce modèle sociétal. Nous refusons cette écologie paillette et dogmatique qui gangrène notre société moderne, interdisant le Tour de France ici, la Patrouille de France là et « l’arbre mort » de Noël , là-bas, et entre ces symboles, les chasses traditionnelles, les cirques et tout ce qui fait la France éternelle, celle des traditions, de la convivialité et des libertés !

L’heure est grave et la réponse ne peut-être en aucune façon la division et encore moins l’exclusion. Seule l’union nous permettra de peser et contrer cette vague destructrice. C’est à chacun de réfléchir et d’assumer ses choix et d’en porter la responsabilité. Nous invitons les responsables nationaux, départementaux, les hommes et les femmes de bonne volonté à prendre contact avec Le Mouvement de la ruralité et à venir grossir les rangs du Mouvement de la France rurale, comme certains l’on déjà fait en nombre depuis de nombreux mois.

À LMR, nous pensons que l'opposition aux décisions politiques se fait dans les urnes. Rejoignez Le Mouvement de la Ruralité pour défendre nos libertés et préparer les prochaines échéances électorales régionales et départementales de mars prochain.

Portons ensemble le drapeau de la liberté, de l'égalité et de la fraternité qu'ils sont en train de jeter aux extrémistes de tous bords !

Tout seul on va plus vite, mais ensemble on est plus forts !

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Le Mouvement de la Ruralité ne pouvait rester sous silence et sans agir contre l'annonce de Joël Giraud, secrétaire d'État à la ruralité, de sa signature pour le projet de référendum d'initiative partagée (RIP) pour les animaux.

Il était inacceptable pour LMR qu'un secrétaire d’État à la ruralité puisse s’inscrire dans cette logique antispéciste.

Fin août, le président du Mouvement de la Ruralité a interpellé par courrier le chef du Gouvernement Jean Castex pour lui demander de faire retirer à son secrétaire d'État sa signature pour le RIP (lire ci-dessous).

La demande fut suivie d'effet quelques jours plus tard, avec l'annonce de Joël Giraud informant qu'il ne signerait pas ce RIP !

 

Monsieur le Premier ministre,

C’est une nouvelle fois au titre de président du Mouvement de la ruralité que je me permets de vous écrire, après vous avoir proposé une rencontre pour aborder la relance économique de la ruralité. Cette fois, je souhaiterais attirer votre attention sur un signal négatif porté sur le monde rural par un membre de votre gouvernement.

En effet, à peine Monsieur Joël Giraud a-t-il été investi secrétaire d'État auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la Ruralité, il s’est empressé de signer le Référendum d’Initiative Partagée pour les animaux (RIP) dont vous connaissez les initiateurs.

Ce référendum nous apparaît extrêmement dangereux pour la ruralité et pour la France dont la présentation est partiale, tronquée et hypocrite.
Il représente une première étape de scission et d’intolérance de la part d’associations animalistes aux multiples facettes et de ceux qui financent ces associations antispécistes, proches des végans, à dimension internationale.

Dans les six points soulevés dans ce RIP, rien ne peut susciter une consultation du peuple, la vérité et l’encadrement législatif relevant du bon sens et du seul travail parlementaire.
Aujourd’hui, c’est donc l’exception française et rurale qui est sournoisement attaquée, notamment son agriculture, ses élevages, ses traditions cynégétiques, sa gastronomie et sa culture.

Le monde rural mérite votre soutien et la clarté de votre message et de votre action politique. Or, avec la signature de votre secrétaire d’État, votre message est entaché d’incompréhension du monde rural et d’une part de la Société.

Le Mouvement de la Ruralité compte donc sur votre clairvoyance pour demander à Joël Giraud qu’il retire sa signature. Ce RIP est dangereux pour notre pays, l’économie rurale, nos territoires, notre histoire, notre culture et pour tous les hommes et les femmes dignes qui se sentent aujourd’hui agressés par cette démarche de dénigrement, de condamnation de leur idéal de vie et d’intolérance ; un RIP qui fracture notre société et le vivre ensemble.

Il n’est pas acceptable d’avoir un secrétaire d’État contre les activités d’élevages, les pratiques sportives et ludiques légales, les arts taurins et la chasse qui sont des maillons indispensables aux territoires, comme vous l’avez souligné dernièrement lors de votre visite de la réserve naturelle de l’Étang Saint Ladre.

Vous l’avez rappelé également, « Ce n’est pas l’homme contre la nature ou inversement, c’est une conciliation »

Pour toutes ces raisons, nous attendons avec beaucoup d’insistance le retrait de la signature de Monsieur le Secrétaire d’État, faute de quoi, nous considérerions qu’il s’agit d’une caution donnée par votre gouvernement à ces idées ce qui ne ferait que creuser les risques d’opposition entre ruraux et urbains.

En vous remerciant par avance de l’intérêt que vous porterez à cette requête, reflet des voix de plus en plus nombreuses qui s’élèvent dans le monde rural, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’assurance de ma haute considération.

Eddie Puyjalon

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Marie-France Dabert a trouvé sa voie professionnelle dans la cueillette, la production, la transformation et la commercialisation des plantes aromatiques et médicinales. Rencontre à la Ferme de la Reine des Prés à Boussoulet...

Article de haute-loire-paysanne.fr - 20 août 2020

Si Marie-France Dabert cultive quelques aromatiques, elle parcourt aussi la campagne sur le secteur du Mézenc pour cueillir ses plantes sauvages. - © HLP
La valise pleine d'années d'expériences de vendeuse en boulangerie et magasin bio, d'ouvrière agricole... de formations en restauration-cuisine, en plantes médicinales... de rencontres et d'accidents de la vie, Marie-France Dabert a quitté son Puy-de-Dôme natal pour s'installer à Boussoulet sur la commune de Champclause. Elle a acheté une charmante petite ferme avec un lopin de terre à l'entrée du village, pour y construire «le projet d'une vie».

Depuis janvier 2020, elle est officiellement agricultrice sur la "Ferme de la Reine des Prés", après avoir suivi une formation de 8 mois au CFPPA de Marmilhat (63) sur les "plantes à parfum aromatiques et médicinales" dans le cadre d'un certificat de spécialisation. D'une famille d'éleveurs de brebis Ravats près de St Nectaire dans le Puy-de-Dôme, cette femme est aujourd'hui très fière de son retour à la terre. C'est un coup de coeur qui l'a conduite ici à Boussoulet, dans un «secteur où la montagne est encore sauvage, préservée...».
à l'image de son parcours pour en arriver là, le travail en plantes aromatiques et médicinales consiste en une succession d'étapes : cueillette, production, transformation, conditionnement, vente, sans oublier toute la partie administrative et réglementaire.

Pour les tisanes, les plantes sont cueillies, séchées puis mises en boite et étiquetées, le tout à la main. - © HLP  Militante
Mais Marie-France prend du plaisir dans son travail quotidien, rythmé par les saisons et la pousse des nombreuses plantes qu'elle trouve dans la campagne environnante. «On a une richesse incroyable de plantes par ici» souligne-t-elle. «Reine des prés (qui a prêté son nom à la ferme), épilobe, Serpolet, Pensée, Ronce, Aubépine, Cynorhodon, Cistre, Sureau, Ortie, Hêtre, Frêne, Pin sylvestre, Myrtillier, Framboisier...», autant de fleurs, feuilles ou bourgeons avec lesquels Marie-France fait des tisanes, des sirops ou des compléments alimentaires. Et pour compléter la gamme, elle cultive Verveine, Camomille, Thym, Romarin, Sauge... et va, dès cet automne, planter des cassis pour les bourgeons. Bref tout un panel de senteurs et de couleurs pour le plaisir des papilles et le bien-être des corps.

La cueillette, c'est tous les jours d'avril à octobre, en fin de matinée et fin d'après-midi. «Souffrant d'un handicap, je dois adapter ma journée de travail» précise l'agricultrice. Une fois les plantes récoltées, il faut les faire sécher, macérer, les cuire et stériliser ou pasteuriser... les transformer pour arriver au produit fini. Une ou des opérations qui prennent plus ou moins de temps et qui demandent patience et savoir-faire. Vient ensuite le moment du conditionnement, de l'étiquetage puis de la vente. 2020, c'est la première année pour Marie-France Dabert, une année de rodage, mais déjà, elle commence à se faire connaître.

Dès que possible, elle va engager des travaux pour aménager une salle de transformation et un espace de vente sur place. Elle projette également d'organiser des ateliers pour initier les gens aux bienfaits des plantes et les conseiller pour faire leurs tisanes par exemple. Car si Marie-France aime se retrouver avec ses plantes, elle aime aussi partager et échanger. Quand un client entre chez elle, elle lui propose une tisane et de suite la conversation s'installe, tout naturellement.

Profondément optimiste, mais néanmoins réaliste, Marie-France Dabert se donne «5 ans pour pouvoir vivre de mon atelier». Il lui a fallu découvrir les sites de cueillettes, s'adapter au climat rude, et il faut se faire connaître. Mais pour cela, elle peut compter sur son dynamisme. Engagée, elle est présidente du Mouvement pour la Ruralité de Haute-Loire, adhère à la FDSEA, milite pour la condition de la femme en milieu rural... et elle chasse. Atypique c'est sûr, dynamique et battante, elle accroche un sourire sur son visage comme pour une invitation à la suivre dans sa quête de l'authenticité, dans son «envie de transmettre un art de vivre» ancré dans «ce territoire à la nature généreuse et aux habitants accueillants».


Quid du statut de paysan-herboriste ?
Une plante médicinale est une plante utilisée pour ses propriétés thérapeutiques dès lors qu'au moins une de ses parties (feuille, tige, racine...) peut être employée dans le but de se soigner.
La gemmothérapie (du latin "gemmae", qui signifie à la fois bourgeon et pierre précieuse) est une pratique à visée thérapeutique inventée par un homéopathe belge Pol Henry. Elle utilise des tissus embryonnaires végétaux en croissance tel que jeunes pousses, bourgeons et radicelles, préparés par macération. Définie comme une thérapie cellulaire énergétique globale, à la Ferme de la Reine des Prés, on l'a présente comme un complément alimentaire.
ATTENTION, ce domaine d'activités autour de la phytothérapie, est très réglementé, et néanmoins, Marie-France Dabert regrette le flou qui l'entoure. Ainsi, «j'ai le droit de faire mes préparations, et d'apposer sur l'étiquette la composition, une posologie... Mais je ne dois pas noter ni même expliquer à mes clients à quoi elles servent sur un plan thérapeutique...».

En France, le diplôme d'herboriste a été supprimé laissant au domaine de la pharmacie le soin de commercialiser les produits à base de plantes. Mais, «le Syndicat des Simples se bat depuis plusieurs années, pour faire reconnaître le statut de paysan-herboriste...» explique Marie-France, qui attend une législation plus claire pour faire partager et transmettre ses connaissances dans le domaine de la phytothérapie.

Suivez les activités de cette Ferme sur facebook : lafermedelareinedespres.fr

 

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LMR Occitanie, par la voix de Martine AURY, sa secrétaire adjointe, apporte tout son soutien à Philippe CROS, épicier ambulant, pour obtenir le financement du remplacement de son camion à bout de souffle. Usure inévitable après 20 ans de service au cours desquelles l'épicier a assuré tournées, livraisons et autres services dans des petits villages tarnais parfois isolés, apportant ainsi du lien social et un service de proximité vital aux habitants de nos communes rurales. (lire l'article de France bleu).

Avec la désertification, le service de monsieur Cros est précieux dans ce département très rural du Tarn. C’est un lien indispensable à la vie courante des petites communes en manque de services de proximité, particulièrement pour les personnes isolées dont c’est souvent l’unique visite de la semaine.

Depuis le confinement, ce mode de consommation est devenu une nécessité. Alors que 59% des communes rurales du département n’ont plus de commerce de proximité, les habitants de ces communes doivent parcourir plusieurs kilomètres pour trouver une boulangerie, alors que neuf habitants sur dix en ville se trouvent à moins de 600 mètres d’un commerce !

Le Mouvement de la ruralité demande aux citoyens de la région Occitanie à participer massivement à la collecte de fonds mise en place, comme l’ont déjà fait certains de ses cadres. LMR attend aussi des élus régionaux de faire le nécessaire en lui attribuant des subventions pour l’aider à remplacer son outil de travail d’un montant de 170.000 euros, et lui permettre ainsi de continuer à assurer ce lien social indispensable à la vie de nos territoires ruraux et de leurs habitants, souvent âgés, isolés et à mobilité réduite.

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